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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 22:39
Coup de coeur pour une marque alternative : Ann Gérard Parfum

Encore une fois, après avoir publié mon article sur Charlie Winston, il m'a été très difficile de retrouver une source d'inspiration aussi forte pour écrire un article incarné.

Qui plus est, les lancements de ces derniers mois n'ont pas forcément été spécialement motivants (hormis quelques exceptions), donc cela ne m'a pas aidé à reprendre du service.

Bref, tout cela pour dire que j'ai fini par avoir une illumination, un soir, après avoir fait le tri dans mes échantillons.

Je suis retombée sur des échantillons d'une marque alternative découverte grâce à Auparfum et testée longuement à la boutique Jovoy, il s'agit de la marque Ann Gérard Parfum.

Originellement, Ann Gérard est une créatrice de bijoux reconnue qui a toujours adoré le parfum. Selon ses propres mots, ce dernier étant le "miroir de nos émotions", telle une parure secrète, il n'est donc pas illégitime qu'elle ait souhaité faire appel à Bertrand Duchaufour pour composer ses 3 premiers parfums.

Ces derniers sont des parfums d'une qualité remarquable, avec une réelle richesse des matières premières et une véritable intention dans la composition, le tout pour un tarif de vente très honnête, donc j'ai souhaité partager avec vous cette très belle découverte.

Ciel d'opale :

Ce parfum a été travaillé tel un cabochon d'opale olfactif, rayonnant, rond et plus complexe qu'on l'imagine de prime abord. C'est une note assez atypique de nos jours, mettant en exergue un superbe bouquet de fleurs blanches miellées, opulent à souhait, qui s'acoquine avec des notes ambrées et boisées vibrantes et d'un vétiver moussu qui donne une impression de chypre mélancolique. J'affectionne particulièrement ce style de fragrances retro et signées, mais que l'on peut s'approprier assez aisément tout de même. La tenue est notable car mes cheveux sont restés parfumés jusqu'au lendemain.

Perle de mousse :

D'un esprit "goutalien" vintage, ce parfum est peut être un peu moins facile d'accès par ses notes de muguet vert et moussu mais il est d'une poésie infinie ... J'ai une tendresse particulière pour celui-ci, il évoque bien cette nymphe mystérieuse et délicate qui garde précieusement les secrets d'une forêt magique. Comme j'ai pu le lire sur Auparfum, il est vrai que ce muguet n'est pas vraiment printanier mais plutôt sombre et intrigant, plus proche d'un univers automnal, et c'est ce qui fait sa réelle originalité. J'apprécie aussi le contraste de ses notes rosées et aldéhydées cristallines avec le lentisque pour un effet chypré des plus séduisants.

Rose Cut :

Ce n'est finalement pas un hasard si j'apprécie le travail réalisé sur les parfums Ann Gérard et il y a plusieurs explications à cela ; parmi elles, j'aime certaines matières récurrentes qui signent les jus, comme par exemple les aldéhydes, les notes vertes, les fleurs blanches ou encore les baumes. Aussi, j'apprécie le fait que la collection propose une belle proportion de fragrances présentant une structure ou une facette chyprée assez authentique, un accord complexe à la préciosité incontestée. Rose Cut réunit presque tous les paramètres pour que je l'aime et j'avoue que sa découverte a éveillé en moi beaucoup d'émotions. En effet, son démarrage mordant, piqué de baies roses et d'aldéhydes contraste avec l'aspect chypré liquoreux que confère son fond de patchouli balsamique. Je trouve par ailleurs qu'il prend une dimension encore plus séduisante sur peau. C'est l'un de mes parfums préférés de la collection, il a le don de me ramener à mes années d'enfance où je découvrais la parfumerie à l'aide de mon sac d'échantillons de "parfums pour dame" (fioles gentiment léguées par les femmes de ma famille). Son coeur de rose me ramène parfois un peu à Paris d'YSL, l'un de mes premiers véritables parfums (porté dès l'âge de dix ans environ), sans le copier pour autant (et sans la violette très marquée qui le caractérise).

Mon seul regret : l'évanescence de Rose Cut sur ma peau, mais je ne lui en tiendrai pas rigueur, cela fait aussi son charme, telle une rose fraîchement coupée.

Cuir de nacre :

C'est mon préféré de la collection, et peut-être le plus discret de tous ; je trouve sa structure et son rendu très intéressant, mais aussi joliment facetté (moiré comme la nacre). Ceux qui me lisent régulièrement (sur le blog ou sur les réseaux sociaux), savent que j'apprécie particulièrement le cuir et l'iris, mais aussi les aldéhydes et les notes poudrées. Cuir de nacre est censé représenter le saphir pourpre et il est vrai qu'il m'évoque plutôt des tonalités froides comme le mauve ou une sorte de bleu gris, des teintes qui traduisent une certaine introspection mystérieuse. Introverti mais signé, subtil mais pas froid ni fade, il vibre sur peau d'une chaleur plus notable. Après un départ assez vert, Cuir de nacre révèle les diverses facettes de l'iris avec délice (un peu à la manière d'un Dior homme version originale), dont la tonalité carotte qui me fera toujours sourire et l'aspérité cuirée qui m'attire tel un aimant. Vouant également un "culte" aux graines d'ambrette qui se marient si bien avec l'iris, j'ai été particulièrement séduite par ce duo poudré un rien animalisé qui répond si bien à l'appel du pied du styrax. Cuir de nacre présente également quelques similitudes avec Volutes de Diptyque, cependant il est plus sobre et notablement moins miellé. Au fur et à mesure du temps, il s'évanouit, ne fait qu'un avec la peau pour ne laisser qu'un voile d'iris blanc velouté de musc, un cuir irisé souple qui n'est pas sans m'évoquer Iris & White Musk de Jo Malone, voire sous certains aspects Daim blond de Lutens.

Sauf erreur de ma part, à ce jour Ann Gérard ne propose que quatre références mais elles sont toutes aussi charmantes les unes que les autres. C'est beau de voir privilégier la qualité à la quantité de nos jours.

Je tiens aussi à saluer le sens du détail que l'on retrouve aussi dans les emballages : un capot lourd et précieux, un étui qui s'ouvre tel un écrin (même si la mousse qui enserre le flacon n'est pas d'une élégance particulière), mais aussi un joli petit dépliant que j'avais récupéré chez Jovoy.

J'espère que cet article vous aura permis de découvrir cette jolie marque, à moins que vous ne la connaissiez déjà. Si elle ne vous est pas inconnue, n'hésitez pas à partager avec nous vos impressions sur les parfums que vous avez pu tester.

Et promis, j'ai beaucoup d'autres sujets olfactifs à évoquer avec vous par la suite, je ne vous laisse pas tomber, même si j'avoue ne pas avoir suffisamment de temps libre pour publier de manière régulière !

A très vite ...

 

Published by papillondessenteurs.over-blog.com - dans critique parfums
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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 17:06
(Photo : Charlie Winston Official)

(Photo : Charlie Winston Official)

Si Charlie Winston m'était conté ... en parfums !Si Charlie Winston m'était conté ... en parfums !Si Charlie Winston m'était conté ... en parfums !
Si Charlie Winston m'était conté ... en parfums !Si Charlie Winston m'était conté ... en parfums !Si Charlie Winston m'était conté ... en parfums !

Vous trouverez ci dessous un article d'un nouveau genre sur mon blog, alliant deux de mes passions majeures : le parfum et la musique, toutes deux nécessaires à ma vie. J'espère que cela vous plaira car je l'ai écrit avec mon cœur (comme d’habitude).

Il y a quelques jours, j'ai eu la chance d'assister au fabuleux concert de Charlie Winston, suite au lancement récent de son dernier album Curio City. J'avais toujours apprécié l’œuvre de l'artiste : comme beaucoup d'admirateurs, j'avais craqué pour Like a hobo en 2009, réjouie par l'arrivée de ce petit british doté d'une réelle personnalité, qui osait prendre le risque de "segmenter", de ne pas plaire sans provoquer pour autant. Son côté bohème, son regard profond et sa voix formidable avaient su me toucher ; certaines de ses chansons moins connues comme "Calling me" m'avaient même tiré des larmes.

Pourtant, je n'avais pas encore osé sauter le pas de le voir sur scène, sans raison particulière. C'est finalement la diffusion en direct sur le web d'un concert privé donné pour une radio nationale française en février dernier qui m'a incitée à tenter l'aventure, car j'ai ainsi pu le découvrir autrement, plus "intimement" et son talent crevait l'écran.

Quelques semaines plus tard, le concert auquel j'ai assisté a été renversant en tout point : une setlist bien étudiée, une voix sensuelle, souvent forte, parfois fragile, une énergie et un sourire communicatifs et surtout, un artiste multi-facettes très attachant par son charisme troublant et sa générosité incontestable. Gentil, drôle et sensible, il s'avère être en prime un beau danseur. Je suis donc sortie de ce concert transformée : de simple amatrice, il avait réussi à me faire devenir "fan" (dans le sens positif du terme, évidemment) et comme très souvent, quand j'aime, je ne compte pas. Ainsi, n'arrivant pas à sortir Charlie de ma tête, j'ai passé les heures de la nuit qui suivirent la représentation dans mon lit, à chercher frénétiquement des informations sur ce mystère.

Tout ce que j'ai pu lire sur lui m'a confortée dans l'idée que c'était quelqu'un de bon et de simple, dans lequel je me reconnaissais parfois, ne serait-ce qu'au niveau des valeurs.

J'ai aussi lu que ses albums et particulièrement le dernier, avaient été pensés de manière à créer un univers à part entière, comme le font les films de qualité, une sorte de bulle hors du temps, qui stimule tous les sens. Il a notamment parlé du film Drive que j'avais beaucoup aimé et qui comptait parmi ses inspirations pour Curio City. Je pense que le pari est réussi pour cet album et encore davantage sur cette tournée. En sortant du concert, j'avais vraiment l'impression de sortir d'un cocon ouaté, de revenir d'un merveilleux voyage au pays de Charlie.

C'est cette sensation magique qui m'a inspirée à mon tour pour écrire cet article autour de la thématique suivante : si je devais exprimer Charlie Winston en parfums, quelle serait ma sélection ? Pour répondre à cette question, j'ai essayé d'isoler trois séries d'adjectifs qui, à mon sens, le décrivent le mieux et je leur ai associé quelques jus qui évoquent pour moi ces qualificatifs. Cet exercice m'a particulièrement amusée, j'espère que cela sera le cas pour vous aussi.
 

  • Dandy chic :
    Charlie incarne pour moi le dandy gentleman à l'anglaise, élégant, un rien décalé, doté d'un charme néovintage tel que le suggère son look vestimentaire fétiche : chapeau trilby et costumes ajustés à motifs ou à effets texturés. En merveilleux crooner, son côté dandy se retranscrit aussi par sa voix au grain reconnaissable, à la fois veloutée et éraillée, d'une présence et d'une sensibilité envoûtantes.
    Deux matières ou effets matières caractérisent pour moi le mieux ce trait : l'iris et le cuir. En termes de fragrances, je verrais bien Charlie renforcer cette facette de sa personnalité par des jus typés et racés, que l'on peut aisément reconnaître : l'iris cuiré et chocolaté de Dior Homme, l'iris poudré et musqué élégant d'Infusion d'homme de Prada, l'iris pointu et rare d'Iris Silver Mist de Lutens, l'iris-violette vert de Grey Flannel (Geoffrey Beene) ou dans le même esprit, de Fahrenheit de Dior, le délicat accord irisé poudré, très texturé, de l'Eau de Narcisse Bleu d'Hermès ou enfin toute la série des iris boisés comme Bois d'argent de Dior, Bois d'iris de The Different Company ou de Van Cleef & Arpels. Ces notes sont globalement assez fraîches et discrètes, facettées et raffinées comme notre homme (ndlr : Charlie bien entendu).
    A l'instar de son album Curio City qui comprend une chanson intitulée A Light, disponible en version Night et en version Day, je trouve que des facettes irisées ou cuirées plus sensuelles lui siéraient aussi à merveille. Ainsi, les notes iris veloutées et plus charnelles de Dior Homme Intense, de Volutes de Diptyque, de l'Eau de Nuit d'Armani ou de Daim blond de Lutens, les fragrances à tendance spiritueuse telles Straight to Heaven by Kilian, Five o'clock au gingembre de Lutens également, Bulgari Blu pour Homme, Midnight in Paris de Van Cleef & Arpels, Egoïste de Chanel, Habit Rouge de Guerlain ou Havana Vanille (Vanille Absolument) de l'Artisan Parfumeur, ou encore les notes boisées ou orientales aux accents cuirés - tabac comme Bel Ami et Rocabar d'Hermès (et pourquoi pas Equipage), Colonia Leather d'Acqua di Parma, Feuilles de tabac de Miller Harris, Body Kouros d'YSL, Encre Noire de Lalique ou Cerruti 1881 Bella Notte pour Homme.
    Enfin, son charme envoûtant me fait penser à des fougères très coumarinées comme Pour un Homme de Caron, Jicky de Guerlain, Le Mâle de Gaultier, Sartorial de Penhaligon's, l'Eau noire de Dior ou Avant Garde de Lanvin.
    On peut aussi imaginer les Chypre masculins et les boisés floraux originaux et élégants : Voleur de roses de l'Artisan parfumeur, Déclaration d'un soir de Cartier entre autres.

     
  • Bucolique et souriant :
    Je suis sortie du concert de Charlie totalement rassérénée, joyeuse, comme après une balade à la campagne ou un après midi au parc. J'ai été très sensible à son sourire : franc, radieux et communicatif. Il échange beaucoup avec son public, aime glisser des clins d’œil, des petits traits d'humour et j'ai trouvé cela absolument irrésistible. Qui plus est, le jeune homme a un sourire très séduisant et des yeux qui pétillent, ce qui ne peut laisser indifférent.
    Charlie a vécu et vit à ce jour à Londres, mais il est originaire de la campagne anglaise et cela se ressent : il rayonne d'un charme simple, très "terrien", mêlé d'une certaine sophistication citadine, mais toujours dans un registre authentique et honnête, sans prétention.
    Pour illustrer cet aspect de sa personne, je pense d'emblée à des fragrances qui évoquent la joie de vivre, comme par exemple des Cologne ou des eaux fraîches : la Cologne de Mugler, Dior Homme Cologne (très musquée), les Eaux parfumées au thé (vert ou blanc) de Bulgari, l'Eau de Campagne de Sisley, Terre d'Hermès Eau très fraîche, le Vétiver de Guerlain et pourquoi pas Kenzo pour homme, Bulgari Aqua, Chrome d'Azzaro ou Acqua di Gio d'Armani (même s'ils jouent plus sur le registre aquatique, il ont l'avantage d'avoir cette évidence, cette fraîcheur océanique gaie et revigorante). J'imagine aussi très bien Charlie avec Allure Edition Blanche de Chanel, Déclaration l'Eau de Cartier, Fleur de citronnier de Lutens, Ninfeo Mio de Goutal, Philosykos de Diptyque, le Petit Grain de Miller Harris, Thé pour un été de l'Artisan, l'Eau d'orange Verte d'Hermès, aussi rieuses que lui, ou encore avec l'Eau Sauvage de Dior, tonique et élégante à la fois.
    Toujours sur une idée de campagne anglaise bucolique, je songe à Un jardin après la mousson d'Hermès (toujours), au très joli accord iris vert de l'Eau d'Ikar de Sisley, à l'Ombre dans l'eau de Diptyque ou à La Pluie de Miller Harris.

     
  • Sensible, discret et confidentiel :
    Pour moi, Charlie est quelqu'un qui déborde d'énergie et qui aime le contact avec les autres, mais qui possède aussi une facette très mystérieuse : créatif, réfléchi, bon auteur, il paraît réservé et humble voire légèrement introverti (sans vouloir dénigrer cet aspect touchant de son être, bien au contraire). J'adore ce côté très humain de sa personnalité. Même s'il est connu pour sa disponibilité pour ses fans et pour sa sympathie envers les journalistes et autres professionnels des médias, il apprécie aussi de retourner dans un certain anonymat, il se fait discret dans sa vie privée, loin des paillettes du showbiz et il aime préserver son jardin secret. Il est très rare qu'on l'aperçoive d'ailleurs dans la presse people et c'est tout à son honneur.
    Par ailleurs, même s'il jouit d'une certaine célébrité et passe sur des radios nationales, on ne peut pas le qualifier de "star" car il se fait encore rare, sélectionne ses partenaires de jeu, joue volontiers dans des "petites" salles de Province et propose une musique différente du tout-venant dont la radio nous abreuve souvent, une musique avec un véritable propos donc en un sens, confidentielle (comme cela peut être le cas en parfumerie). Aimer Charlie Winston, cela se mérite quelque part et il nous le rend bien.
    Pour illustrer cela, j'aurais tendance à aller d'emblée vers des jus plutôt estampillés "niche" qui, comme Charlie, sont réputés auprès des passionnés de parfum mais pas forcément très exposés. Ces fragrances sont aussi, pour la plupart, très fines, souvent des parfums de peau ou alors avec un sillage tout en retenue mais avec une typicité forte. Ainsi, hormis certains parfums déjà cités dans la partie Dandy (comme Iris Silver Mist notamment), je pense en particulier à Vétiver Tonka, à Brin de réglisse voire au à Cuir d'ange de la Collection Hermessence d'Hermès, Juniper Sling de Penhaligon's, Aventus ou le Santal de Creed, Vitriol d’œillet, Filles en aiguilles et Ambre sultan de Lutens, Fou d'absinthe et Bois farine de l'Artisan Parfumeur, Géranium pour monsieur de Frédéric Malle, Alahine de Teo Cabanel, Lumière blanche d'Olfactive Studio, Duel de Goutal, Incensi ou Musk de Villoresi, Original Musk de Kielh’s ou encore le plus abordable White Musk de The Body Shop.
    La liste n'est évidemment pas exhaustive mais elle retranscrit cette force tranquille. A cette sélection s’ajouteraient aussi certains parfums mainstream peu connus que j'ai déjà cités parmi les fragrances de Dandy (Infusion d'homme, Blu pour homme, Body Kouros, Égoïste, Encre Noire, Grey Flannel ...).


    Voilà, on arrive au terme de cet exercice ludique autour de Charlie Winston et de son aura parfumée interprêtée par mes soins (et j'en assume la totale responsabilité en cas de désaccords éventuels :-)).
    Vous l'aurez compris, je suis littéralement tombée sous son charme, tant au niveau de son talent de musicien, d'auteur et d'interprête, mais aussi grâce à sa personnalité attachante en tout point : un bel homme, une âme merveilleuse, un artiste inclassable et incomparable
    ... J'espère en tout cas que, amateur ou non de Charlie Winston, cet article aura su titiller votre curiosité (et l'envie de découvrir Curio City). Et qui sait, si Charlie venait à me lire (c'est beau de rêver), je serai ravie de recueillir ses impressions, de savoir s'il se reconnaît dans mon analyse, si j'ai réussi à voir clair en lui et à deviner quelques uns de ses jus fétiches.

    J'ai d'ailleurs un autre message pour lui au cas où : Charlie, ne change pas, tu as ta propre personnalité, c'est pour cela aussi qu'on t'aime !     
Published by papillondessenteurs.over-blog.com - dans Parfums et célébrités
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 19:30
Kouros d'Yves Saint Laurent : charnel et viril (pour qui sait l'apprivoiser)

Je vous avais déjà conté avec émotion mon histoire d'amour infinie avec Body Kouros.

Malheureusement depuis, YSL a jugé bon de lui faire subir un lifting forcé qui, sans le rendre forcément déplaisant, lui a "juste" ôté son caractère, ces facettes tonka peut-être segmentantes mais qui représentaient un réel parti pris créatif et conféraient à ceux ou celles qui le portaient, une personnalité olfactive bien définie et inoubliable.

Je suis la première à le regretter amèrement, je l'ai bien entendu dit en parfumeries, sur les sites communautaires et j'ai même écrit à de multiples reprises à la marque pour leur faire part de mon mécontentement mais je n'ai eu aucune réponse (bravo le service clients chez L'Oréal, mais cela ne m'étonne que peu).

Donc comme pour oublier mon chagrin, aujourd'hui je vais évoquer le pouvoir d'attraction et parfois de répulsion de Kouros, grand frère émérite de Body Kouros (jusque là rien de bien compliqué), qui survit pour le moment sur ce marché fort complexe (je l'espère pour longtemps) malgré des modifications de formule.

 

Ma première vraie rencontre avec Kouros se déroula à cette même époque, période dorée durant laquelle je gagnais en confiance en moi et donc en pouvoir de séduction ; en parallèle je développais ma connaissance de la parfumerie, domaine qui m'avait toujours fait rêver.

Je connaissais Kouros de nom et surtout grâce à sa publicité ornée d'un bel homme musclé qui sortait de l'eau (découpée dans des magazines alors que j'étais adolescente), mais je ne l'avais jamais senti (ou alors sans savoir que c'était lui).

Ainsi, au début de ma relation avec mon ex compagnon, nous parlions de ses parfums préférés car son anniversaire approchait et je cherchais désespérément des idées de cadeaux.

Alors il m'avait expliqué qu'il en était venu à Body Kouros car sa mère, sportive émérite, adorait porter Kouros d'Yves Saint Laurent (flacon blanc, lancé en 1981). Pratiquement toute la famille semblait a priori avoir porté ce jus un jour ou l'autre (dont Lui et son frère), puis il avait fini par découvrir et adopter cette déclinaison de Kouros, Body Kouros, dont le jus conservait le squelette de l'original en l'habillant de baumes onctueux et sensuels.

Suite à ces révélations, j'étais allée aux Galeries Lafayette, la boutique la plus pratique pour moi à l'époque et j'avais l'intention de sentir Body Kouros et d'estimer le budget de ce cadeau si je m'orientais vers cela. Toujours sous le charme de ce jus addictif, j'avais aussi retesté le Mâle, son autre parfum fétiche. Puis je revins à BK et mon regard se posa sur Kouros, le flacon blanc donc.

Je fus alors prise d'une envie irrépressible de le découvrir, ce que je fis dans la seconde qui suivit. A peine vaporisé sur touche, alors que je n'avais aucune espèce d'idée de l'histoire reliée à ce parfum, j'ai eu un mouvement d'attraction-répulsion immédiat. En effet, la tête est très fraîche, digne des fougères classiques lancées fin des années 70 - début des 80's (comme Azzaro pour Homme par exemple) : de la bergamote, des notes de lavande, de géranium et de romarin dignes des savons à barbe à l'ancienne, quelques inflexions aromatiques mutines qui me rappellent le laurier et la sauge à l'odeur si caractéristique (pour certains, cela évoque l'urine ou la sueur), des épices toniques comme la coriandre ou le clou de girofle. Puis le cœur devient furieusement ambivalent, à la fois raffiné (notes jasminées indolées et rosées-oeillet) et se transforme pour donner un fond ... sexuel ! En effet, il s'habille (pour mieux dénuder et se dévoiler) d'épices plus chaudes comme la cannelle, de vétiver sensuel, de patchouli et surtout de mousse de chêne et de cuir pour un rendu chypré des plus subversifs. C'est véritablement cela, le plus déroutant voire dérangeant dans ce jus, quand on est habitué à considérer le parfum comme un sent-bon : des notes musquées animales qui vibrent et titillent le nez pendant des heures, avec une diffusion puissante, ainsi qu'une facette qui n'est pas sans me rappeler l'ambre gris. Des notes politiquement incorrectes en somme !

On a véritablement l'image d'un homme séducteur, qui prend soin de lui notamment pour attirer les femmes dans son lit. Pendant les semaines qui ont suivi, je suis revenue à Body Kouros très fréquemment (je vaporisais une touche que je gardais dans mon agenda pour les jours gris) et j'ai appris à apprivoiser Kouros, cette belle bête qui me perturbait car elle me rappelait ma relation avec un autre ex petit-ami aussi subversif que ce jus !

J'ai fini par l'apprécier franchement ce parfum, puis je me suis séparée de celui qui me l'a fait découvrir, mais Kouros est revenu dans ma vie quelques années plus tard, lors de mon expérience professionnelle parisienne dans le monde de la parfumerie. Nous avions en ce temps, une honorable collection de parfums plus ou moins vintage, dont de multiples masculins. Alors que je les sentais tous pour me les approprier et me familiariser davantage avec les parfums dits "pour homme", je suis tombée sur Kouros et ses flankers Cologne Sport et Eau d'été. Je les ai tous décortiqués et Kouros est revenu à moi telle une madeleine olfactive, mais aussi un philtre capable de me faire rougir.

Dans les versions fraîches, si je me souviens bien, les notes hespéridées étaient en surnombre et la sauge ressemblait à l'herbe froissée que je cueillais dans mon jardin d'enfance. Mais c'était la version originelle qui m'attirait le plus, sans que je l'admette réellement à cette époque.

Ainsi, le temps passa et je profitais souvent de mes visites en parfumeries pour re-sentir Kouros. Je ne me suis pourtant décidée à l'acquérir que très récemment, c'est certainement dû à la sagesse de la trentaine pointant le bout de son nez. Il m'est assez difficile de le porter la journée pour aller travailler, je n'arrive pas encore à l'assumer à ce point, mais j'avoue le porter souvent à la maison, par exemple le soir avant d'aller dormir, car il m'apaise (autant qu'il m'intrigue).

 

J'ai aussi appris, après avoir fait la paix avec mon passé, que mon ex beau-frère portait toujours Kouros et cela m'a fait sourire ; ainsi, je suis aujourd'hui sereine avec ce parfum à tout niveau.

Finalement, maintenant que j'ai réussi à percer le secret de ce jus, je trouve qu'il le porte très bien, il lui colle à la peau pour ainsi dire.

En effet, je me rends compte à présent qu'il a toujours eu cette fraîcheur et cette facette masculine authentique et rassurante (qui correspond à l'aspect savonneux du parfum) mais il exhale aussi un caractère affirmé, un mystère et un charme viril, très latins, qui lui permettent de séduire sans trop d'efforts toutes sortes de femmes (aspect animal pour ne pas dire fauve de la fragrance). Bon vivant, il aime plaire et profiter des plaisirs de l'existence.

Il est un kouros à sa manière et si je l'ai fui pendant un temps, à présent je suis ravie que nous ayons réinventé ensemble un lien neuf. Ce parfum est donc un point d'affinité, une sorte de passerelle qui nous unit.

 

En conclusion, après des débuts difficiles, Kouros est à présent l'un de mes parfums préférés. Reconnaissable entre mille, il est pour moi tel le croisement d'autres madeleines olfactives comme Azzaro pour Homme, Musc Koublaï Khän de Lutens et Ambre Gris de Balmain.

Je rêve d'un retour à une parfumerie aussi audacieuse, qui révèlerait sans facilité nos secrets intimes, nos nuances (de gris ou de Grey) et nos contradictions.

S'il est un parfum qu'il faut offrir cette année pour célébrer l'amour et le désir, c'est pour moi celui ci. C'est bien dommage que mon amour ne se voit pas le porter, mais rien n'est plus personnel que le parfum ...

 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 21:04
Acqua di Parma Colonia Leather, un cuir bien séduisant !

J'ai apprivoisé depuis maintenant une dizaine d'années la famille olfactive des "cuir" qui pose tant de problèmes au commun des mortels (je ne parle pas évidemment des perfumistas que nous sommes).

Pourtant, comme les parfums oud considérés comme très segmentants il y a quelques années, les parfums cuirés semblent petit à petit se multiplier. De même les éditions spéciales cuir ou plus simplement les accords cuirs au sein des orientaux, chyprés ou boisés sont maintenant monnaie courante.

J'ai déjà longuement évoqué des jus qui m'avaient marquée comme Body Kouros (formulation initiale) ou encore Midnight in Paris et c'est assez fréquent que les facettes cuirées m'interpellent et m'attirent irrésistiblement par leur caractère, leur chaleur et leur charge sensuelle mais élégante.

Il me faut aussi avouer que j'aime la marque Acqua di Parma car elle cristallise pour moi la classe à l'italienne. J'aime ses créations qualitatives (leurs belles bougies, la collection de parfums Nobile, notamment l'Iris et le Gelsomino, mais aussi la Colonia et les jus plus abordables de Blu mediterraneo) et j'adore l'atmosphère que dégage cette marque.

C'est ainsi que lors de ma dernière visite sur Paris cet été, j'en ai profité pour aller visiter leur magnifique boutique du Marais. Le lieu retranscrit très bien l'âme de la marque à mon sens. La sympathique vendeuse m'a fait redécouvrir certains jus et présenté leur nouveauté Leather (dans la gamme Colonia apparemment), inspirée de l'odeur des tanneries toscanes. Coup de cœur en perspective, il me faut l'avouer !

Puis, revenue dans ma Province, j'ai été happée par le quotidien et n'ai malheureusement pas pris le temps de tester l'échantillon que la dame m'avait très aimablement laissé (pourtant je le gardais dans un coin de ma mémoire et de mon sac d'échantillons à porter). C'était jusqu'à ce jour !

Aujourd'hui le temps était très estival pour la saison, nous sommes donc allés faire un tour en ville en amoureux. Après quelques petites folies futiles, nous avions décidé d'arrêter un peu les frais et nous nous préparions à retourner à notre "carrosse" quand j'aperçus une bijouterie qui arborait "Parfums" sur sa devanture. Réflexe de perfumista, j'ai jeté un œil furtif et quand j'aperçus les parfums Maître Parfumeur et Gantier et l'Artisan Parfumeur, mon instinct me dit de m'arrêter.

Nous sommes donc entrés dans cette boutique qui ne payait pas vraiment de mine de l'extérieur mais proposait une sélection de parfums confidentiels tout à fait honorable. L'accueil a été très bon, le propriétaire maitrisait plutôt bien son sujet (ça change des Sephocirionnaud). Il prit le temps de nous faire découvrir les nouveautés Diptyque (j'ai d'ailleurs beaucoup aimé la Lavande et plus encore le Geranium), nous laissa sentir les parfums tranquillement sans nous forcer la main et c'est en discutant des bougies Acqua di Parma que Leather est revenu à mon bon souvenir. J'ai proposé à mon compagnon de le découvrir (il a aussi un faible pour ce genre de notes) et j'en ai profité pour le sentir à nouveau.

Deuxième coup de coeur pour ce parfum très réussi !

Il s'ouvre sur les notes aromatiques et hespéridées classiques de la Colonia (petigrain, citron, orange) mais propose une note étonnante de framboise qui peut désarçonner au début (et rappeler un peu l'esprit de Tuscan Leather de Tom Ford), mais finalement intrigue par son éclat et son audace dans un tel parfum.

Rapidement, un cœur floral raffiné et légèrement miellé amène sa facette sensible pour ne pas dire rêveuse (il m’entraine personnellement dans une atmosphère pleine de poésie pour ne pas dire "baudelairienne").

Cet accord m'a également remémoré l'origine de la parfumerie grassoise : les gants en cuir destinés aux élégantes, parfumés avec les plus précieuses essences de la région dont la rose de Grasse (et la tubéreuse). Ce clin d’œil (voulu ou non) m'a beaucoup plu !

Enfin, le vif du sujet, le cuir, apparaît soudain avec finesse, bien reconnaissable avec ses facettes de bois cédrés (qui piquent un peu mais pas trop fort heureusement car bien dosés), son aspérité bouleau goudronneuse et légèrement fumée arrondie par les notes cireuses et balsamiques du labdanum et de l'oliban.

Totalement sous le charme, je n'avais de cesse de sentir la touche olfactive, si bien que le vendeur me proposa, à défaut d'un échantillon, de me nimber d'un nuage de Leather.

Quel délice ! Tout au long de notre chemin, ses effluves mystérieux m'ont valu des regards intrigués ou charmés qui m'ont ravie ; il est en effet appréciable d'éduquer un peu les badauds à autre chose que les horreurs actuelles que sont La vie est moche et Invictus / Infectus !

Très à l'aise avec ce jus qui m'évoque toute la sensualité et le raffinement de l'Italie, j'avais l'impression de porter une seconde peau, comme ces belles vestes en agneau souples et douces qui valorisent les courbes du corps et donnent un côté plus rock à une allure sage et chic. Ou encore comme un escarpin à talon fin et au parfait décolleté qui valorise la finesse du pied des femmes (j'avoue que je suis une adepte de ce type de chaussures :-)).

Sur mon homme, la facette cuir est comme d'habitude exacerbée et colle parfaitement à sa personnalité affirmée, virile et à fleur de peau.

Bref vous l'aurez compris, il rejoint ma liste d'envies parfumées de l'année ...

Cette anecdote autour de la découverte de Colonia Leather me fait penser d'ailleurs qu'en parfum comme en amour, nous sommes parfois portés par des impulsions irrationnelles qui transforment un moment banal en un instant précieux, plein de surprises.

Nous découvrons des personnes (ou des parfums) rares qui font résonner des valeurs importantes à nos yeux ou des traits de caractères auxquels nous sommes sensibles. Alors on est d'abord intrigués, puis on passe à autre chose, jusqu'à ce que la vie remette cet objet de désir sur notre route, par hasard ou par destinée. Les moments de découverte mutuelle qui s'ensuivent nous permettent souvent de confirmer que nous avons envie d'aller plus loin avec lui car il nous touche au cœur. C'est souvent le début d'une histoire d'amour qui durera un temps certain ou incertain mais nous apportera beaucoup de bonheur, d'espoir(s) et d'assurance.

Et c'est pour moi ce qui fait toute la magie de la vie, même quand on se s'y attend plus ...

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 16:30
Shalimar Parfum Initial, un joli jus bientôt supprimé

Je n'ai jamais écrit d'article sur ce parfum lancé en 2011, pour la simple raison que je lui préférais justement le vrai, "l'initial".

Mais bien que son nom soit trompeur et que le jus soit un peu en deçà de son illustre aîné, je l'ai toujours trouvé de belle facture, élégant et digne de la Maison Guerlain. Je considère d'ailleurs que c'est un iris oriental et gourmand très réussi (pas comme la Vie est Beurk) qui a quelques similitudes avec Iris Ganache son grand frère déjà disparu que j'appréciais. Aujourd'hui sur la blogsphère, l'information de son arrêt circule, c'est pourquoi je lui rends aujourd'hui un modeste hommage avant qu'il ne soit vraiment trop tard.

Je l'avais découvert à son lancement dans la petite parfumerie proche de mon domicile et je n'avais pas pu m'empêcher de fermer les yeux à la première olfaction, comme pour me recentrer sur les émotions qu'il faisait jaillir comme autant de souvenirs enfouis.

Son démarrage très chaleureux et vif de bergamote et son fond tonka vanillé se rapprochent délicieusement de son aîné, mais la principale différence vient de son coeur floral très crémeux où l'on reconnaît l'iris et un accord jasmin-rose assez doux, crémeux qui a pour moi, à tort ou à raison, un petit air de Nivea (le lilas en moins). Et quand je pense Nivea, ce sont les femmes de ma famille que cela m'évoque : ma grande tante dont on vantait la beauté, ma mère si coquette qui me tartinait le visage ou le corps de ce produit culte.

Shalimar Parfum Initial n'est pas non plus sans me rappeler Love, Chloé, que j'apprécie énormément et qui surfe aussi sur cet univers très cosmétique, très boudoir mêlant modernité et héritage (mais Shalimar PI est quand même plus ambré que le Chloé).

Pour l'incarner, j'aurais bien vu Penelope Cruz, cette belle femme élégante de notre époque qui dégage pourtant un charme un rien suranné (pour moi le lien est plus évident qu'avec Trésor dont elle est l'égérie).

En ce sens, si le brief initial était d'apporter un aspect plus "jeune", plus contemporain à Shalimar, le but me semble atteint avec brio.

Bien entendu, le propos initial de Shalimar (l'original) est un peu dilué car l'aspect animal cuiré est ici très ténu voire absent, mais ce parfum mainstream est de très belle facture et ne mérite absolument pas  sa suppression. Il était une preuve qu'en mainstream on pouvait encore trouver de jolis jus.

Le flanker L'Eau lancé l'an dernier était très bien ficelé aussi, et je n'aurais pas imaginé qu'il allaient supprimer la ligne aussi rapidement au profit du Souffle de Parfum lancé récemment. J'ai d'ailleurs découvert ce dernier au mois d'Août et je l'ai trouvé joli mais d'un niveau inférieur, plus passe partout, moins signé et surtout, encore plus éloigné de la construction olfactive emblématique de Shalimar.

En bref, je vais regretter Shalimar Parfum Initial, j'ai d'ailleurs acheté un flacon la semaine dernière pour en profiter encore quelque temps. 

Si vous l'aimez, je vous encourage à faire de même ; si vous ne l'avez jamais découvert, courez vite le sentir ! Avant qu'il ne soit trop tard ...

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 18:21

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J'aime Hermès, c'est une belle maison de manière générale et  plus particulièrement en parfumerie.  

Jean Claude Ellena en est le parfumeur maison depuis 2004 si mes souvenirs sont exacts, et c'est à ce moment là que je l'ai véritablement connu et adulé.

J'aime sa manière de transmettre sa passion pour la belle parfumerie et les bons ingrédients, mais aussi sa simplicité, qui se ressent dans ses créations olfactives.

Je me suis finalement rendu compte que je portais ou aimais de nombreuses de ses oeuvres, comme par exemple Un Jardin en Méditerranée, First, Eau de Campagne, Déclaration, Bois Farine ... et j'en oublie.

Tout cela pour dire que depuis qu'il est chez Hermès, j'ai rarement été déçue, même si Jour m'avait au premier coup de nez, semblé trop épuré.

Mais il faut se méfier des choses qui paraissent simples, car ce sont parfois voire souvent les meilleures, comme un bon pain pétri avec amour par un boulanger ou une merveilleuse tarte aux fruits maison. Car c'est souvent une question de coeur à l'ouvrage et d'émotions, un peu comme le sourire qui est communicatif quand il est sincère.

Eh bien quand j'ai senti Terre Eau Très Fraîche, je n'ai regretté que son nom à rallonge et un peu trop emphatique qui s'oppose radicalement avec le jus (mais peut être est ce fait sciemment).

En effet, j'ai vraiment eu la sensation de sentir ces parfums qui sont simples et bons pour le moral, ces doudous olfactifs qui nous rassurent et nous mettent de bonne humeur car on ressent l'âme nue du parfumeur, un peu comme la Cologne de Mugler.

Pour moi qui apprécie Terre sans pourtant le porter (c'est l'un des rares), l'Eau Très Fraîche en est une version plus gaie, plus lumineuse et plus pétillante que je me vois totalement m'approprier, compensée par une tenue très féminine voire sophistiquée.

J'aime sa tête pleine de vie et transparente, très hespéridée (orange, bergamote notamment), avec un dynamisme renforcé par les aldéhydes, les épices et des notes vertes et croquantes tout en esquisse, en subtilité.

Puis arrive l'aspect minéral propre à Terre, mais cet aspect est beaucoup moins rude et sec que dans la version initiale, il exprime ici une terre accueillante, comme si elle avait été tout juste arrosée par la pluie, propice à laisser s'épanouir des essences botaniques diverses et variées.

Un soupçon d'embruns donne de l'envol à la note sans tomber dans la caricature fonctionnelle, au contraire de ses voisins de rayonnage chez Sephocirionnaud (suivez mon regard vers l'infection signée PR notamment).

Et rapidement, me voilà happée par le magnétisme des bois de cette Terre très fraîche : le cèdre majestueux, beauté à la fois froide et rassurante, mais aussi et surtout le vétiver que j'apprécie de plus en plus. Ce dernier trouve ici une sorte de résonance bucolique et ombragée par le biais de la mousse de chêne, précieuse alliée qui me laisse rarement indifférente.

Ainsi Terre Eau très fraîche me plait car elle retranscrit la simplicité, l'évidence des choses simples, leur légèreté aussi (et j'en ai bien besoin en ce moment, de légèreté dans ma vie). Mais ce jus exprime aussi une simplicité apparente qui finalement n'est que la partie isolée de l'iceberg, celle que l'on veut bien voir, et s'avère finalement bien plus complexe quand on prend le temps de l'apprécier.

Entre nous, cela n'est pas sans me rappeler une remarque que m'avait fait un jeune homme au lycée après avoir lu un de mes poèmes : "Tu es bien plus que ce que tu laisses paraître, cette image de fille sage et discrète, tu es comme un papillon aux mille reflets".

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 18:12

Je vous avais promis une suite à mon précédent article et j'espère que les quelques semaines qui se sont écoulées depuis vous ont permis de découvrir les jus évoqués (si ce n'était pas encore fait).

 

Hélas la seconde partie de cet article est, comme convenu, relative aux jus d'été qui sont à reléguer purement et simplement au placard, aux toilettes voire à la poubelle !

 

1/ La vie est belle (ou moche !) - l'eau de toilette de Lancôme :

 

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Une vendeuse de Sephora m'a forcé à la sentir et je n'ai pas pu réprimer un haut-le-coeur ! Certes c'est légèrement moins lourd que la version eau de parfum mais franchement c'est toujours aussi bas de gamme, écoeurant et déséquilibré !

J'ai la phobie de devoir supporter cela dans l'avion cet été !

 

2/ Anaïs Anaïs Premier Délice de Cacharel :

 

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Bon, apparemment la stratégie de L'Oréal pour Cacharel est claire - même si elle avait déjà été fortement entamée avec Catch me - et consiste à cibler de plus en plus jeune, cheap limite cagole ! Et bien entendu pour cela les compositions doivent être bon marché, et tant qu'à faire, très "accessible" pour ne pas dire vulgaires à tous les sens du terme.

Qu'est ce que je regrette le Cacharel des années 90 et début 2000, certes ciblé jeune femme, mais alliant modernité et signature avec un minimum d'élégance, de retenue.

Anaïs Anaïs a été le premier parfum de nombreuses demoiselles de ma génération, et s'il avait un côté un peu candide, il n'était pas dénué d'intérêt. Ce parfum n'est hélas plus que l'ombre de lui même depuis quelques mois, signant ainsi la fin d'une époque, et certainement la fin d'une marque de parfumerie fine (au mieux rivalisera t elle avec certains jus médiocres de GMS).

J'en viens donc tout naturellement à Premier délice qui confirme cette triste réalité et qui n'a aucune ressemblance avec le jus dont il est censé être le flanker ! Cette nouveauté est triste à pleurer, jouant sur le raccourci idiot qui dit que les jeunes filles d'aujourd'hui n'aiment que les jus gourmands à outrance. NON ce n'est pas vrai ; les jeunes femmes n'ont certes pas encore pour la plupart des goûts marqués en parfumerie mais c'est une honte de n'avoir pour ambition dans ce métier magique de la parfumerie que de leur servir un parfum de ce type : sans personnalité, sans élégance, sucré à l'extrême ... En résumé un parfum tout juste acceptable pour un gel douche, et encore !!!

A oublier ...

 

3/ Gingembre Rouge de Roger & Gallet :

 

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J'avais une haute estime pour la marque Roger & Gallet malgré son appartenance au groupe L'Oréal. J'aimais son côté bon chic bon genre et retro, ses petits savons au papier plissé, ses parfums que l'on peut qualifier pour la plupart de Cologne nouvelle vague ou d'eaux fraîches mais aux compositions toujours très soignées. Parmi elles, si j'aimais la classique Jean Marie Farina, Bois d'orange ou encore Amande Persane pour n'en citer que trois, c'est véritablement Gingembre qui m'a vraiment intriguée durant l'été 2008. Je le testais tous les samedis dans l'espace beauté du Monoprix de mon quartier et je me laissais complètement transporter par ses notes à la fois pétillantes, zestées, élégantes et chaudes. Il m'a beaucoup accompagnée dans mes aventures parisiennes de l'époque, et j'en avais conservé un souvenir un peu mélancolique car il me rappelait des jours teintés d'espoir et parfois de renoncement.

Quand j'ai vu que la marque lançait une déclinaison intitulée Gingembre Rouge, je me suis précipitée pour la sentir en pharmacie. Quelle désillusion ! Ce nouveau jus Roger & Gallet est indigne de la marque, il s'enlise dans la même facilité que certaines marques de sélectif en proposant une composition ennuyeuse, une "salade de fruits glucosée" comme on dit dans la blogosphère parfum. Ce jus pourrait être le nouveau lancement Escada, mais ce que la marque ne sait pas apparemment, c'est que la plupart de ses adeptes n'aiment pas Escada. C'est en tout point un jus sans élégance, facile, sans personnalité et sans émotion. Une composition au rendu très synthétique, très artificiel, très loin de l'image que j'avais de Roger & Gallet.

Ironie suprême : il m'a quand même fallu re-sentir trois fois la touche olfactive avant de déceler une vague once de gingembre perdue au milieu de notes jus de fruits - certainement cet accord grenade que je déteste - ce qui, vous vous en doutez, m'a vraiment énervée car on était en droit d'attendre un gingembre plus fusant, plus volcanique, ce qui n'empêchait pas de le traiter avec fraîcheur.On était même juste en droit d'attendre tout simplement un soliflore qui sentait le gingembre, sans avoir à chercher à le capter désespérément.

Bref c'est un fiasco sur tous les plans, j'ose espérer que le Gingembre original n'est pas discontinué et que ce Gingembre Rouge n'est qu'une erreur de parcours pour la marque.

 

4/ Nouveautés de L'Occitane :

 

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Commençons par Cerisier Rouge : une note fruit rouge collante et artificielle comme un bonbon à l'aspartame vendu en Hard Discount, et pour laquelle on peut se demander le lien avec la cerise (je sens plutôt la mûre voire une sorte de framboise). Purement insignifant à ce prix !

 Ensuite parlons de Néroli et Orchidée qui, bizarrement, a un air de déjà vu. C'est à confirmer mais il me semble très proche de la note Fleur Chérie qu'ils avaient il y a peu, mais le plus fou dans l'histoire, c'est que le prix est beaucoup plus élevé que celui de Fleur Chérie à l'époque ... Bref, sans commentaire !

Pour finir, une énième déclinaison de Verveine intitulée Frisson de Verveine ... Sans grand intérêt à mon humble nez, et c'est fort dommage qu'une marque comme la leur se lance dans une course aux flankers insignifiants.

Quant à la gamme Brésil, elle m'a franchement laissé de glace olfactivement, seul leur joli savon m'a semblé valoir la peine mais sutout visuellement et parce que j'ai un faible pour les beaux savons.

 

 

Je n'irai pas plus loin et ne parlerai pas des autres lancements insipides que j'ai pu sentir, j'en ai déjà bien assez dit et ils sont tellement pléthoriques que c'est peine perdue et le jeu n'en vaut pas la chandelle, qui plus est.

Mais n'hésitez pas à commenter, compléter ou contredire cette liste non exhaustive !

En attendant, je vous souhaite à tous un très bel été parfumé et vous dis à très bientôt !

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 18:31

Je continue hélas à me faire rare et je m'en excuse auprès de vous, mes lecteurs, car je vous délaisse. Contre mon gré, certes, mais c'est un fait.

 

Du coup dans le présent article en 2 volumes, vous trouverez un condensé des derniers lancements "féminins" mainstream en date pour la belle saison, et donc mon avis sur ce qu'il faut fuir, ou ce qu'il faut suivre (même si ce n'est que le temps d'une saison) !

 

Commençons donc sur une note optimiste, c'est le printemps après tout, la renaissance de la nature, les oiseaux qui chantent et batifolent ... (ooooops désolée pour l'envolée lyrique incontrôlée)

 

  • Parfums à sentir ou à porter selon l'appréciation :

1/ La Panthère de Cartier :

 

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Oui je suis une ambassadrice de Cartier, on peut le dire dans le sens où j'ai presque tous leur jus dans ma bibliothèque à parfums, et puis je passe mon temps à vanter les mérites de cette belle maison donc ...

Cela dit, quand je l'ai senti pour la première fois, j'ai essayé de garder la tête froide. Après tout Cartier de Lune n'avait pas réussi à me faire rêver. Mais après avoir harcelé ma parfumerie de quartier pour qu'elle le commande, j'ai pu aller à la rencontre de cette jolie panthère, tout en élégance, en majesté et en souplesse. Elle met en avant une note florale, ce qui déjà vient en contrepied de ce que l'on peut s'imaginer. En outre, elle traite le gardenia (une de mes fleurs favorites) sous ses divers jours (fleur blanche innocente aux facettes vertes, fleur narcotique proche de la tubéreuse, côté fruité aux vrais airs de rhubarbe) et ose la traiter dans un accord chypré étonnant, à la fois authentique (mousse de chêne <3) et moderne. Les muscs blancs viennent renforcer l'animalité de la fragrance mais de manière douce et pure. Un vrai délice qui en plus, ne se révèle pas trop envahissant par temps chaud : il est juste une présence, tel un beau félin qui vous observe, puis se mue en parfum de peau intime et ronronnant ... Une merveille et mention spéciale à son flacon splendide !

 

2/ 1881 Bella Notte de Cerruti :

 

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Cerruti est une maison assez discrète et qui, comme Azzaro, a toujours été plus à l'aise pour toucher les hommes que les femmes avec ses jus. Et encore, pendant de nombreuses années peu de parfums ont vu le jour, ou alors des flankers de 1881, le duo à succès de la marque qui continue à se vendre pas si mal. 1881 pour homme est un archétype de la parfumerie masculine de la fin du XXème siècle, 1881 pour femme a connu des années de grâce mais reste en retrait par rapport à son collègue masculin avec son floral boisé-musc de bonne facture pourtant. Je ne m'appesantirai pas plus sur ces parfums, je pense leur dédier un article, mais je préfère évoquer quand même ce nouveau duo qui fait plaisir à sentir ! Le masculin est à tomber, addictif, mais je garde le suspens pour plus tard. Le féminin met du baume au coeur car s'il est subtilement fruité en tête (mûre), cela reste léger, allégé en sucre, frais et pétillant et surtout racé grâce à la bergamote ma bien-aimée. Puis le coeur se fait doux et sensuel avec une jolie fleur d'oranger intrigante qui résonne avec la sensualité de l'ambre, de la vanille et des muscs. Le rendu sur peau est fin, délicat, mystérieux. Un mélange intelligent de chaleur et de fraîcheur, de pureté. Le bleu du flacon lui va à ravir, et la tenue est très très bonne (sur ma peau en tout cas).

 

3/ Jour Absolu d'Hermès :

 

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J'avais mis du temps à apprécier le jus initial mais j'avais fini par succomber à sa ligne épurée et lumineuse. Cette version Absolu est plus facettée et me convient encore plus. Plus chypré, il vient taquiner la Panthère de Cartier avec son gardenia moussu, mais en accentuant l'aspect abricoté de la version originale. C'est élégant, subtil, magnifiquement orchestré par un JC Ellena très inspiré comme souvent. Mon maître !

 

4/ Alien Eau Extraordinaire de Mugler :

 

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Je vous l'accorde, le nom est too much. Et oui, je confirme, l'original et l'Essence Absolue était tellement signés que ce nouvel opus paraît un peu en deça, un peu déjà vu.

Oui mais, personnellement je le convoite fortement car il revient aux sources de ce jus où le cashmeran flirtait avec des notes florales opulentes de manière renversante, troublante et inoubliable. L'Eau Extraordinaire va plus loin que les diverses Sunessences qui ont pu sortir les années précédentes en misant sur un accord encore plus solaire travaillé autour de la fleur de tiaré, crémeuse à souhait. Cette fleur emblématique de l'été s'accompagne d'une tête désaltérante et plus originale que d'ordinaire avec des notes de thé earl grey, et d'un fond ambré classique rendu plus caressant avec l'héliotropine. En bref je recommande aux fanatiques de notes de vahiné chic.

 

5/ Elie Saab Le Parfum - Eau Couture d'Elie Saab :

 

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Même si on peut regretter le fait que cela soit une nouvelle déclinaison de leur parfum initial, ce jus passé un peu inaperçu a le mérite de proposer une note estivale qui reste qualitative et ne cherche pas forcément à copier les concurrents. Francis Kurkdjian a encore une fois bien travaillé, et proposé une note amandée qui ne joue pas la carte de l'amande amère mais retranscrit plutôt une note croquante qui n'est pas sans me rappeler les amandes fraîches voire celles d'abricot (que j'aimais goûter malgré les consignes de ma mère quand j'étais enfant). Légèrement plus fleuri que les versions précédentes, nous retrouvons toutefois la fleur d'oranger et une vanille très douce, très "mousseline vaporeuse" en fond. Le départ est quant à lui assez fusant avec un côté presque Cologne.

La fraîcheur et le côté velouté sont vraiment les caractéristiques principales de ce nouveau jus qui sans être révolutionnaire est très plaisant, comme toutes les créations de la maison. Un parfum parfait pour la belle saison, avec une tenue plus qu'honorable.

 

6/ Aqua Allegoria Limon Verde de Guerlain :

 

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La nouvelle eau fraîche de Guerlain n'est pas la plus réussie pour moi mais elle fera l'affaire cet été (et même très bien). La marque a voulu, comme d'autres marques de cosmétiques, jouer sur la coupe du monde au Brésil et propose cette eau Limon Verde telle une Caïpirinha pétillante à souhait. Pour avoir goûté de vraies Caïpi, je dirai que c'est une interprêtation très sympathique (bien que fort heureusement complexifiée). Les agrumes ont la part belle et particulièrement le citron vert comme son nom l'indique. En coeur nous découvrons des notes vertes revendiquées "tropicales" par la marque mais leur présence est très désaltérante et fusante, ce qui évite l'écueil de tomber sur un côté trop alimentaire ou trop linéaire. La tenue est correcte et le fini sur peau est chaleureux, comme une bonne cachaça. Bref je crois que je vais le tenter !

 

7/ Roses de Chloé :

 

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Comme tous, Chloé cède à la 'folie' des flankers mais il faut avouer qu'ils sont pour le moment assez réussis. L'an dernier je m'étais laissée séduire par l'Eau Florale Love, Chloé avec ses notes de thé. Cette année, le Roses me plait avec son côté cosmétique et boisé crémeux en fond, même s'il faut avouer qu'il n'est pas d'une audace particulière. Cela dit l'expérience peut être tentée car il a le mérite de rester dans le style des derniers Chloé et de ne pas tomber dans la tendance "pégueuse". Et point tout à fait crucial, il met de bonne humeur le matin comme ses accolytes grâce à cette rose pimpante et modernisée.

 

 

Voilà comme dirait mon ami Jean Louis Aubert, "c'est fini" pour la partie positive (je ne pense pas avoir oublié de sortie majeure), je vous donne rendez vous dans quelques jours pour ceux que je n'ai pas du tout retenu et n'hésitez pas à rebondir sur cet article !

Bonne fin de week end à tous ...

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 18:57

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Oui cet article s'est fait attendre, il a donné lieu à une longue période de gestation car je n'arrivais à me décider à critiquer cette marque que j'admire beaucoup dans le domaine de la mode et de la danse.

Pour ceux qui ne connaitraient pas l'historique de la marque, elle fêtera dans quelques années ses 70 ans ! C'est avant tout à l'origine une histoire de famille, avec Rose Repetto en créatrice. De ses doigts de fée naquirent en 1947 des chaussons de danse qui marquèrent le début d'une belle aventure française. Marque iconique pour tous les danseurs, elle a su se diversifier et atteindre une cible plus large, en passant de tenues spécialisées pour la danse à des chaussures et pièces de prêt à porter plus classiques mais portant en elles la poésie et le savoir faire qui la caractérisent. Si la marque a su grandir avec son temps, elle revendique son expertise et son côté traditionnel en maintenant des ateliers avec une part de travail manuel non négligeable.

Bref cette marque a tous les atouts pour séduire les femmes : une histoire, une aura très française, de la poésie, une réelle expertise.

Je suis amatrice de ce qu'elle représente au niveau du textile. De ce fait, quand j'ai ouï dire que la marque allait lancer son premier parfum, je n'ai pas caché mon enthousiasme, je rêvais déjà à ce dernier, empreint de la même élégance française et de la même délicatesse. Je l'imaginais proche de ses valeurs, proche des traditions, du respect du savoir faire des parfumeurs. C'est certainement pour cela que la chute fut si difficile pour moi, et certainement pour d'autres admirateurs de la marque, ceux qui ont un tant soit peu de recul sur les parfums pour pouvoir cerner les plans foireux marketing et les jolis lancements, ceux qui oeuvreront dans la durée.

Il est si regrettable que Repetto ait choisi la première option !

Pourtant le visuel publicitaire est sympathique, les moyens utilisés pour faire découvrir le jus aussi, mais le flacon est cheap et si peu rattaché au patrimoine de la marque, sans parler du jus, pour moi un fiasco artistique !

Pourtant à ses commandes, Olivier Polge ! Un parfumeur qui possède à son actif le très réussi Cuir Beluga ou encore Midnight in Paris. Hélas quand un créateur aussi doué que lui est aux prises avec un service marketing persuadé d'avoir la science infuse et certain que les consommatrices sont trop butées pour apprécier à sa juste valeur un parti pris olfactif franc, malheureusement on arrive à un jus au mieux insipide, au pire à un La vie est moche ...

C'est certainement ce qu'il s'est produit !

Le premier parfum Repetto n'est pas "désagréable" en soi, il est seulement très en dessous de ce que l'on pouvait attendre de lui. On se retrouve donc avec un jus terne (et non lumineux comme une danseuse), un jus digne d'une ligne de gels douche. Il est banal, un jus de fruits arrangé mêlant fruits jaunes et fruits rouges à une rose imaginaire et à un fond tirant sur le patchoufruit (léger fort heureusement).

Je m'attendais à un parfum gracieux comme il était annoncé, vaporeux et poudré, pourquoi pas avec une pointe de cuir blanc, pas du tout à un jus décevant comme cela, hélas ! C'est un floral fruité, certes, mais dans cette catégorie appréciée des femmes, il existe tout de même de jolis parfums ! Celui ci est sans risque, pensé comme une usine à cash et non comme une oeuvre artistique. Je suis pourtant certaine que le parfumeur avait dû fournir des pistes olfactives plus riches et fidèles à l'état d'esprit de la marque et qu'il n'a pas été écouté. Ou alors peut être qu'il s'agit d'une soumission intéressante aux prémices, que des allers et retours incessants ont dénaturé. Nous ne le saurons jamais, mais j'ai du mal à croire que monsieur Polge fils ait pu proposer ceci de lui même, pour moi il est d'un niveau bien supérieur.

En tant que femme, je ne me retrouve pas du tout dans ce parfum, pourtant je me sentais proche de la femme Repetto. Pour moi cette femme avait dans son allure une signature douce mais reconnaissable, ce petit plus qui fait la différence. Le parfum en question se plonge quant à lui dans la masse, dans le déjà vu et déjà senti, bref, sans personnalité.

En résumé ce parfum est comme une jeune ballerine dont on entendrait parler dans le monde entier, héritière d'une famille de danseurs renommés, que l'on découvrirait gauche et lourde lors de sa première représentation pourtant prometteuse sur le papier.

Triste constat ... Espérons qu'ils changeront définitivement de stratégie par la suite ! (l'espoir fait vivre comme on dit)

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 18:40

 

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Je m'apprêtais à vous livrer mon article sur le premier parfum Repetto mais je suis passée en parfumerie le sentir avant cela. Et du coup, j'ai remis à plus tard l'article Repetto car on ne se refait pas, même si j'aime râler, je préfère saluer les parfums qui me font vibrer !

 

Et quand le flacon si délicieusement retro de L'Essence de Parfum Baiser Volé m'a fait de l'oeil, je n'ai pas pu résister.

J'aimais déjà Baiser Volé en version Eau de parfum mais il m'avait manqué un petit quelque chose pour le porter.

Pourtant j'adore les lys et je le trouvais quand même réussi.

Mais cette Essence a su faire réveiller en moi des souvenirs enfouis que j'ai eu du mal à ramener totalement à la surface (il me fait notamment penser à ma mère), mais qui m'ont rendu complètement addict à ce jus.

 

Le lys apparaît dans deux principales facettes : la fleur blanche animale et noble en tête et coeur, la douceur et l'onctuosité solaire en fond.

La vanille se fait poudrée et veloutée, elle donne l'impression d'un beau lys royal blanc crème, charnu, laissant ses effluves narcotiques se répandre au gré du vent à la manière du pollen poudreux de ses pistils.

 

Ce jus m'évoque l'élégance ultime, voire le luxe dans le bon sens du terme ; féminin mais pas uniquement, je le verrai très bien sur un homme, à l'instar d'un Dior Homme (première version) qui laissait la part belle à l'iris poudré et cuiré.

 

Je l'ai testé sur touche puis sur mon poignet et je peux vous garantir que sur peau, il se fond complètement sans s'effacer, pour laisser une signature olfactive unique. Parfois je crois même sentir un éclat de tubéreuse, ce qui n'est pas pour me déplaire. Les muscs sont discrets et renforcent l'aspect poudré et blanc sans tomber dans la facilité.

 

En bref je me vois très bien porter ce jus (il irait si bien avec mon manteau beige moelleux ...), magnifique, riche, artistique et en même temps aisément abordable olfactivement parlant.

Le prix est quant à lui un peu plus élevé que Baiser Volé EDP mais ce n'est franchement pas excessif et il les vaut bien plus que d'autres parfums mainstream.

Il finira sans aucun doute sur ma liste au Père Noël, si je ne craque pas d'ici là.

Et je suis certaine que ma mère l'aimerait beaucoup également !

 

Bref, un joli bijou en cette rentrée des parfums un peu ennuyeuse, qui conviendra aussi bien aux connaisseurs qu'aux novices adeptes de cette merveilleuse fleur.

A tester de toute urgence !

Published by papillondessenteurs.over-blog.com - dans critique parfums
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