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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 18:02

Les lecteurs réguliers ont dû remarquer l'absence de publication de ces dernières semaines.

Peut être n'ont ils pas été étonnés, car j'avais annoncé mon déménagement.

Mais tout mettre sur son bon dos serait abusif de ma part, il me faut me rendre à l'évidence.

 

Le parfum fait partie de moi, mais que faire quand une autre partie de mon être me quitte ?

 

La période n'est pas évidente, je l'avoue, j'ai beaucoup moins d'entrain, d'envie car je suis en deuil.

Je sais que le temps atténue les blessures, je sais que je trouverai en moi la force de surpasser cela, mais à l'instant T, j'ai la main sèche, elle refuse d'écrire, elle refuse de se souvenir ou d'être perméable à des émotions.

Je suis comme anesthésiée.

 

Pourtant j'ai senti de belles choses en cet automne, mais pour le moment, les mots (maux) restent en moi.

 

J'espère que vous comprendrez, et je vous promets que je n'abandonnerai pas mon blog,

 

Mais quand un être vous manque, tout vous semble inodore. Au moins les premiers temps.

C'est la dure réalité d'un décès.  

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 17:45

cartons.jpg

 

Comme le savent certains, je déménage dans quelques semaines.

Ainsi j'ai la joie de commencer mes cartons.

Pour varier les plaisirs, j'ai ce week end alterné entre les diverses pièces à déménager.

J'ai fini par attaquer une des plus contraignantes : la salle de bain.

En effet, même si mettre les vêtements en cartons est pénible car il faut tout replier, veiller à ne pas enfermer les vêtements stratégiques etc, mais la salle de bain est tout aussi stratégique car elle demande un effort particulier pour moi, perfumista confirmée.

En effet, même si je me suis attaquée en premier lieu aux cosmétiques, l'heure de ranger le premier carton de parfums a été une épreuve très ardue.

 

Pourquoi me direz vous ?

 

Eh bien tout simplement car il a fallu que je fasse la part des choses entre les parfums agréables et les indispensables.

En résumé, ceux que je peux laisser de côté pendant quelques semaines sans ressentir de manque et ceux dont je ne peux me passer.

 

Au début, c'était assez rapide : les parfums à emballer en premier lieu me sont apparus spontanément. C'est par exemple le cas des flankers basiques et des floraux fruités sans grand engagement.

 

Puis il a fallu en choisir d'autres, pour réduire temporairement de moitié ma collection.

 

Et là, la tâche a été plus difficile. J'ai à regret rangé mes Molinard au profit de mes parfums Durance.

J'ai longtemps hésité entre les diverses déclinaisons de Lolita Lempicka, pour privilégier Minuit Noir et l'Eau du Désir.

J'ai choisi de conserver mes féminins d'Azzaro, mes parfums doudous. De délaisser mes parfums masculins un temps (ceux de mon chéri suffiront). D'emballer avec précaution mes dernières folies.

 

Mais bien entendu, sans hésiter, j'ai gardé à ma portée mes best : Sicily, Narciso, Amor Amor, L'instant Magic, Shalimar, Visit, Versence et Pure Poison par exemple.

 

Au bout d'une bonne heure, j'avais fini ma lourde épreuve, mais mon coeur était lourd de me séparer de mes jus, ces fidèles compagnons qui viennent donner des indices sur moi, ma personnalité, et finir ma tenue vestimentaire.

Je sais que ce n'est qu'un au revoir, mais c'est toujours difficile de se départir, même temporairement, de ces moteurs à émotions.

 

Et vous, si vous ne deviez garder qu'un ou deux parfums, lesquels conserveriez vous ?

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 17:35

 

pub-azzaro-decibel.jpg

 

C'est une évidence !

La nouvelle ère Azzaro Parfums est en marche.

 

Après un Womanity tant controversé que risqué, c'est au tour de la marque CFG (Clarins Fragrance Group) spécialiste du parfum masculin de se démarquer.

Je vous avais déjà parlé de l'amour que j'avais pour Duo Men, maintenant c'est sur un masculin permanent que la marque a investi, espérant ainsi créer son troisième pilier après Azzaro pour Homme et Chrome.

 

Et je pense que Decibel a tous les atouts en main pour réussir.

 

Certes son flacon en forme de micro a dès son annonce, créé la polémique.

Mais j'avoue au final qu'en le découvrant en boutique, j'ai revu mon jugement : en fait il est assez joli vu de près, avec son verre noir teinté dans la masse.

Et surtout il est très cohérent avec le concept, l'idée de surfer sur le constat d'une musique rock intemporelle, comme la mode Azzaro.

L'égérie choisi pour la campagne de communication est assez étrange de prime abord mais aussi très bien choisi : il s'agit de Julian Casablancas de The Strokes, groupe de rock connu et reconnu.

 

Et le jus est à la hauteur de mes attentes, voire encore meilleur que je ne l'avais imaginé : c'est un bel oriental, qui allie sensualité et surtout une originalité sans limite.

Je suis ravie que la marque ait choisi cette voie qui avait fait son succès à l'époque de Loris, et qui ces dernières années semblait perdue.

 

Je l'ai testé ce week end aux Galeries Lafayette, et pour moi comme pour mon amoureux, ce fut le coup de foudre.

 

En effet, Decibel a tout d'un jus addictif.

 

Pour ce faire, le parfumeur semble avoir joué sur les contrastes entre fraîcheur métallique des aldéhydes (en surdose, une première en parfumerie masculine) et des agrumes (mandarine verte) et la sensualité de notes balsamiques (tonka, vanille) et boisée (sombre vétiver et réglisse adorée). Le tout procure une impression olfactive chaleureuse, chocolatée comme un bon patchouli et grisante tel un bon café.    

A cela s'ajoute une violette masculinisée pour le côté élégant et sensible.

 

Azzaro a pris un risque : celui de ne pas plaire au plus grand nombre et moi, j'applaudis !

 

Je prie de toute mes forces pour qu'il ne passe pas inaperçu comme le magnifique Body Kouros d'YSL. Mais je me dépêcherai de me le procurer car je l'adore déjà et je crains de le rater en boutique.

 

Ainsi, il semblerait qu'Azzaro ait repris confiance en sa valeur. La marque a su, à mon sens, construire un produit dans les règles du marketing mais au sens positif du terme (comme Paco Rabanne mais avec un jus beaucoup plus abouti que 1 Million).

Youpi ! (vous connaissez mon amour pour cette griffe franco italienne).

 

Alors je concluerai en disant que seul l'avenir nous dira si Decibel connaitra le succès.

Et ensuite, il ne manquera plus qu'à créer un féminin digne de ce nom !

Bravo les amis en tout cas :-).

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 18:41

 

gateau-d-anniversaire.jpg

 

 

Eh oui chers amis adeptes du parfums ou simples curieux, le blog de Papillon des senteurs fête ce jour sa première année d'existence !

 

Malgré les difficultés et parfois les critiques, j'ai su tenir bon et garder la flamme pour continuer d'écrire avec mon coeur.

 

Ainsi je vous remercie tous pour votre soutien (pour les plus fidèles lecteurs), pour votre fidélité à me lire et aussi pour vos suggestions, bien utiles parfois pour se lancer des nouveaux challenges.

 

J'ose espérer que mon blog continuera son envol sur Overblog, et que vous continuerait à suivre mes aventures parfumées encore longtemps.

 

Aujourd'hui est un jour de fête, donc fêtons le ensemble, et j'attends avec impatience vos commentaires.

 

Et qui sait, peut être que j'organiserai un de ces jours un concours pour vous faire gagner des parfums ?

 

Seul l'avenir parfumé le dira.

 

Allez, comme dirait YSL, à moi l'Yvresse, Champagne pour tout le monde ! lol

Et je me dépêche de souffler ma bougie (parfumée bien entendue) avant qu'elle ne fonde sur le bon gâteau au chocolat aux effluves chaleureux ... 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:20

jardinsdeBagatelle1994.jpg

 

 

C'est assez drôle quand même les coïncidences ...

En rentrant de congés j'ai écrit sur Fleur de Rocaille et cela m'a donné envie de parler de Jardins de Bagatelle.

Puis entre temps, Jeanne Doré a évoqué ce jus.

Ainsi j'ai hésité quelques jours car je ne savais pas si mon article tombait à propos et j'ai fini par me lancer.

Après tout, les grands esprits du parfum se rencontrent, que peut on y faire ?

 

Et puis je vais l'aborder à ma manière, c'est à dire via le côté émotionnel ...

 

Dans un premier temps, Jardins de Bagatelle évoque pour moi les années 80-90, mon enfance en résumé.

Il me donne l'image d'un parfum de Femme, mais aussi un parfum à la fois riche et innocent.

 

 Il fait partie de ces jus que j'ai découverts étant petite, que je ne me voyais nullement porter et que j'ai donc rangé dans ma mémoire dans la catégorie "parfums d'adultes".

Puis les Jardins de Bagatelle se sont rappelés à moi de nombreuses fois avec grand plaisir.

 

Par exemple, lors d'un de mes stages professionnels, une femme d'une cinquantaine d'années parfumait régulièrement le couloir d'effluves savonneux et enivrants.

Pendant un temps, il m'avait semblait qu'elle portait un Chanel mais je sus quelques mois plus tard par mon petit ami de l'époque, lui aussi très sensible aux parfums, que c'était Jardins de Bagatelle. J'avoue avoir été étonnée car elle le portait différemment de l'odeur que j'avais conservé dans mes souvenirs. Quant à lui, il en était persuadé car c'était l'odeur du parfum de la première femme à mettre ses sens sans dessus dessous : un de ses anciens professeurs, une femme jeune, élégante et sexy. Ainsi pour lui aussi cette fragrance sentait l'enfance mais elle était reliée en lui à un premier amour rêvé.

 

Cette anecdote m'avait fait sourire et j'avais apprécié cette confidence qui m'avait permis d'avoir confiance en moi : ce don pour reconnaître les parfums, d'autres personnes l'avaient aussi, hommes compris.

 

Puis en 2008, j'ai eu la chance de visiter le Paris romantique. Et là, je suis retombée sur le nom "jardin de Bagatelle" à Paris-Neuilly, et je souris en pensant à ce parfum. Ainsi, je compris tout le concept de ce parfum, qui m'avait il me faut l'avouer, un peu échappé.

Quand il a été lancé en 1983, Jean Paul Guerlain s'est inspirés de ces Jardins construits en un temps et avec un budget record, par le Comte d'Artois et Marie Antoinette. Jardins où l'on peut trouver un joli château, un pavillon, une roseraie, des fontaines et bien d'autres surprises.

Alors je comprends mieux ce parfum, qui représente le romantisme lié à ces Jardins, la luxuriance de fleurs et de végétaux, l'équilibre entre la modernité et l'héritage, la sensualité et la fraîcheur.

Et puis ce nom, Bagatelle, est assez évocateur, donnant l'image d'une femme joyeuse qui construit son bonheur à la force de ses envies et laisse les ennuis comme des bagatelles posées sur sa route.

Bref c'est un parfum optimiste et féminin ... Très attractif !

 

L'autre jour je suis retournée le sentir, par curiosité et envie de partager cet entrain.

Et là, je l'ai apprécié. J'ai presque pensé à le porter. J'ai fini de penser que ce jus est une fragrance qui sonne faux sur moi.

J'ai donc eu le plaisir de redécouvrir ce floral opulent, très fleur d'oranger.

Tout d'abord la tête est très aérienne et pétillante : agrumes et feuilles de violette.

Mais très rapidement, nous entrons dans le coeur du jus : un bouquet de fleurs blanches peu candides, avec une impression de Lys royal assez intense, et jasmin, magnolia, gardénia et néroli par petites touches. A cela s'ajoutent des fleurs laissant un effet plus poudré et sensuel, comme les roses du Jardin de Bagatelle (ou du moins leur portrait olfactif paré d'aldéhydes), le mimosa, l'iris ou encore des fleurs vertes comme le narcisse. Je m'aperçois d'ailleurs que les fleurs à foison mêlées à la bergamote de tête et au patchouli mousseux de fond donnait une impression légèrement chyprée assez intéressante.

En fond justement, la sensualité est de de mise avec des muscs, des bois, des lichens et une note animale qui répond à la face obscure des fleurs blanches.

En fil conducteur, la solaire tubéreuse, sensuelle et moirée, sied à merveille à ce parfum (et pour répondre à Jeanne, en effet je pense que c'est elle qui confère ce côté exotique qui vous rappelle la noix de coco).

 

Un beau jus, certes très loin de Jicky et Shalimar, mais si différenciant que je n'ai aucun doute à ce niveau : c'est bien un Guerlain.

Et si la Bagatelle vous tente, n'hésitez pas à le sentir en urgence, sait on jamais, si Guerlain le congédiait pour une Idylle ...

 

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 17:58

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Fleur d'Osmanthus partait avec de bons atouts en main : une note principale originale, basée sur l'osmanthus, cette petite fleur jaune aux effluves abricotés mais aussi et surtout, un lancement par une marque à la réputation certaine en parfumerie accessible.

Pour moi Roger & Gallet a toujours symbolisé raffinement et simplicité. C'est grâce à l'eau de Cologne de Jean Marie Farina, l'eau de Gingembre ou encore de Cédrat que j'ai appris à aimer cette marque.

 

En 2008 à Paris, alors que je fréquentais beaucoup les Monoprix, je ne pouvais résister à l'idée de me vaporiser à chaque passage, l'une ou l'autre de ces délicieuses fragrances.

 

C'est ainsi que depuis, j'ai attendu avec impatience Amande Persane et Fleur d'Osmanthus.

Et, bien que je ne trouve pas ces eaux désagréables, je vous avoue avoir été déçue.

 

J'ai décidé de parler plus amplement de la dernière sortie car je l'ai sentie de nombreuses fois, espérant voir mon jugement modifié mais la semaine dernière, j'ai dû me rendre à l'évidence : Fleur d'Osmanthus me semble bâclée.

 

En effet, l'osmanthus était une note si particulière qu'il me semblait aisé de créer une composition originale.

Et pourtant celle ci est d'une platitude L'Occitanesque.

 

Pour en venir à la pyramide de ce parfum, je le résumerai à quelques mots : quelques agrumes dispersés par ci par là, telle une Cologne, un fond boisé ambré très (trop) léger (où est la tonka revendiquée ???) et au centre de cela, un osmanthus palôt aux accents d'aldéhydes.

Ainsi, rien de très nouveau, de très transcendant. Un parfum floral fruité hespéridé facile, comme une eau de soin.

Pourtant l'osmanthus se serait prêté à plus de fantaisie, comme l'ont tenté certains concurrents indirects (Encre noire de Lalique, Eau de Sisley 3, Nuit de Cellophane de Lutens, Osmanthus Interdite de Parfums d'Empire, ou encore la très peu onéreuse mais veloutée Rose Osmanthus de Durance).

 

Roger & Gallet m'a donc étonnée mais pas captivée par ce nouveau jus.

J'ose espérer que cette belle marque ne va pas tomber dans les mêmes écueils que toutes ces marques alternatives à prix doux qui se calent de plus en plus sur les mauvais exemples mainstream et proposent des parfums très convenus, très accessibles et donc d'un ennui profond car dépourvu d'émotions.

Un conseil les amis si vous me lisez : bougez vous vite, avant qu'il ne soit trop tard !

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 20:39

 

fleur_rocaille.jpg

 

Je vous l'avoue mes chers amis fans de parfum ou simples curieux, j'ai craqué pour Fleur de rocaille en vente privée.

 

Je l'ai reçu très vite, et je n'ai pu m'empêcher de le porter à peine ouvert.

 

Et les souvenirs fusèrent !

 

Contrairement à l'accoutumée, ce n'est pas que ce jus me rappelle quelqu'un en particulier ou un événement particulier, mais il incarne plutôt le jour où j'ai compris que je n'avais pas un rapport classique au parfum.

En effet, ce jour là, je devais avoir 12 ans, ma mère m'avait invitée à l'accompagner en ville faire les boutiques.

J'en étais ravie, et je profitais d'un passage aux Galeries Lafayette pour sentir des parfums.

 

Je jetais un oeil aux Chanel, trop convenus à tester, reconnaissait le Rive Gauche d'YSL, porté quelque fois, puis mes yeux se posèrent sur Fleur de rocaille de Caron et sur Jardins de Bagatelle de Guerlain, deux jus qui me tentaient déjà de par leur nom, évocateur (je vouais une passion toute particulière au jardin de ma mère en ce temps là et surtout à sa rocaille aux plantes gaies et colorées) ; ces parfums avaient aussi une sorte d'anonymat qui attisait ma curiosité.

Et c'est devant le regard étonné de la vendeuse que je compris que j'étais atypique. Que le parfum remplissait ma vie et que c'était assez rare chez les préados de mon âge.

 

Ainsi, même si je reparlerai de Jardins de Bagatelle, je vais vous conter Fleur de rocaille aujourd'hui.

 

Tout d'abord pour l'historique, il convient de savoir que ce parfum lancé en 1993 est un hommage à un grand parfum de Caron, Fleurs de rocaille (avec un 's' à Fleur) créé en 1933 par Daltroff.

 

Quant à la version revisitée, elle est simplement merveilleuse et d'un imaginaire ravissant ...

En effet, quand on pense rocaille, on pense systématiquement à toutes ces jolies fleurs frêles d'apparence, riches et simples à la fois. Qui survivent pourtant même dans peu de terre, poussent dans les rochers. Bref sont aussi vaillantes que charmantes..

Je trouve alors que le parfumeur a très bien transcrit via le parfum ces concepts.

Et le jus pourra séduire les femmes modernes mais assez naturelles, parfois ingénues parfois mutines.

 

Comment vous le décrire le plus fidèlement possible ?

 

Tout d'abord en enfonçant une porte ouverte : attendez vous à sentir des brassées de fleurs. L'incarnation olfactive d'une rocaille ourlée de pompons multicolores.

Une multitude de fleurs : des mauves, des jaunes, des roses, des blanches.

Des fleurs poudrées (rose, violette, mimosa), des fleurs anisées (mimosa toujours et lilas), des fleurs vertes voire animales (muguet, jasmin) et des fleurs qui fleurent bon le soleil (ylang, tubéreuse).

Un papillon s'y perdrait ! Donc un papillon des senteurs est simplement conquis.

Sur cette bataille de fleurs s'ajoutent quelques aldéhydes et des muscs cristallins, pour le côté frais, propre et diffusif.

Puis, comme une vraie rocaille, une impression de racines et de terre se ressent après quelques heures, amenée en douceur par l'écho des aldéhydes, mêlés à des notes boisées sèches (cèdre et santal).

 

Quelle poésie ...

 

Pour conclure, j'ai eu la chance de redécouvrir ce parfum assez confidentiel, et je vous avoue que je suis très heureuse d'avoir pu le faire.

Alors, dépêchez vous de le tester si vous aimez les jus floraux avec de la personnalité, vous ne serez pas déçue, parole de papillon !

 

ps : Quant à miss Rocaille, c'est sans commentaire ... Un flanker ni plus ni moins.

 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 17:23

 P1010511.JPG    

 

 

Comme le savaient les privilégiés, j'étais en vacances la semaine précédente.

J'ai trouvé une offre spéciale pour un voyage en Turquie, et ce fut une vraie aubaine.

Mon nez obsessionnel s'est saisi à cette occasion, d'une opportunité de sentir autre chose, différemment.

 

Tout a commencé dans l'aéroport ...

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, j'ai commencé par tuer le temps avant l'embarquement dans les duty free.

Ayant travaillé dans le parfum, je sais pertinemment que c'est un circuit de distribution qui a littéralement explosé en même temps que le tourisme accessible.

Mais je ne peux m'empêcher de passer dans ces boutiques où l'on peut flâner dans un bon état d'esprit.

J'ai été assez surprise de constater que je n'étais pas la seule à ressentir le besoin de se sentir en vacances en testant dans ces boutiques un jus inhabituel.

 

C'est ainsi qu'une jeune femme cherchait avec sa soeur le parfum qui la sublimerait pendant ses congés, ainsi que le rouge à lèvres assorti.

Après maints essais, elle opta pour Escale à Portofino de Dior, un parfum que j'apprécie beaucoup.

 

Cela me tire un sourire, de voir à quel point l'olfactif nous met déjà dans un climat d'évasion.

 

De mon côté, j'avais depuis le début en tête le parfum que je porterai sur le vol de mes vacances : il s'agissait d'Infusion d'Iris de Prada, une fragrance qui me tente depuis fort longtemps mais pour laquelle je souhaitais prendre le temps du désir.

M'habituer à elle dans une situation un peu extrême (en effet, si on supporte son parfum pendant l'avion, on l'aimera encore davantage dans des situations plus habituelles) ; puis craquer quand ce sera le moment.

 

 

Dans la cabine, ses notes poudrées musquées m'ont accompagnée et réconfortée tout au long du vol.

 

Puis me voilà en Turquie ...

 

Tout d'abord je suis frappée par la chaleur lourde de l'aéroport.

Sur le quai dédié aux bus des tours opérateurs flottait une odeur de beignets en provenance directe des petits cafés snacks.

 

Puis en arrivant à la réception de l'hôtel, je sens un mélange d'effluves : embruns, lauriers roses et pins.

 

Quand les formalités administratives et l'installation furent finies, la mer m'appela à venir la rencontrer.

Les odeurs que je sentis avaient ce quelque chose d'éternel, elles me rappelaient des souvenirs de toujours.

 

Le lendemain, mon chéri m'avait réservé par surprise un gommage turc dans le spa de l'hôtel.

Le rituel me détendit totalement, et se termina par un massage à l'huile bronzante 100% naturelle, aux doux effluves de sésame, de coco et de cacao ...

 

Je ne vais pas vous détailler chacune des odeurs qui m'ont côtoyée tout au long de ce séjour mais je fus bouleversée par la richesse olfactive de ce voyage.

Entre les parfums des vacanciers que je reconnaissais sans problème, ceux plus affirmés des turcs, les mets épicés, le thé à la menthe et les parfums naturels telle cette merveille olfactive qu'est l'odeur des aiguilles de pins chauffées par le soleil, j'ai été comblée ...

 

Mais je ne saurais trop dire si cette acuité olfactive est liée à une variété d'odeurs encore plus grande que dans mon environnement natal ou alors à une perception décuplée par l'ambiance détendue et propice que sont les vacances ...

 

En tout cas, je n'oublierai jamais ce voyage parfumé ...

 

Pour terminer cette aventure olfactive, j'ai porté Essence de Narciso Rodriguez dans l'avion au départ de la Turquie, et même s'il n'arrive pas selon moi, à la hauteur de For Her, je lui trouve un côté cocon très rassurant et agréable, et donc idéal pour un retour de vacances ...

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 20:10

original-eau-cologne-parfum-4711.jpg

 

 

Elle est somme toute assez loin, la Cologne du XVIIIème siècle enfantée par son aînée l'Eau de Hongrie.

 

De la Cologne 4711 à celle de Gian Maria Farina, une constante était conservée : un accord fondateur (bergamote, petit grain néroli et fleur d'oranger) au sein d'une composition légère (alcool à 70° maximum, moins de 5% de base parfumée).

Napoléon en raffolait en son temps, au point d'un mettre dans son bain et d'en ingérer dans un but thérapeuthique (l'alcool de parfumerie n'étant pas encore dénaturé en cette époque.

 

Je pense aussi, pour en avoir souvent discuté dans mon cercle de connaissances, que beaucoup d'entre nous ont eu le privilège d'être frictionnés au gant étant petits, par nos grands parents adeptes de la Cologne (celle ci servant de parfum abordable comme d'après rasage).

Dans certains pays, la Cologne est toujours considérée comme ayant une place importante pour l'hygiène corporelle (Turquie par exemple).

 

Ainsi la Cologne avait perdu de son éclat, considérée comme banale et vieillotte mais faisant tout de même le beurre de marques de GMS comme St Michel ou Bien être.

Puis elles revinrent sur le devant de la scène sous forme d'eaux de toilette emblématiques des héspéridés chyprés (Eau de Lancôme, Eau de Rochas, Eau d'Orange Verte d'Hermès) mais aussi d'eaux de soin (Eau dynamisante de Clarins, Eau vitale de Bien être, Aroma allegoria de Guerlain et Aroma Tonic de Lancôme).

On les appelait aussi eaux fraîches.

 

 

Puis vint la déferlante CK one de Calvin Klein, parfum présenté comme unisexe, mais n'étant au final qu'une Cologne rajeunie à base de muscs blancs.

 

 

COLOGNE.jpg

Et dans les années 2000, nous avons vécu un "revival" de la Cologne mais celui ci était assumé.

En effet, Mugler fut un précurseur en lançant sa Cologne (2001), mélange de propreté (agrumes et muscs savonneux) et d'animalité (molécule secrète S). Même si sa Cologne n'était pas parvenue à égaler le succès d'Angel, il a malgré lui ouvert la porte à de nouvelles créations, les "nouvelles Cologne".

 

Ainsi, que l'on parle des flankers sport ou Cologne de parfums à succès (Allure Homme en étant l'exemple parfait) ou de véritables collections confidentielles voire ultra sélectives (comme l'Eau de Gentiane blanche d'Hermès, Cologne blanche de Dior, Cologne Noir de Van Cleef ou encore les Splash de Marc Jacobs, les Cologne de Frédéric Malle ou Francis Kurkdjian), les Cologne sont revenues sur le devant de la scène et ont réussi à convaincre de nouveau les consommateurs (européens surtout).

 

 

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Des marques plus méconnues en ont aussi profité pour proposer de nouvelles gammes de parfums autour de ce thème.

Il est vrai que c'était une belle aubaine pour les marques positionnées comme authentiques (parfumeurs de Grasse, marques telles Acqua di Parma ou par exemple le très élégant et réussi quatuor de Cologne de Durance).

 

Enfin, trêve de bavardages, je suis vraiment conquise par cette tendance qui perdure et je vous conseille d'aller sentir diverses propositions des marques. Que vous soyez du style traditionnel ou plus moderne, adeptes du splash ou du vapo, vous trouverez forcément dans cette catégorie de parfums une composition qui vous accompagnera durant l'été de ses notes fraîches et toniques.

 

A consommer sans modération mais en veillant toutefois à éviter l'exposition au soleil après parfumage car, très naturelles, la plupart des Cologne contiennent des huiles essentielles d'agrumes photosensibilisantes.

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 18:05

paco_rabanne_lady_million_pub.jpg

 

 

Le succès de Lady Million me désarçonne.

Ce parfum me fait penser à ces enfants de stars qui ont un avenir tout tracé alors même qu'ils n'étaient pas nés.

Personne n'a vraiment cherché à savoir s'ils en valaient la peine, on s'est dit que, vu que leur ascendant était populaire, il ne pouvait en être autrement pour leur destinée.

 

Ainsi, si 1 Million peut se targuer d'avoir créé un concept marketing innovant, risqué, mais bien étudié (tendance bling bling alors à ses prémisces) et un jus certes pas très original, mais quand même assez reconnaissable, il n'en est pas de même pour Lady.

 

Ainsi, pour la marque habituée des duos, c'était du pain béni.

C'est donc deux ans plus tard que naquit Lady Million, sur le chemin ouvert par son homologue masculin.

 

Par curiosité et par intérêt pour le marketing, j'ai souhaité le découvrir, m'attendant à un nouveau coup de maître.

Mais hormis le buzz que sait si bien créer cette marque proche des jeunes, il n'y a rien à dire de plus.

Le flacon joue sur les diamants et l'or, amis de nombreuses femmes, mais le jus est à mon nez détestable.

En résumé, il semblerait que le parfumeur - ou plutôt l'équipe développement - ait ressenti le besoin de mélanger en un pot pourri sans harmonie les diverses recettes actuelles de succès commercial de parfumerie mainstream. 

Aucune créativité ressentie, aucune émotion, juste la sensation d'être face à une jeune fille qui aurait joué à l'apprentie chimiste et aurait vidé sur elle ses parfums préférés, croyant ainsi découvrir un philtre d'amour sans égal.

Au final c'est plutôt la nausée et le mal de tête qui guettent.

 

Bon, puisque vous souhaitez du factuel, voici la description que je pourrais en faire ...

Lady commence fort et c'est peu dire, chipant par ci l'orange et les fruits rouges confits d'Amor Amor (voire de sa "soeur" Ultrared), et se poursuit avec une fleur d'oranger puissante, sans classe et très synthétique. Celle ci s'accomode fort mal des fleurs blanches pour donner l'illusion d'un Pure Poison sans jamais l'égaler.

Puis le fond, collant à souhait, présente un patrchouli assez vulgaire et donc sans grand intérêt.

 

Je crois savoir que ce parfum a bien démarré en termes de ventes, mais je ne parie pas sur lui sur la durée.

Mais ce qui me semble le plus étonnant, c'est que ce jus ait été nommé aux Fifi Awards ...

 

Sur ce, je n'irai pas plus loin, les mots n'auraient pas plus d'intérêt que Lady Million.

 

Allez, sans rancune Paco !

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  • : Le blog de Papillon des Senteurs
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  • : Depuis toute petite, je papillonne, je vais de fleur en fleur et de fragrance en fragrance. Le sens olfactif me fascine simplement. Je souhaite vous faire partager mes coups de coeur, mes déceptions, mes senteurs préférées dans cet espace d'échange magique qu'est Internet. Ici, on parle donc principalement parfum, mais pas que !
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