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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 18:43

azzaro-pour-homme.jpg

 

Azzaro pour Homme et moi, c’est une grande et belle histoire d’amour. Ce parfum masculin est pour moi une merveille olfactive sans nom, d’une richesse toute particulière.

Mais aussi, il résonne de manière très forte en moi car c’est un parfum qui me rassure. En effet, la majorité des hommes de ma vie l’ont porté ou le portent encore, ce qui nécessairement, confère à cette fragrance un aspect rassurant comme une épaule forte et virile qui s'offre à nous quand on a envie de pleurer.

Tout d’abord, ce parfum est un mythe. Créé en 1978 par Gérard Anthony, Richard Wirtz et Martin Heiddenreich sous la houlette de Loris Azzaro, c’est un jus qui s’est rapidement imposé comme l’une des références sur la tendance des « fougères ». Empreint d’une tradition à l’italienne mêlée d’une certaine audace (et donc en ce sens de modernité), c’est un jus de grande qualité, composé de plus de 300 ingrédients dont environ la moitié d’origine naturelle.

Rapidement, ce parfum est positionné comme la fragrance des hommes virils, sûrs d’eux et de leur séduction, avec pour slogan : Pour les hommes qui aiment les femmes qui aiment les hommes. Le ton est donné. La communication graphique est aussi sans équivoque : un flacon anguleux, sobre, ambré comme un bon rhum ; des visuels publicitaires mettant en scène un homme au visage masculin, mâchoires volontaires, accompagné d’une femme subjuguée par son charme.

Récemment, Azzaro a mis en œuvre une nouvelle stratégie de communication qui semble porter ses fruits : en travaillant ses publicités avec des photos magnifiques d’Enrique Iglesias aux bras d’une belle brune, la marque capitalise plus que jamais sur l’image du latin lover sexy, tout en touchant une cible plus jeune. Et il faut l’avouer, le travail est assez bien fait.

Pour en revenir à Azzaro pour Homme, c’était le jus porté par la plupart des hommes de ma famille : mon père le portait étant jeune marié, ma mère lui ayant offert, mon grand-père maternel, un peu macho en surface mais si adorable et sensible au-dedans aussi, et bien entendu, mon oncle chéri parti bien trop vite et qui incarnait vraiment l’idéal masculin dans toute sa splendeur. Ces trois hommes ont chacun contribué à faire de moi la femme que je suis, à me rassurer quand j’en avais besoin et c’est ainsi que leur parfum m’apporte toujours un sentiment de bien être et d’apaisement. C’est donc tout naturellement que, parfois, je porte Azzaro pour Homme sur mon poignet ou mes habits, pour trouver le courage quand ils sont loin de moi et que les temps sont durs. Comme un élixir d’aromathérapie !

Ce parfum est, quand on le sent attentivement, assez prenant. Certes, sa forte personnalité de Fougère peut rappeler des eaux de toilette plus communes voire des aftershaves de grandes surfaces ; mais quand on prend le soin de le sentir avec son cœur, sans se laisser influencer par les a priori, il se révèle d’une rare complexité, ce qui désarçonne au vu de son apparente facilité.

Ainsi, c’est indéniable, c’est un réel parfum de type aromatique – fougère. Des accords de lavande, de mousse de chêne et autres herbes (anis, fenouil, basilic) le forment principalement, en lui donnant de faux airs de liqueur monacale, enivrante l’air de rien. Mais en le sentant plus attentivement, c’est alors qu’on perçoit ses accords boisés, mais aussi des matières plus douces comme l’hédione (molécule que l’on retrouve dans le jasmin … et dans la fabuleuse Eau Sauvage) mais aussi en notes de tête des agrumes, citron, bergamote.

Ce mélange tumultueux, élégant et racé teinté d’une note de cuir un brin rebelle, laisse les hommes mais aussi les femmes qui les aiment, avec une profonde sensation d’addiction.

En effet, si ce sont de nombreuses femmes qui ont converti leur homme à Azzaro pour homme, ces derniers se révèlent en général, d’une réelle fidélité à leur parfum car il fait totalement corps avec eux.

Et même si la tendance actuelle est davantage au papillonnage, même chez les hommes, Azzaro pour Homme n’est pas prêt de terminer sa success story car la marque a su évoluer avec son temps en déclinant le concept (flankers) et en capitalisant sur l’incarnation de l’un de ses parfums phares par une égérie masculine bien choisie.

Et si Azzaro pour Homme, un jour, venait à se faire plus rare en parfumerie, je serais prête à écumer la France entière à la recherche des précieux flacons, car c’est un parfum dont je ne peux me passer.

Et si mon homme n’est pas encore trop enclin à porter Azzaro pour Homme, il s’avère tout de même sensible à ce joli jus, ainsi qu’à ses déclinaisons plus contemporaines, Silver Black et Elixir.

Et puis, je suis d’une ténacité sans nom, alors peut être qu’un jour ou l’autre, il le portera, ne serait-ce que de temps en temps …

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 09:48

Je sais, je n'écris pas très souvent ces temps-ci, mais pour tout vous dire, je "subis" quelques changements dans ma vie personnels qui font que je suis très occupée, et quand vient l'heure où j'écris habituellement, je m'effondre comme une masse dans mon lit.

 

En plus je ne sors pas très tôt du travail donc cela n'arrange rien.

 

Et pour finir, je n'ai plus (pour le moment) ma connexion internet donc vous commencez peut être à compatir ...

 

Tout cela pour vous dire que dès que je règle tout cela, je reviens et vous allez avoir de la lecture !!!

 

Allez patience, et profitez en pour me laisser des commentaires !

 

Olfactivement vôtre,

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 21:37

J'ai été surprise en lisant ce livre écrit par Katherine Pancol (très connue grâce aux Yeux jaunes des Crocodiles).

En effet, bien que j'aime beaucoup cette auteure, je ne m'attendais pas à trouver autant de références au parfum.

 

Ce livre, dès les premières pages, parle de l'odeur du déodorant Nivea, emblématique de l'ancien être aimé.

Mais aussi de Louise Brooks qui a inspiré le parfum Loulou de Cacharel.

 

Enfin, au fil des pages, on peut entendre parler de Dior, du N°5 de Chanel, etc.

 

Et je trouve que le résultat est vraiment joli, on y voit que du feu si on n'est pas obsédé du parfum comme je le suis.

Cela met en exergue le fait que le parfum fait partie intégrante de nos vies.

 

Ce roman est basé sur l'amour sous toutes ses formes : la passion, le physique, l'amour à vous déchirer les entrailles.

Alors moi je pense que parler de parfum est plus que naturel. Car oui le parfum parle de nous, de notre personnalité, notre manière de séduire voire d'aimer.

 

Alors c'est un apparté mais ce livre m'a profondément bouleversée.

 

Lisez le sans hésitation !

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:36

kenzo_flower_50ml.jpg

 

 

Suite à la demande de ma fidèle compagne (elle se reconnaitra), je vais vous parler aujourd'hui de Flower.

 

En effet, la combinaison des fêtes de Noël qui approchent et de l'actualité de ce parfum nous mène à un matraquage publicitaire à la télévision mais aussi dans les vitrines de nos parfumeries habituelles.

 

Donc je me suis dit que, malgré un souvenir peu marquant de ce parfum, il valait quand même la peine de le ressentir.

 

J'ai donc recherché dans ma malle à échantillons ladite fragrance.

J'ai essayé de respirer sans a priori, comme si c'était la toute première fois que je la percevais (bien que sorti en 2000 et largement porté).

Je me suis laissé porter par la magie du coquelicot. Enfin du coquelicot imaginaire de Kenzo qui orne le flacon.

Verdict : un floral poudré et crémeux (voire lacté), orné des classiques rose, violette et jasmin et de la suave fleur de cassie, un brin anisée.

En notes de fond, musc blanc, ambre et opoponax confèrent à l'ensemble de la rondeur de par leurs notes chaleureuses et majoritairment balsamiques.

 

J'avoue qu'il est agréable à porter, il a un côté raffiné et simple assez agréable, comme un pull en coton que l'on porte avec plaisir et sans chichis. Mais je n'ai pas eu le déclic, je ne suis pas amoureuse de ce parfum, il est juste "mignon" à mon sens.

Il a un côté trop japonais, trop convenu et en retrait.

Je le sens assez peu dans la journée, pas de sillage spécifique, ou alors un fond léger et très standardisé.

 

Il est mignon, gentillet mais mieux sur les autres que contre ma peau.

C'est certain, je n'ai pas le coeur qui vibre pour lui.

Mais je respecte cependant ces 10 ans d'existence et l'énergie que met la marque à se différencier ainsi qu'à animer son grand succès féminin.

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 14:27

 

kenzo_homme.jpg

 

 

Je vous annonce d'entrée la couleur : les parfums Kenzo, ce n'est pas du tout pour moi. Je m'y suis intéressée de nombreuses fois, intriguée par la fantaisie de cette maqrue qui a su remettre du rouge coquelicot dans les plus grandes villes du monde.

 

Mais je n'ai jamais trouvé de parfums qui me plaisent. J'ai souvent eu des échantillons, mais j'ai traîné à les finir.

Trop japonisant, pas assez de sillage.

Du coup mon intérêt s'est rapidement essoufflé et j'ai renoncé à sentir les masculins, l'Eau ne m'ayant nullement plu.

(J'ai été beaucoup plus touchée en revanche par la marque de soin Kenzoki, mais c'est du hors sujet).

 

Jusqu'à ce jour de 2004 où j'ai rencontré Matt. Mon ex beauf, son frère à Lui.

Je lui ai fait la bise et j'ai été enchantée par son parfum, à la fois si naturel et si présent. Il me semblait l'avoir déjà senti durant mon enfance mais sans en connaître le nom.

En discutant un peu, au fil de nos rencontres, j'ai su qu'il portait Kenzo pour Homme et là, je fus surprise.

C'était donc lui,  le Kenzo qui allait me séduire.

Et bien que j'aie décidé de couper les ponts avec mon beau frère après ma séparation d'avec Lui, ce parfum n'a cessé de me poursuivre aux détours de multiples rues, ici ou ailleurs.

Il est l'un des symboles d'une période charnière de ma vie.

 

Ce parfum est troublant, il me rappelle ma passion, la mer. Les embruns qui détendent, semblent transcender le corps entier.

Ainsi, de temps à autre, j'aime aller en parfumerie et vaporiser sur touche à parfum ou sur ma peau, ce parfum qui m'apaise.

 

Et j'essaie de le redécouvir, d'en identifier les notes, comme pour décortiquer ce qui m'apportera sérénité et éveil des sens rien que par l'olfaction.

 

Tout d'abord, ce parfum s'ouvre sur un mélange de notes fusantes : citron et bergamote, accompagnées des notes camphrées (et si segmentantes) de sauge froissée.

Le bois de rose réchauffe le tout, comme une transition vers l'escapade aromatique se dessinant en coeur (muscade, thym, girofle).

Une note légère de brise marine (calone ?), ozonique et aquatique à la fois, nous transporte alors avec fraîcheur et panache, et vient conférer à ce jus sa signature olfactive.

Sur la peau, ce sillage reste assez longtemps, avant de faire la part belle aux bois (les classiques mais précieux cèdre et santal) et au résineux et ténébreux fir balsam (sorte de pin aux senteurs de térébenthine).

Enfin, le musc, inévitable, vient parachever cette fragrance bien ficelée et masculine.

 

Alors certes, la fragrance aromatique et aquatique va fêter en 2011 ses 20 ans, mais n'est ce pas un bel âge pour la gent masculine ?

Son flacon est assez sobre, d'un beau bleu méditerranéen, avec une forme entre bambou et phallus. Il a de quoi séduire sans faire de chichis. 

Et, élément non négligeable, son effet euphorisant et troublant n'a pas pris une ride, parole de femme !

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 11:28

HABANITAVAPO100MLNOUVEAUBIG.jpg

 

 

Habanita ...

Ce nom sonnait bien souvent en moi comme une promesse d'Amérique Latine.

Cuba, la Havane, le rhum, les cigares.

Donc cela suggérait l'exotisme et le caractère. Mais Molinard représentant une marque traditionnelle de Grasse qui ne s'est pas encore modernisée comme Fragonard, j'avais peur d'opter pour un parfum trop ancien.

Donc je le regardais de loin au Galeries Lafayette, obnubilé par son flacon noir orné d'un faciès de femme.

 

Aussi, ma mère ayant eu une tante qui portait ce parfum, je me voyais mal le mettre.

Puis un jour, ma soeur m'a fait découvrir Miss Habanita, sur lequel j'ai flashé, et du coup, je me suis dit que c'était stupide de ne pas sentir l'original.

 

Et j'ai connu un trouble sans égal dès la vaporisation sur touche de senteur.

C'est un parfum résolument sensuel, presque animal mais dans le bon sens du terme.

Il a ce quelque chose qu'on rencontre chez certains individus et qui, sans savoir pourquoi ni comment, nous bouleverse.

Ah oui, de la personnalité et de l'aplomb, ce jus en possède, c'est certain.

 

Tout d'abord, l'accord hespéridé citron-fleur d'oranger donne l'impression de commencer en douceur et avec légereté, mais cette impression est vite écarté par un opulent bouquet floral de rose de jasmin reversé par la très reconnaissable héliotrope poudrée, anisée, vanillée. Déstabilisant. J'en redemande.

Et le meilleur vient des notes de fond, qui le classent sans hésiter dans la belle catégorie des orientaux. On y perçoit des facettes boisées de cèdre voire de santal, soulignées par le vétiver terreux et épicé. Le tout donne une impression d'une veste en cuir portée par une créature sexy en diable. Mais la soyeuse vanille, les muscs et l'ambre arrondissent la composition.

 

Je ne sais pas si je porterais cette précieuse fragrance, en tout cas certainement pas dans mon milieu professionnel où le patron est sensible aux odeurs trop capiteuses, mais j'adore le sentir.

Et peut être que plus tard, quand je serai une femme plus mûre, j'oserai m'afficher comme telle, élégante mais sulfureuse, passionnée mais avec un certain mystère.

 

Si vous ne le connaissez pas, je vous conseille vivement d'aller découvrir cette belle Habanita aux yeux revolvers dans un regard de velours ...

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 18:30

C'est en répondant à une enquête d'Osmoz au sujet de ma vision du parfum de demain que j'ai commencé cette réflexion. Si les conclusions d'Osmoz étaient sans équivoque (le parfum de demain opposera les écolos aux technos, jusque là rien de bien étonnant), l'avenir de la parfumerie de luxe est incertain.

 

En effet, pour les professionnels de la parfumerie, c'est un véritable crève coeur qui est opéré chaque année.

En effet, l'organisme régulateur du parfum, l'IFRA (International Fragrance Association), publie chaque année ses rapports avec de nouvelles matières premières pointées du doigt car jugées dangereuse ou trop allergisantes.

Mais l'IFRA a surtout un rôle de conseil, le pire arrivant quand la Directive européenne et Reach s'en mêlent. Et là, c'est le drame.

Ainsi, les plus grands classiques de la parfumerie sont contraints d'être liftés, ce qui à terme, provoque bien souvent leur déclin. Eh oui, que diriez vous si votre parfum préféré changeait énormément d'une année à l'autre, ressemblant de moins en moins à l'image que vous en aviez ? Et si la magie n'opérait plus ?

 

En outre, on peut se poser des questions quand on apprend que les ingrédients odorants les plus naturels et les plus classiques qui soient s'apprêtent à subir le même traitement ?

A ce niveau, je parle par exemple de la rose, du pamplemousse, la muscade ou encore l'estragon, qui seront amenés à disparaître tout bonnement de nos formules. Il restera alors aux parfumeurs la lourde tache de trouver un équivalent synthétique qui permettra de ne pas trop dénaturer le jus initial.

 

Je suis très sceptique avec cette démarche, à l'heure où de nombreux consommateurs veulent du naturel, comment va t on les combler ?

Les grands parfums tels que le 5 de Chanel, ne vont ils pas y laisser des plumes ?

Et qui s'estime vraiment menacé à l'heure actuelle par la rose, traitée comme le plus grand fléau de notre siècle ?!

 

Je l'ignore, mais en tant qu'admiratrice du travail des artistes du parfum, je m'inquiète, ne souhaitant pas assister à la mort de cette belle industrie typiquement française ...

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:35

 

 

hypnotic-poison-eau-sensuelle.png

  

 

J'avoue que la ligne des Poison de Dior soit l'illustration parfaite de la technique la plus utilisée de nos jours pour lancer des produits sans risquer de déplaire (Poison, la fragrance d'origine n'a cessé d'être déclinée en divers flankers, eux mêmes déclinés en version élixir, sensuelle et j'en passe).

 

Pourtant, on ne peut pas trop blâmer Dior pour cela car la marque a su rester fidèle à ses valeurs : élégance et qualité.

En effet, si Pure Poison recueille tous mes suffrages, j'ai ce jour porté mon attention sur Hypnotic Poison Eau sensuelle.

 

Je ne sais pourquoi j'ai choisi de le tester sur peau ce jour, car pourtant, la version originelle ne me plait guère.

En effet, l'ayant senti sur une collègue de bureau, je peux vous affirmer que ce n'est pas un parfum pour moi car il est beaucoup trop envahissant. C'est le genre de parfum de "cocotte" qui peut vite devenir vulgaire si on s'en asperge avec peu de parcimonie.

Je lui trouve certes de belles qualités, mais il reste très difficile à supporter sur le long terme.

 

A mon avis, comme d'habitude, j'ai été sensible à la publicité. Pour incarner Hypnotic Poison Eau sensuelle, le service marketing-communication de Dior a opté pour la belle Monica Bellucci (encore elle me direz vous).

Bien que très "photoshoppée", le visuel est impactant : un faciès sensuel en diable, des couleurs non moins attrayantes, et surtout, un flacon précieux entouré d'une des plus belles fleurs qui soit, l'orchidée.

 

Donc en ce samedi pluvieux, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que de courir chez "Marion Naud" pour me délecter de nouvelles inspirations pour mon blog.

Et le flacon de ce parfum m'a fait de l'oeil. Alors je m'en suis approchée.

J'ai donc testé ce jus sur ma peau, et là, ça a été magique. J'ai éeté comme envoûtée par cette Eau sensuelle qui, tout en ayant une parenté sans équivoque avec le jus initial, s'avérait beaucoup plus portable et supportable. Je lui ai d'ailleurs trouvé une parenté insoupçonnée avec L'instant Magic de Guerlain, peut être conférée par cette note cocon mélange de musc, de d'amande et de lait.

Mais ce qui est frappant dans ce parfum, c'est la profusion de matières. Bien que le résultat soit à mon sens plus rond que la version de base, quand on se concentre on ne peut que s'étonner de la richesse olfactive qu'il suppose. Je ne saurais trop dire si cette richesse est plus due au nombre de matières ou à leur qualité olfactive, mais il n'empêche que je sois sous le charme.

 

En terme d'évolution, là aussi, cela me paraît vertueux ...

En note de tête, ce sont les fleurs qui nous attirent : la fleur d'oranger tout d'abord, si mystérieuse, entremêlée de brassées d'une rose rouge opulente et de notes d'ylang ultra érotisantes. Les hommes n'auront qu'à bien se tenir ...

Puis les notes de coeur se laissent deviner mais de manière facettée, avec au centre de ce tango hypnotique, la tubéreuse redevenue tendance cette année. Un accord orchidée légèrement vert allège quelque peu cette potion d'amour.

En notes de fond, le très lacté santal s'exprime sans complexe au milieu d'autres notes tout aussi troublantes de vanille et de muscs crémeux.

 

En conclusion, ce joli Floriental ravira les adeptes de notes captivantes sans pour autant sombrer dans l'excès.

Et ce parfum est parmi quelques autres triés sur le volet, la preuve que tous les flankers ne sont pas à jeter, et que les parfumeurs peuvent aussi être très inspirés, même en partant de l'existant. Est ce dû à son égérie, la perfection faite femme ?

Il ne fait pas parti de ma wish list pour le moment, mais je serai heureuse de le sentir au détour d'une rue sur une femme aussi sexy et élégante que Monica.

N'hésitez pas à aller le sentir !

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 20:48

Je peux le dire et j'ai envie de vous l'annoncer haut et fort : le grand saut c'est pour lundi ... Enfin si j'arrive à passer outre les bouleversements de la grève !

 

En effet, lundi, je prends des fonctions complémentaires au sein de mon job, lesquelles me permettront d'échanger autour du parfum (désolés pour ceux qui pensaient que j'étais enceinte ou que mon chéri m'avait demandée en mariage, fausse alerte ! ).

 

Private joke (Mon chéri non, remets toi je te l'aurais annoncé avant quand même si j'attendais un bébé, enfin ! Respire !!!)

 

C'est un enjeu important pour moi tant au niveau professionnel que personnel.

Donc je suis certes un peu angoissée, mais aussi très excitée à l'idée de ce partage autour de l'un des mes thèmes favoris.

 

Souhaitez moi bonne chance !

A très vite,

 

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 20:55

 CacharelLouLou.jpg

 

 

J'ai découvert Loulou de par la transmission parfumée familiale, si je puis dire.

En effet, que ce soit ma mère, ma grand mère ou encore ma tante, toute la famille est "au parfum".

 

Ma tante cependant, avait une tendance boulimique. Acheteuse compulsive, elle avait fait l'acquisition de nombreux parfums qui, au bout de quelques semaines, ont fini pour la plupart chez ses copines et autres femmes de son entourage car elle ne les appréciait plus.

 

C'est ainsi qu'elle a pu faire des heureuses. Ma soeur était l'une d'elles. Elle lui avait offert Loulou alors que cette dernière n'avait pas encore quinze ans.

Je me rappelle qu'elle le portait assez souvent et que tout le monde la complimentait à ce sujet. Même quand elle allait à la boulangerie, elle faisait sensation.

 

Et moi, je rêvais de grandir vite pour l'imiter.

 

Dans ma mémoire, Loulou avait quelque d'envoûtant, un côté à la fois sirupeux, gourmand, mais aussi une certaine classe. C'était un parfum qui, à mon sens, ne ressemblait à aucun autre. Oriental floral et goumand, je pense qu'il a ouvert la porte aux Angel et autres Lolita Lempicka.

Mais surtout, il a signé la patte olfactive de Cacharel, avec ce mélange d'innocence et de séduction que les femmes enfants savent si bien manier.

 

En termes olfactifs, Loulou cumule les notes addictives : anis et badiane, tubéreuse, fleur d'oranger, fève tonka, benjoin, vanille. Que de belles matières, si typées, qui lui confèrent son caractère un brin racoleur mais surtout très typé.

A ceci vient se mêler un sirop cristallin à base de fruits tels que la prune et les fruits rouges, pour un effet liqueur si tentant !

Enfin, sensualité et féminité s'expriment au travers des fleurs telles que la violette (ici plus verte que "bonbon"), l'iris aux notes poudrées boisées et l'ylang sexy en diable.

Et les muscs renforcent cette facette poudrée, évitant à ce parfum l'écoeurement que l'on pourrait imaginer.

En résumé, le tout donne une harmonie magnifique, comme une chanson bien calibrée qui ne sortirait plus de nos esprits ravis.

 

Pour l'anecdote : lancé en 1987, ce jus aurait été inspiré par la personnalité très colorée de Louise Brooks, une actrice en vogue dans les années 1920.

 

J'avoue que même si c'est un parfum difficile à porter au quotidien car très opulent, j'ai été ravie quand ma soeur a voulu ce séparer du divin flacon.

Et je ne me lasse pas de le sortir lors d'occasions particulières comme un bon cognac qu'on utilise avec parcimonie.

Pourvu que Cacharel (L'Oréal) ne le supprime pas !

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