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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:00
Une journée sous le signe du cuir ... avec Charlie WinstonUne journée sous le signe du cuir ... avec Charlie Winston
Une journée sous le signe du cuir ... avec Charlie WinstonUne journée sous le signe du cuir ... avec Charlie WinstonUne journée sous le signe du cuir ... avec Charlie Winston

Bien, que les choses soient claires, n'allez pas vous imaginer des histoires graveleuses, je parle principalement d'une inoubliable journée placée sous le signe des parfums aux facettes cuirées.

Comme je l'avais indiqué en introduction de mon précédent billet, après avoir écrit l'article sur Charlie Winston et les parfums qui lui siéraient à mes yeux, j'ai eu du mal à reprendre la plume pour diverses raisons.

Par ailleurs, comme je l'avais dit en conclusion dudit article, même si j'adorais déjà Charlie auparavant en tant qu'artiste, j'étais tombée littéralement sous le charme du showman mais aussi de l'homme qu'il y avait sous le chapeau. De ce fait, je ne rêvais que d'une chose : le revoir très vite sur scène et peut être avoir la chance de le croiser et d’échanger quelques mots.

Tout l'été 2015 fut rythmé par les divers festivals où Charlie et son groupe officiaient, mais malheureusement je n'avais pas réussi à retourner le voir. Puis, alors que j'espérais secrètement qu'il repasse dans ma région, j'ai appris qu'une banque bien connue (dont le code couleur est le vert avec une touche de rouge, vous verrez certainement de qui je parle) organisait un tremplin musical parrainé par Charlie Winston et couronné par une série de concerts privés dans la région Rhône Alpes. Je vous laisse deviner mon état de transe, d'autant plus que j'ai des contacts dans cette région (je m'y rends donc très souvent).

Pour assister à l'un des concerts, il fallait voter pour son jeune talent favori et à la fin du concours, les places étaient attribuées par tirage au sort parmi les votants. Après quelques sueurs froides au premier tour, j'ai eu la chance de récupérer des entrées lors de la remise en jeu de places non téléchargées à la veille du concert. Comble du bonheur, j'ai également gagné un pass backstage pour assister à la fin des balances et pouvoir approcher Charlie quelques instants à l'occasion d'une petite séance de dédicaces.

Très fébrile le matin de mon départ, je bouclais mon sac de voyage et m'apprêtais à prendre la route quand je me suis rendu compte que j'avais oublié de me parfumer. Comme c'était une journée assez atypique et unique qui m'attendait, j'ai souhaité porter un parfum auquel peu de souvenirs étaient rattachés, pour la rendre encore plus mémorable ensuite. Ce fut donc Kelly Calèche d'Hermès (que je venais tout juste de recevoir après l'avoir redécouvert et finalement apprécié). En effet, pendant longtemps les notes de tête très fruitées et acidulées avaient influencé assez négativement mon opinion sur cette fragrance jusqu'à ce jour d'octobre 2015 où j'avais retesté tous les Hermès de ma parfumerie de quartier. Quand j'avais essayé Kelly Calèche, j'avais à cœur de comprendre cette fois en quoi il se rapprochait du chef d’œuvre qu'est Calèche à mes yeux. Étrangement ce jour là, la tête fruitée s'était évanouie très vite pour laisser place à un cuir velouté et irisé. J'étais tellement étonnée de le trouver plaisant que j'avais souhaité le porter sur peau pour mieux appréhender l'alchimie entre ses différentes facettes et la "matière humaine". Il s'était révélé surprenant, certes moins signé et moins élégant que Calèche, cependant j'avais apprécié son originalité et son élégance par rapport à nombre de parfums pour "jeunes femmes". C'est ainsi qu'il avait complété ma collection !

Il fut donc désigné pour être mon parfum du jour (ou en tout cas, le premier à marquer olfactivement parlant cette journée que j'attendais avec impatience, autant que je l'appréhendais). Durant les heures de trajet en voiture qui me séparaient du lieu de l'événement, Charlie et mes autres favoris musicaux me guidèrent sur la route et Kelly Calèche marquait de ses effluves crémeux et poudrés cette matinée pluvieuse pleine de promesses.

Mais ce jus d'Hermès ne fut pas l'unique à marquer au fer rouge sur ma peau cette journée. En effet, alors que les heures défilaient suite à mon arrivée sur place, mon hôte me proposa de me rafraîchir avant le concert si je le souhaitais ; j'avais accepté sans hésitation. Si je n'ai aucun souvenir des produits de douche utilisés ce jour là (peut être un gel moussant à la rose, sans certitude), à la sortie du bain je me rappelle avoir hésité entre les deux échantillons de parfum que j'avais amenés. J'avais ainsi un dilemme à résoudre entre :

- Iris Prima de Penhaligon's (qui était un peu dans la même veine que Kelly Calèche) : un cuir souple et velouté agrémenté de notes florales fraîches et fruitées qui lui conféraient une fraîcheur pimpante et un peu de dynamisme, mais aussi un rien de poésie mélancolique.

- Volutes de Diptyque (EDT) que j'avais décanté dans un vaporisateur de voyage avant mon départ dans cette optique. J'adorais ce parfum si caractéristique où le cuir irisé côtoie le tabac et l'immortelle, se fait boisé, baumé, mais aussi légèrement épicé et se pare d'une touche miellée bien équilibrée.

Mais je me retrouvais confrontée à deux problèmes : l'heure avait filé et il fallait que je rejoigne mon covoiturage dans les cinq minutes qui suivaient donc peu de temps pour décider ; par ailleurs, mon flacon de Volutes était resté dans mon sac à main dans l'entrée du domicile de mon hôte, donc aller le chercher impliquait (en plus de perdre du temps) de traverser la maison en petite tenue, ce qui n'était pas concevable. J'ai donc opté pour l'efficacité et ainsi pour l'éclatant mais non moins plaisant Iris Prima (so british, qui plus est !).

Quelques minutes plus tard, je rejoignais mon covoiturage comme prévu, en route pour rencontrer Charlie ! Plus l'heure approchait et plus je trépignais, cependant je commençais à retrouver les travers de mon chronique manque de confiance en moi. Je me demandais si je rêvais, si Charlie allait bien être au rendez vous, si j'allais réussir à trouver mes mots malgré l'émotion (en anglais de surcroît) ...

Puis, juste avant de m'élancer vers l'inconnu, j'ai vaporisé sur mon poignet un spray réconfortant de Volutes, pris une grande inspiration et nous avons gambadé jusqu'à la salle de spectacle (en nous perdant en route, bien évidemment).

Une fois sur place, les organisateurs nous ont pris en charge gentiment, nous avons dû attendre un moment qui m'a paru interminable avant d'accéder aux backstages. Evidemment, j'ai commencé à trépigner de nouveau jusqu'à ce que j'aperçoive par le hublot de la porte, la silhouette si reconnaissable de cette personne que j'admirais tant : Charlie Winston bien entendu. Affublé de son authentique chapeau noir à ruban gros grain grignoté par un chien (époque Hobo pour les connaisseurs) et d'un ensemble en jean, il était fidèle à lui-même : chic et décontracté. Quand il est entré dans la salle d'interview, tout le petit groupe s'est tu, comme hypnotisé par l'apparition de cet homme si charismatique. Je me suis fait la réflexion en le voyant de si près qu'il était encore plus grand que je ne me l'étais imaginé (à vue de nez, je dirais 1 mètre 90 environ). En effet, même s'il m'avait frôlée durant son passage en fosse lors du précédent concert, ce jour-là il m'avait semblé encore plus élancé. Les présentations ont été faites très rapidement, puis nous avons commencé à défiler. J'ai failli me lancer la première mais j'ai été devancée, si bien qu'ensuite j'étais comme paralysée, incapable d'avancer vers lui. J'ai donc laissé passer les trois quarts du groupe avant de me décider et je ne savais toujours pas dans quelle langue j'allais lui parler. Finalement, je l'ai salué en anglais et j'ai tenté la conversation complète dans la langue de Shakespeare malgré mon effervescence intérieure (je vous laisse imaginer mon état). Mais fidèle à l'image qu'il renvoie, Charlie s'est montré très gentil et bienveillant. Il a essayé de me mettre à l'aise, si bien que nous avons finalement échangé durant cinq bonnes minutes, presque comme deux amis. J'ai réussi à lui dire presque tout ce que je souhaitais, nous avons discuté avec beaucoup de simplicité et bien ri aussi ; en bref j'ai passé un moment intense et fort agréable avec lui.

Avec l'émotion, je sentais la chaleur de mon corps diffuser par instant les effluves de Volutes ou d'Iris Prima, si bien qu'au moment où nous avons parlé de mon article traitant de Charlie et les parfums que j'avais imaginés pour lui, j'ai décidé de lui donner mon vaporisateur de sac de Volutes de Diptyque (il était en effet sur la liste des parfums qui me semblaient coller à sa personnalité). Il a semblé surpris, se demandait de quoi il s'agissait et pour ne pas le monopoliser davantage (j'entendais soupirer certaines personnes car nous passions un peu de temps ensemble), je lui ai dit que je lui écrirais un message à mon retour pour lui expliquer s'il le souhaitait.

Nous avons fini par nous laisser, Charlie m'a souhaité de bien profiter du concert et nous nous sommes mutuellement remerciés pour notre rencontre. Très émue par cet échange qui allait au delà de ce que j'avais pu imaginer, je n'arrivais pas trop à redescendre de mon nuage, jusqu'à ce qu'on nous demande de ressortir des backstages dans le froid de novembre, avant de rentrer dans la salle de concert.

Le spectacle fut aussi exceptionnel que le reste de la journée et la setlist un peu modifiée par rapport au précédent concert auquel j'avais assisté. Apparemment Charlie avait attrapé froid (nous l'avons su le lendemain) mais il était aussi talentueux et généreux que d'habitude. Nombre de spectateurs étaient venus un peu par hasard pour accompagner un proche qui avait gagné des places, mais dès la deuxième chanson, Charlie les a conquis. L'ambiance était bon enfant dans la fosse comme dans les gradins, les "Charlie je t'aime! " fusaient (et pas seulement de la part des femmes), tous les âges fusionnaient pour faire la fête avec lui. Charlie et son groupe semblaient aussi se régaler ... et moi j'étais si heureuse ! Comme toujours, le temps a filé beaucoup trop vite, la fin du concert était déjà arrivée et je rentrais dormir chez mes amis avec le cœur palpitant. Comme la dernière fois, il m'a été très difficile de trouver le sommeil après cette merveilleuse journée. Je me suis repassé en boucle le film des événements et les effluves cuirés des divers instants de grâce vécus se sont également rappelés à mon souvenir, comme de fidèles compagnons de route.

Même si je n'avais pas forcément fait la sélection des fragrances sur cette base, je me suis aperçu dans mon demi-sommeil que les trois parfums portés ce jour là étaient des cuirés. Il est également vrai que dans mon premier article sur Charlie, j'avais longuement insisté sur son côté dandy et donc sur le fait que je le voyais bien porter des parfums composés d'accords autour de l'iris et du cuir. Cette sélection était donc inconsciente mais logique pour agrémenter ma journée aux côtés du beau british. Désormais, à chaque fois que je porte à nouveau l'un d'entre eux, je revis quelques instants de notre rencontre et cela me procure un bien-être infini.

J'ose espérer que Volutes lui a plu autant qu'à moi et qu'il a passé en ma compagnie un moment presque aussi agréable que ce que j'ai vécu. Je donnerais beaucoup pour avoir la chance de passer une journée à ses côtés, car il est un homme talentueux, humain, cultivé, inspirant et simple, le tout agrémenté d'une gentillesse authentique et d'un humour irrésistible. Je sais qu'il est compliqué de comprendre mes ressentis quand on n'a pas eu la chance de vivre ce genre de rencontres qui changent une existence. Très sincèrement, je vous souhaite de connaître ce bonheur au moins une fois. Il n'est pas question d'amour dans le sens galvaudé du terme, plutôt d'une admiration et d'une tendresse infinie pour l'homme qu'il est. Il est le grand frère que j'aurais aimé avoir, en un sens.

Par ailleurs, qu'il s'agisse de Volutes, des plus "féminins" Kelly Calèche ou Iris Prima, ces trois fragrances incarnent à leur manière l'homme qu'il est, ce mélange de sophistication et d'évidence. Pendant trop longtemps (Too long, les Charliestas comprendront), je me suis contentée d'écouter sa belle voix et sa musique guérisseuse. Il m'a fallu creuser un peu et le déclic de la scène pour aller à la rencontre de l'homme. Il en a été de même pour ces parfums, pendant longtemps j'ai failli passer au travers, mais j'ai décidé de lever leur masque, j'ai découvert leur vrai visage et vu naître une inclinaison qui résonne encore en moi. Ils m'ont alors accompagnée dans l'un des plus beaux jours de ma vie et m'ont rappelé que l'existence n'est rien sans de belles rencontres ...

 

PS : Merci encore à mon "ange gardien", mon étoile, Charlie, pour tout ce que tu apportes dans ma vie sans t'en douter. Tu as beaucoup de talent mais avant tout une très belle âme.

J'en profite aussi pour te souhaiter un heureux anniversaire auprès de ceux que tu aimes.

 

PS2 : Je viens d'avoir la chance de revoir CW dans les montagnes grenobloises cet été et il s'est montré tout autant adorable que la première fois, tel un rayon de soleil, un semeur de rêves et de bonheur. Cela dit, pour l'anecdote, ce jour-là j'avais choisi l'Eau de campagne de Sisley (du grand Jean Claude Ellena), pour m'adapter à la chaleur étouffante du climat isérois, parée de sa fraîcheur et de ses effluves de feuilles froissées, de tomate et de basilic. Il s'est montré parfaitement adapté à cette journée en plein air avec mes amies et au rire taquin de Charlie quand nous l'avons croisé ... Je l'adore encore plus depuis ce jour ! (le parfum ... et Charlie bien entendu ! :-P ). Mais le cuir n'était pas loin car mon t-shirt avait conservé (malgré le lavage) quelques notes cuirées fruitées emblématiques de la Colonia Leather d'Acqua di Parma ! Quand je vous dis qu'il n'y a pas de hasard ...

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 18:30

cadeau.jpg

 

Il m'a fallu plusieurs semaines pour arriver à trouver le sujet de mon nouvel article.

Finalement, une fois de plus, c'est la vie qui m'a donné l'inspiration ...

 

L'une de mes amies les plus chères (pour ne pas dire ma meilleure amie "ie") est née en mai et cette année je souhaitais lui faire un vrai beau cadeau.

Après avoir hésité entre plusieurs pistes, je finis par me dire que lui offrir un parfum était ce qui me semblait le mieux venu. Mais cela s'avérait difficile comme challenge à relever.

En effet pour moi le parfum fait partie intégrante de la personnalité, donc il ne faut pas se tromper.

 

Mais avec ma copine que je côtoie depuis de nombreuses années, avec qui j'ai partagé joies et peines, c'est un peu plus aisé que la moyenne.

 

Tout d'abord elle a été une des premières lectrices de ce blog, et m'a souvent fait part de ses réactions suite à mes articles.

Je l'ai également aidée à choisir son précédent parfum donc je connais plutôt bien son profil olfactif.

 

Mais là l'exercice était quand même périlleux car j'allais devoir le choisir pour elle cette fois.

 

Je gardais plusieurs parfums en tête car je savais son goût pour les compositions florales aux notes de rose, de jasmin ou de fleur d'oranger.

Je sais également que c'est une personne qui est à la fois coquette mais naturelle, pétillante mais qui aime la discrétion.

Je décidais donc d'éliminer Cinéma d'YSL qui me semble tout à coup trop sophistiqué.


N'arrivant pas à me décider, je lui demande d'aller en parfumerie pour me donner sa shortlist. Ce qu'elle finit par faire.

Sans grande surprise, elle me dit son intérêt pour 2 jus Hermès. J'avais déjà intégré son intérêt pour l'écriture de JC Ellena, donc cela me conforta dans l'idée que j'étais sur la bonne voie.

Elle me parla également d'Ange ou démon le Secret et là je fus surprise car ce jus ne m'avait laissé aucun souvenir marquant. Mais je choisis de le sentir à nouveau au cas où.

Enfin elle avait ajouté Candy de Prada mais étrangement je ne la voyais pas le porter car assez opulent malgré sa distinction. Je choisis de l'éliminer de la liste.

Puis elle me parla de Mademoiselle Ricci, et j'ai été interpelée car c'est le type de fragrance que spontanément j'avais rêvé pour elle. En effet je la vois très bien porter ce style de jus poudrés et délicats, qui mettent bien en exergue sa grande sensibilité intérieure. Discrète mais qui mérite le détour !

 

J'ai donc décidé de me rendre en parfumerie afin de trancher.

D'ores et déjà, j'hésitais surtout entre Jour d'Hermès et Mademoiselle Ricci car le Secret m'a paru de nouveau assez fade, très "agrume" et vaguement fleuri ensuite.

J'ai donc mis en concurrence ces 2 finalistes sur touche dans un premier temps, sans parvenir à me décider. Mais une fois testés sur peau, je trouvais que Mademoiselle Ricci était beaucoup moins linéaire que Jour, il dévoilait petit à petit ses facettes et s'avérait d'une certaine ténacité qui me semblait plus coller avec l'image que j'avais de mon amie. Aussi, ses facettes de rose poudrée me semblaient être totalement dans son univers olfactif de prédilection.

Après une bonne demi heure passée dans la boutique, je me décidai donc pour Mademoiselle Ricci.

 

Résultat des courses : elle a cautionné mon choix, le jus lui a beaucoup plu, ainsi qu'à son compagnon.

Pari gagné cette fois ci !

 

 

Il me faut avouer que même si je trouve l'exercice difficile, j'aime m'y atteler. Je n'étais donc pas à mon coup d'essai.

En effet, quand il m'est possible de bien connaître les goûts de la personne en question, cela ne me pose aucun souci de lui suggérer des jus qui peuvent lui plaire.

 

C'est ainsi qu'à Noël j'ai été mandatée pour trouver un jus complémentaire à un jeune homme au nez assez aiguisé et exigeant, que j'ai fini par aiguiller vers Avant garde de Lanvin, une belle fougère orientale riche et classieuse.

 

Aussi, il est assez fréquent que je propose à mon compagnon des jus que je le verrais bien porter car appartenant à son univers olfactif et dotés d'une réelle signature (selon ses attentes). Plus rarement je lui offre de manière spontanée des flacons de parfums qui m'ont semblé lui convenir.

Pour le moment, il m'a confirmé que c'était une réussite.

 

Enfin, j'ai de nombreuses connaissances ou copains qui en sachant ma passion pour le parfum, me demandent conseil pour le choix de leurs prochains achats.

Et il est, sans vouloir me vanter, très fréquent que je tombe dans le mille.

 

En bref je pense que si les conseillères des parfumeries de chaînes prenaient plus en compte les réelles attentes de leurs clients, il serait plus simple d'offrir un parfum (ou simplement de trouver un parfum proche de ce qu'on est).

Ce n'est pas chose impossible, j'en suis la preuve, mais cela demande un temps de réflexion conséquent et nécessite de réellement chercher à cerner la personne à qui s'adressera le parfum.

Se faire discrètement conforter dans ses choix est aussi une manière de sécuriser la décision finale, comme je me suis permis de le faire avec mon amie.

 

Si vous souhaitez vous lancer, bon courage et bonne chance à vous, et n'oubliez pas que comme un parfum, sans émotion un cadeau n'est rien !

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 17:40

 

magie.jpg

 

J'aime le parfum depuis si longtemps que je n'ai de cesse de vouloir créer mes propres jus.

Déjà toute petite avec ma soeur, nous faisons macérer des pétales de roses fuschia au parfum délicieux, et nous coupions cela à l'alcool pour espérer s'en délecter longtemps.

Après coup, je me dis qu'en fait ça sentait un peu la vieille rose anglaise avec ce côté 'pot-pourri'. Mais à l'époque nous étions fières de nos créations.

Un peu plus tard, je préparais des sortes de teintures mères de cannelle et d'épices sans même connaître le sens de ce mot.

 

Puis le temps passa, je ne m'adonnais plus à ce genre d'expériences, bien que l'intérêt fut croissant.

 

Puis le hasard ou le destin, qui le sait, voulut que je travaille en lien avec la parfumerie.

Mes connaissances s'accrurent, ma passion prit une toute autre tournure et lorsque j'eus la chance de participer à un atelier formulation, la satisfaction du travail achevé et la curiosité se développèrent en moi.

Il s'en suivit l'envie de sauter le pas, qui dura quelques années.

Et puis un jour, j'ai eu une pulsion qui me conduit à acheter quelques matières naturelles qui m'inspiraient.

Mais étrangement, impossible de commencer mes travaux, je n'arrivais pas à coucher quoi que ce soit sur le papier.

Pourtant je savais plus ou moins les thèmes sur lesquels je souhaitais travailler, mais j'avais du mail à me lancer. Mon petit carnet restait désespérément vierge.

 

Pourquoi me dis je ?

 

Tout d'abord car je respecte au plus haut point le métier de parfumeur. Et donc je sais que je ne vais pas créer le parfum du siècle comme ça, avec mes 10 pauvres matières premières et mon absence d'expérience dans la création pure et dure.

 

Mais il y avait autre chose ...

 

Et soudain je fis le lien avec l'écriture, une de mes autres passions.

J'avais également l'angoisse de la page blanche. Le manque de temps pour moi me rend beaucoup moins créative, donc je vais plus lentement pour créer, et j'angoisse à l'idée même de sècher, de manquer d'inspiration.

 

Cela dit je sais que c'est passager, il me manque juste un déclencheur, un regard, une impression, un souvenir ...

Je sais qu'il va arriver tôt ou tard, et là mon parfum pourra s'exprimer sans barrière, paisiblement ...

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 17:31

 

  azzaro-pour-homme-elixir-8292-2.jpg

 

Pour changer un petit peu, je vais aborder ici un thème débat sur les matières premières de la sensualité.

 

Pour l'historique cette idée d'article m'est venue suite à une session olfaction dans une parfumerie lambda.

Puis elle s'est renforcée quand j'ai porté à quelques jours d'intervalle, des parfums d'une grande volupté.

Cela m'a remémoré diverses discussions avec des collègues suite à des désaccords sur la définition olfactive de la sensualité.

 

Tout cela pour en arriver à une conclusion certes non révolutionnaire mais tellement vraie : le parfum est d'une subjectivité telle qu'il en est difficile de trancher sur certains concepts, comme la fraîcheur ou encore la sensualité.

Et cela, c'est une composante qui rend assez ridicules les idées marketing préconçues.

En effet, selon moi, la sensualité d'un parfum dépend énormément de notre vécu. Ce n'est donc pas prévisible ni quantifiable.

 

Je pense que parmi les favorites cependant si nous devions en sélectionner quelques unes, je dirai que la vanille arrive en tête, pour tout sexe confondu, ainsi que des ingrédients ayant une similitude avec cette dernière.

Ensuite peut être des notes boisées comme le santal, le cèdre, le patchouli ou encore le vétiver (positionnées comme étant plus masculines).

Je citerai également pour certaines personnes les notes animales mêlées à des bois, de tabac ou à des accords légèrement cuirés / fumés.

Plus féminines, les notes de fleurs ont parfois un pouvoir d'attraction sans précédent comme la très réputée tubéreuse, la fleur d'oranger voire la rose quand elle est bien accompagnée.

 

Plus personnellement, outre les notes vanillées et boisées, une matière très spécifique me fait tomber : la fève tonka.

On la retrouve dans un certain nombre de créations et je la repère en général dès la première olfaction.

Très étrangement, elle est souvent présente soit dans les parfums des hommes de ma vie (Le Mâle, Body Kouros, Midnight in Paris par exemple) , soit dans mes jus séducteurs aux facettes orientales (Amor Amor, Loulou, Infusion d'Iris Absolue pour ne citer qu'eux). C'est ma matière fétiche, celle qui me bouleverse au plus haut point.

 

Aussi, je ne peux parler attractivité sans évoquer un grand classique, l'accord chypré qui à lui seul cristallise une certaine idée de la sensualité olfactive. Je parle bien entendu de l'accord d'antan, celui qui avait un vrai potentiel de séduction avec son mélange de fleurs, de mousse de chêne et de patchouli, parfois ourlé d'un peu de fruits sans trop de sucre, pour un effet prune cuiré du plus bel effet !

 

En bref, la séduction était l'une des grandes motivations à porter un parfum, le champ des possibles est multiples d'où parfois l'impression qu'on nous vend de la sensualité à tout crin (alors que le jus en question est souvent juste abominable).

 

Bref, assez parlé, je vous laisse la parole pour rentrer dans cette discussion qui, je l'espère, saura vous inspirer ...

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:38

parfum_dior_LVMH-200x200.jpg

 

Je ne sais pas si vous avez eu vent de la nouvelle depuis le milieu d'année 2011 mais LVMH, grand groupe influent du luxe français exploitant de marques de parfums telles Dior, Givenchy, Guerlain ou encore Kenzo pour les plus influentes, a pris une décision qui est en train de révolutionner l'industrie de la parfumerie.

Cependant, il ne s'agit nullement d'une invention majeure qui aiderait à redonner foi en la parfumerie. Au contraire, leur décision risque d'impacter grandement le rapport aux marques de parfums et la fidélité du consommateur.

 

"Quelle est cette décision si cruelle ?" se demandent ceux qui n'ont pas encore eu l'information.

Pour faire simple, LVMH a décidé que leurs formules de parfums n'allaient plus appartenir aux maisons de composition (Givaudan, Firmenich, IFF, Charabot et cie).

Dit comme cela, on peut se dire qu'ils ont raison. Sur le papier cela semble bénéfique pour une plus grande liberté d'action et une meilleure maîtrise de la qualité comme du secret des parfums.

Mais le souci, c'est qu'en rapatriant la formulation et la fabrication des parfums chez eux, cela implique nécessairement des reformulations, et ce, pour 2 raisons :

- parce qu'ils n'ont pas la formule exacte (celle ci est détenue par la société qui a créé le jus) et ne veulent pas non plus l'avoir pour éviter les ennuis juridiques

- parce qu'ils ne souhaitent pas approvisionner et stocker autant de matières premières que les sociétés de parfumeurs

 

C'est ainsi que de grands succès comme J'adore, Dior Homme, Miss Dior Chérie et autres piliers ont été remaniés certainement dans l'urgence et avec les moyens du bord.

Bien que je ne remette pas en cause la créativité et la qualité du travail des nez maison, je trouve cette pratique scandaleuse, car pour des consommateurs un tant soit peu fidèles à leur fragrance, ce lifting forcé ne passera pas inaperçu ...

On en a déjà fait les frais avec Miss Dior chérie modifié en un éclair et ayant par la même occasion perdu cette âme qui faisait sa différence.

Récemment, ma ami a racheté son Dior homme et nous n'avons pu que constater après coup sa reformulation, celle ci le privant là encore de sa personnalité olfactive. En gros c'est un autre parfum, au grand dam de mon chéri.

Le tout justifié biensûr par de mauvaises performances commerciales (tu m'en diras tant ...).

 

Combien d'autres jolis jus vont subir le même sort ? Sous quel délai ? Impossible de savoir.

Un conseil de ce fait : préférez les petites parfumeries de quartier si vous souhaitez vous stocker des anciennes versions, il est fort possible qu'en ayant une rotation des stocks moins forte, elles possèdent encore votre parfum fétiche.

 

Je trouve cela honteux pour le monde de la parfumerie auquel j'appartiens.

Déjà que l'on n'a d'autre choix que de subir les reformulations IFRA qui saccagent nombre de beaux jus, si en plus on est confrontés à des reformulations volontaires pour des économies de bout de chandelle, où va t on ? Comment peut on oser toucher à la composante principale du choix d'une fragrance, l'émotion, sans craindre de tout gâcher ? 

J'ose espérer que LVMH fera fausse route et s'en rendra compte avant qu'il ne soit trop tard et surtout, que cet acteur influent ne sera pas imité par ses concurrents ...

 

Si vous partagez mes craintes et refusez cette pratique de LVMH ainsi que les dérives de l'IFRA, je vous invite à aller signer la pétition suivante, lancée par mon confrère LCDP :

http://www.petitionduweb.com/Petition_stop_aux_reformulations_sauvages_-10138.html

J'ai l'espoir que l'on puisse faire un peu changer les choses, et protéger cette industrie encore bien portante en France ...

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:29

 

 

Eh oui, une fois n'est pas coutume, je vais râler ...

Mais là, j'en ai vraiment besoin !

 

En effet, pendant très longtemps, je n'ai eu aucune difficulté à entrer chez les grandes chaînes de parfumerie comme Seph..., Marionn... et les autres afin d'acquérir un parfum, ou simplement pour sentir.

 

Mais depuis quelques années, peut être est ce lié à mon exigence plus forte envers ces enseignes, je trouve qu'elles sont en partie responsable de la crise de la parfumerie.

 

Mes diverses expériences ont été si peu concluantes, que maintenant je préfère de loin aller dans des parfumeries plus confidentielles comme Une heure pour soi, Passion beauté ou carrément les petites parfumeries indépendantes.

 

La palme de l'imposture revient selon moi à Sephora, qui semble non seulement vouloir faire fuir les perfume addicts, mais aussi qui me paraî refuser tout progrès vers plus de professionnalisme.

 

Ci dessous un florilège de situations exaspérantes ...

 

  •  "Bonjour Madame, souhaitez vous un renseignement ?

- Euh oui, je cherche Love Intense de Chloé en 75ml, est ce que vous l'auriez ailleurs car ici il n'y a que le 50ml ? (je le pointe du doigt)

- Euh ... attendez je suis nouvelle je demande à ma collègue (la collègue en question vient, je lui fait la même demande)

- Euh ... Je ne sais pas, je vais regarder (elle ouvre les tiroirs sous le meuble présentoir) ...

Ah tenez le voilà ! (et me tend le Chloé classique)

- Ah non, ce n'est pas le bon.

- Si si, vous m'avez demandé le Chloé en 75ml !

- Non je vous ai demandé le Love, Chloé Intense en 75ml.

- Ah, je ne sais pas s'il existe, je vais demander ... (elle va demander à une autre vendeuse) Il n'existe pas, désolée.

- Eh bien merci  et au revoir alors !" (10 minutes plus tard, je n'ai pas plus avancé qu'à mon arrivée et surtout je suis outrée par la mauvaise connaissance produits des vendeuses)

 

  • Même jour, bien qu'énervée, je décide par dépit de prendre le 50ml, bien que préférant les grands formats.

Je me rends à la caisse, la personne me délivre un sourire peu franc, et prend mon produit pour l'encaisser.

Je lui demande gentiment si elle peut me mettre une miniature à la place des échantillons. Ce sur quoi, elle a le culot de me dire que je n'ai pas pris le 100ml. Je lui réponds qu'il n'existe pas, que le maximum c'est 75ml et que Sephora ne le propose apparemment pas, en ajoutant même que le prix du 50ml de ce parfum équivaut à un 100ml dans une autre gamme (ce qui est vrai). Alors qu'elle sait que j'ai raison et malgré ma carte de fidélité, elle refuse malgré tout de me la donner, soit disant parce que c'est la règle et me parle sur un ton méprisant.

Ebahie par tant de mauvais sens commerçant, je m'en vais en maugréant.

Puis arrivée à ma voiture, je fais machine arrière et vais me faire rembourser (pas envie de laisser mon argent à une mégère pareille).

 

  • Toujours dans la même foulée, je vais dans une autre parfumerie de l'enseigne. Je ne trouve toujours pas le 75ml de Love Intense, mais je décide quand même d'acheter le 50ml, pensant être tombée sur une idiote, un cas isolé, dans la précédente parfumerie. Mais le scénario évolue peu : refus systématique de donner une miniature, cette fois prétextant qu'elle n'en a plus car c'est après Noël (euh Noël c'était il y a un mois quand même ...). Ce qur quoi sa collègue d'en face ouvre un tiroir qui s'avère rempli de miniatures. Je lui fais remarquer mais elle me dit que c'est soi disant pour une opération spéciale (mouais ...).

 

  • Pour info, quelques jours plus tard, mon copain achète un parfum dans une parfumerie de chaîne plus confidentielle (qui devrait normalement avoir moins de miniatures en stock), et repars avec 2 miniatures pour l'achat d'un 30 ml seulement ...

 

  • J'arrive dans une parfumerie, je demande Angel le Goût du parfum. La vendeuse me tend le Angel classique. Je lui dis que je souhaite la série limitée cacao. Elle dit n'en avoir jamais entendu parler ... ça c'est de l'expertise parfum !
  • Ma mère va dans une parfumerie pour m'acheter Pure poison. La vendeuse s'étonne : "Mais elle a quel âge votre fille ?

- Vingt cinq ans.

- Mais non, c'est pas un parfum pour une jeune femme, prenez plutôt celui là ! (elle lui propose un Guess !?)

- Non non, ma fille veut celui là, merci !"

 

  • Je vais pour acheter mon Sicily, une vendeuse me propose de l'aide. Je lui explique mon souci : "Sicily est l'un de mes parfums préférés mais on ne le trouve plus facilement. Vous le vendiez il y a quelque temps, et là je ne le vois plus. Est ce que vous allez le recevoir à nouveau ?

- Non je ne crois pas. Par contre j'en connais un qui lui ressemble si vous voulez. (Et là elle me sort un flanker de Parisienne ! Euh, à part la rose et l'héliotrope bien que très clairsemé, je ne vois pas le rapport)

- Merci mais je pense que je vais commander par Internet ..."

 

  • Bref, en faisant le bilan de ces mésaventures et d'autres que j'ai choisi de taire, j'ai décidé d'écrire au plus mauvais élève, Sephora. Déjà, ils revendiquent un retour sous 24h, alors que je n'ai eu une réponse que 4 jours après (alors que j'avais écrit un lundi). Mais le plus risible était la réponse ! En gros : " Je suis très étonné de vos mésaventures dans nos boutiques (Il faut aller sur les forums mon bon monsieur et vous constaterez que ce n'est pas un cas isolé) ; concernant le mauvais accueil perçu je transmets au service concerné. Pour ce qui est des miniatures, sachez que nous en avons très peu de la part des marques en boutique" (Ouais, même pas vrai, car quand ils veulent, ils peuvent en donner à la pelle ; en outre, des enseignes avec moins de pouvoir de négociation en ont et en donnent. Pour finir, ayant travaillé pour une grande marque de parfums, je sais pertinemment que Sephora a droit chaque année à pléthore de miniatures à distribuer aux consommateurs sans condition).  Le mail s'est terminé ainsi avec une formule de politesse banale, sans aucun mot sur le manque d'expertise des vendeuses, apparemment cela ne les dérange pas ! :-)
  • Prendre autant les gens pour des jambons, ce n'est pas permis. En tout cas cela m'a donné l'occasion de faire le tri. Désormais, je n'irai chez eux qu'en cas d'extrême désespoir, ou juste pour sentir, je n'achèterai plus ! Et mon budget parfums annuel profitera à de petites parfumeries pour qui l'écoute client, le sens du commerce et la passion pour le parfum sont des maîtres mots.

Et vous, que pensez vous des grandes enseignes de parfumerie ? Avez vous des mésaventures à partager ?

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 17:45

cartons.jpg

 

Comme le savent certains, je déménage dans quelques semaines.

Ainsi j'ai la joie de commencer mes cartons.

Pour varier les plaisirs, j'ai ce week end alterné entre les diverses pièces à déménager.

J'ai fini par attaquer une des plus contraignantes : la salle de bain.

En effet, même si mettre les vêtements en cartons est pénible car il faut tout replier, veiller à ne pas enfermer les vêtements stratégiques etc, mais la salle de bain est tout aussi stratégique car elle demande un effort particulier pour moi, perfumista confirmée.

En effet, même si je me suis attaquée en premier lieu aux cosmétiques, l'heure de ranger le premier carton de parfums a été une épreuve très ardue.

 

Pourquoi me direz vous ?

 

Eh bien tout simplement car il a fallu que je fasse la part des choses entre les parfums agréables et les indispensables.

En résumé, ceux que je peux laisser de côté pendant quelques semaines sans ressentir de manque et ceux dont je ne peux me passer.

 

Au début, c'était assez rapide : les parfums à emballer en premier lieu me sont apparus spontanément. C'est par exemple le cas des flankers basiques et des floraux fruités sans grand engagement.

 

Puis il a fallu en choisir d'autres, pour réduire temporairement de moitié ma collection.

 

Et là, la tâche a été plus difficile. J'ai à regret rangé mes Molinard au profit de mes parfums Durance.

J'ai longtemps hésité entre les diverses déclinaisons de Lolita Lempicka, pour privilégier Minuit Noir et l'Eau du Désir.

J'ai choisi de conserver mes féminins d'Azzaro, mes parfums doudous. De délaisser mes parfums masculins un temps (ceux de mon chéri suffiront). D'emballer avec précaution mes dernières folies.

 

Mais bien entendu, sans hésiter, j'ai gardé à ma portée mes best : Sicily, Narciso, Amor Amor, L'instant Magic, Shalimar, Visit, Versence et Pure Poison par exemple.

 

Au bout d'une bonne heure, j'avais fini ma lourde épreuve, mais mon coeur était lourd de me séparer de mes jus, ces fidèles compagnons qui viennent donner des indices sur moi, ma personnalité, et finir ma tenue vestimentaire.

Je sais que ce n'est qu'un au revoir, mais c'est toujours difficile de se départir, même temporairement, de ces moteurs à émotions.

 

Et vous, si vous ne deviez garder qu'un ou deux parfums, lesquels conserveriez vous ?

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 18:41

 

gateau-d-anniversaire.jpg

 

 

Eh oui chers amis adeptes du parfums ou simples curieux, le blog de Papillon des senteurs fête ce jour sa première année d'existence !

 

Malgré les difficultés et parfois les critiques, j'ai su tenir bon et garder la flamme pour continuer d'écrire avec mon coeur.

 

Ainsi je vous remercie tous pour votre soutien (pour les plus fidèles lecteurs), pour votre fidélité à me lire et aussi pour vos suggestions, bien utiles parfois pour se lancer des nouveaux challenges.

 

J'ose espérer que mon blog continuera son envol sur Overblog, et que vous continuerait à suivre mes aventures parfumées encore longtemps.

 

Aujourd'hui est un jour de fête, donc fêtons le ensemble, et j'attends avec impatience vos commentaires.

 

Et qui sait, peut être que j'organiserai un de ces jours un concours pour vous faire gagner des parfums ?

 

Seul l'avenir parfumé le dira.

 

Allez, comme dirait YSL, à moi l'Yvresse, Champagne pour tout le monde ! lol

Et je me dépêche de souffler ma bougie (parfumée bien entendue) avant qu'elle ne fonde sur le bon gâteau au chocolat aux effluves chaleureux ... 

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 17:23

 P1010511.JPG    

 

 

Comme le savaient les privilégiés, j'étais en vacances la semaine précédente.

J'ai trouvé une offre spéciale pour un voyage en Turquie, et ce fut une vraie aubaine.

Mon nez obsessionnel s'est saisi à cette occasion, d'une opportunité de sentir autre chose, différemment.

 

Tout a commencé dans l'aéroport ...

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, j'ai commencé par tuer le temps avant l'embarquement dans les duty free.

Ayant travaillé dans le parfum, je sais pertinemment que c'est un circuit de distribution qui a littéralement explosé en même temps que le tourisme accessible.

Mais je ne peux m'empêcher de passer dans ces boutiques où l'on peut flâner dans un bon état d'esprit.

J'ai été assez surprise de constater que je n'étais pas la seule à ressentir le besoin de se sentir en vacances en testant dans ces boutiques un jus inhabituel.

 

C'est ainsi qu'une jeune femme cherchait avec sa soeur le parfum qui la sublimerait pendant ses congés, ainsi que le rouge à lèvres assorti.

Après maints essais, elle opta pour Escale à Portofino de Dior, un parfum que j'apprécie beaucoup.

 

Cela me tire un sourire, de voir à quel point l'olfactif nous met déjà dans un climat d'évasion.

 

De mon côté, j'avais depuis le début en tête le parfum que je porterai sur le vol de mes vacances : il s'agissait d'Infusion d'Iris de Prada, une fragrance qui me tente depuis fort longtemps mais pour laquelle je souhaitais prendre le temps du désir.

M'habituer à elle dans une situation un peu extrême (en effet, si on supporte son parfum pendant l'avion, on l'aimera encore davantage dans des situations plus habituelles) ; puis craquer quand ce sera le moment.

 

 

Dans la cabine, ses notes poudrées musquées m'ont accompagnée et réconfortée tout au long du vol.

 

Puis me voilà en Turquie ...

 

Tout d'abord je suis frappée par la chaleur lourde de l'aéroport.

Sur le quai dédié aux bus des tours opérateurs flottait une odeur de beignets en provenance directe des petits cafés snacks.

 

Puis en arrivant à la réception de l'hôtel, je sens un mélange d'effluves : embruns, lauriers roses et pins.

 

Quand les formalités administratives et l'installation furent finies, la mer m'appela à venir la rencontrer.

Les odeurs que je sentis avaient ce quelque chose d'éternel, elles me rappelaient des souvenirs de toujours.

 

Le lendemain, mon chéri m'avait réservé par surprise un gommage turc dans le spa de l'hôtel.

Le rituel me détendit totalement, et se termina par un massage à l'huile bronzante 100% naturelle, aux doux effluves de sésame, de coco et de cacao ...

 

Je ne vais pas vous détailler chacune des odeurs qui m'ont côtoyée tout au long de ce séjour mais je fus bouleversée par la richesse olfactive de ce voyage.

Entre les parfums des vacanciers que je reconnaissais sans problème, ceux plus affirmés des turcs, les mets épicés, le thé à la menthe et les parfums naturels telle cette merveille olfactive qu'est l'odeur des aiguilles de pins chauffées par le soleil, j'ai été comblée ...

 

Mais je ne saurais trop dire si cette acuité olfactive est liée à une variété d'odeurs encore plus grande que dans mon environnement natal ou alors à une perception décuplée par l'ambiance détendue et propice que sont les vacances ...

 

En tout cas, je n'oublierai jamais ce voyage parfumé ...

 

Pour terminer cette aventure olfactive, j'ai porté Essence de Narciso Rodriguez dans l'avion au départ de la Turquie, et même s'il n'arrive pas selon moi, à la hauteur de For Her, je lui trouve un côté cocon très rassurant et agréable, et donc idéal pour un retour de vacances ...

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 20:10

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Elle est somme toute assez loin, la Cologne du XVIIIème siècle enfantée par son aînée l'Eau de Hongrie.

 

De la Cologne 4711 à celle de Gian Maria Farina, une constante était conservée : un accord fondateur (bergamote, petit grain néroli et fleur d'oranger) au sein d'une composition légère (alcool à 70° maximum, moins de 5% de base parfumée).

Napoléon en raffolait en son temps, au point d'un mettre dans son bain et d'en ingérer dans un but thérapeuthique (l'alcool de parfumerie n'étant pas encore dénaturé en cette époque.

 

Je pense aussi, pour en avoir souvent discuté dans mon cercle de connaissances, que beaucoup d'entre nous ont eu le privilège d'être frictionnés au gant étant petits, par nos grands parents adeptes de la Cologne (celle ci servant de parfum abordable comme d'après rasage).

Dans certains pays, la Cologne est toujours considérée comme ayant une place importante pour l'hygiène corporelle (Turquie par exemple).

 

Ainsi la Cologne avait perdu de son éclat, considérée comme banale et vieillotte mais faisant tout de même le beurre de marques de GMS comme St Michel ou Bien être.

Puis elles revinrent sur le devant de la scène sous forme d'eaux de toilette emblématiques des héspéridés chyprés (Eau de Lancôme, Eau de Rochas, Eau d'Orange Verte d'Hermès) mais aussi d'eaux de soin (Eau dynamisante de Clarins, Eau vitale de Bien être, Aroma allegoria de Guerlain et Aroma Tonic de Lancôme).

On les appelait aussi eaux fraîches.

 

 

Puis vint la déferlante CK one de Calvin Klein, parfum présenté comme unisexe, mais n'étant au final qu'une Cologne rajeunie à base de muscs blancs.

 

 

COLOGNE.jpg

Et dans les années 2000, nous avons vécu un "revival" de la Cologne mais celui ci était assumé.

En effet, Mugler fut un précurseur en lançant sa Cologne (2001), mélange de propreté (agrumes et muscs savonneux) et d'animalité (molécule secrète S). Même si sa Cologne n'était pas parvenue à égaler le succès d'Angel, il a malgré lui ouvert la porte à de nouvelles créations, les "nouvelles Cologne".

 

Ainsi, que l'on parle des flankers sport ou Cologne de parfums à succès (Allure Homme en étant l'exemple parfait) ou de véritables collections confidentielles voire ultra sélectives (comme l'Eau de Gentiane blanche d'Hermès, Cologne blanche de Dior, Cologne Noir de Van Cleef ou encore les Splash de Marc Jacobs, les Cologne de Frédéric Malle ou Francis Kurkdjian), les Cologne sont revenues sur le devant de la scène et ont réussi à convaincre de nouveau les consommateurs (européens surtout).

 

 

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Des marques plus méconnues en ont aussi profité pour proposer de nouvelles gammes de parfums autour de ce thème.

Il est vrai que c'était une belle aubaine pour les marques positionnées comme authentiques (parfumeurs de Grasse, marques telles Acqua di Parma ou par exemple le très élégant et réussi quatuor de Cologne de Durance).

 

Enfin, trêve de bavardages, je suis vraiment conquise par cette tendance qui perdure et je vous conseille d'aller sentir diverses propositions des marques. Que vous soyez du style traditionnel ou plus moderne, adeptes du splash ou du vapo, vous trouverez forcément dans cette catégorie de parfums une composition qui vous accompagnera durant l'été de ses notes fraîches et toniques.

 

A consommer sans modération mais en veillant toutefois à éviter l'exposition au soleil après parfumage car, très naturelles, la plupart des Cologne contiennent des huiles essentielles d'agrumes photosensibilisantes.

 

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