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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 20:54

Ce soir je me lance dans l'écriture de mon humble avis sur un monstre de la parfumerie fine : l'Heure Bleue.

J'ai longtemps hésité car il n'est pas simple de toucher au Graal de nombreux perfumistas, mais bon, parfois il faut se lancer.

 

 

guerlain-parfum-heure-bleue.jpg

 

Créé en 1912, pour moi l'Heure Bleue est tout simplement le grand "frère" de Shalimar. Et quel grand frère.

C'est l'un des parfums qui a su toucher les consommateurs de tout âge et passer au travers des époques sans trop se compromettre ni lasser.

Bel oriental poudré, l'Heure bleue ne se laisse pas facilement apprivoiser, mais quand on prend la peine de le sentir avec attention, on apprécie sa différence et son raffinement délicieusement suranné.

 

Il me fait penser à ma grand mère quand elle était jeune, jolie femme simple mais dotée d'une élégance naturelle qui aurait pu l'emmener à Hollywood aux côtés des Marilyn et autres starlettes du cinéma d'antan.

Je me demande d'ailleurs si elle ne l'a pas porté, en belle amoureuse du parfum.

 

Attention ne vous méprenez pas, l'Heure bleue n'est pas un parfum purement cosmétique (genre qui a certes aussi beaucoup de charme et d'attrait, tel Ombre rose).

Ce beau Guerlain a le caractère typé de Shalimar, cette parenté évidente conférée par des notes florales baumées voire cuirées tel l'iris que l'on trouve au centre des deux compositions.

Pendant un instant, j'ai également été séduite par un accord boisé assez mystique mis en résonance avec les épices et aromates (clou de girofle en tête), mais celui ci s'atténue assez rapidement pour laisser de nouveau la vedette aux fleurs.

On distingue aisément trois types de notes florales dans l'Heure bleue : la romantique rose toute en nuance et en douceur, les solaires néroli et tubéreuse (ma bien aimée) et bien entendu, les notes sensuelles et très affirmées que sont l'iris et sa compagne l'héliotrope.

Le tout s'enrobe d'une étole de vanille et de musc, se pare de notes légèrement animalisées évocatrices de la Guerlinade, pour un parfum tout en équilibre, qui évoque finalement si bien les nuances d'une nuit d'été ...

 

Vous l'aurez compris, je suis amoureuse de ce jus, bien que comme Shalimar, il ait dû passer par la case reformulation.

Il reste néanmoins un magnifique parfum.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:00

filles-en-aiguilles.jpg

 

Filles en aiguilles est un joli Lutens lancé en 2009, basé sur un accord oriental boisé et travaillé autour de l'odeur du pin. Exercice difficile s'il en est !

 

Je crois en avoir déjà parlé lors de mon billet sur mes dernières vacances en Méditerranée : l'odeur du pin révélée par le soleil est l'une de mes madeleines olfactives.

J'ai toujours adoré cette odeur, synonyme de bien être car me renvoyant tout droit dans mon enfance, à l'époque où je partais sur la Côte avec mon père.

La route n'était pas aussi courte qu'actuellement pour aller à la plage, nous partions assez tôt et nous arrêtions très souvent sur les aires d'autoroutes pour une halte, avec brumisateur et pique nique sous les pins.

 

Quand j'ai senti Filles en aiguilles, j'ai tout d'abord été catapultée à ces instants de vie, récurrents dans mon enfance.

Mais une odeur légèrement salée de la composition me ramène aussi à nos minutes de repos en bord de mer, à côté de l'école de voile.

Mon père somnolait tandis que je profitais du soleil en commençant le livre de mes vacances.

Ainsi je sentais un mélange d'effluves irrésistible : la facette résineuse des pins parasols qui nous entouraient, les embruns qui remontaient doucement, le parfum sucré des vacancières qui passaient devant nous.

 

Mais ensuite, en retestant Filles en aiguilles, j'ai su ce qu'il m'évoquait de manière plus insidieuse ...

Il me transportait aussi dans mes années lycée, période durant laquelle je m'étais amourachée d'un jeune homme si différent de moi. C'était ce qu'on appelait un "Bab's", c'est à dire un néo baba cool, dreadlocks au vent, cool, artiste dans l'âme et éternel rebelle, qui jouait du djembé durant les intercours.

Il avait flashé sur moi, j'avais mis du temps à accepter mon attirance pour lui. Mais avec ma meilleure amie quand nous faisions les magasins, je ne pouvais m'empêcher d'entrer dans le genre de boutiques qu'il fréquentait, ornées d'articles de décoration du monde entier, et surtout, caractérisées par une bande son reggae - latino et une odeur d'encens qui embaumait dès le pas de porte passé.

Nous avons vécu deux courtes histoires ce jeune homme et moi, et ce qui est très étrange c'est que Filles en aiguilles me rappelle son odeur, sa peau.

 

En décortiquant le jus, je pense que cette réminscence est fortement liée à l'encens dans un premier temps (très présent tout au long de la composition), mais aussi à la facette fumée du vétiver en fond qui peut rappeler l'odeur du tabac froid. Je sens également une note animale qui ne me laisse pas de marbre, je dirais même qu'elle me perturbe comme ce garçon a pu me bouleverser à l'époque. Cette dernière se mêle aux épices pour un réel affolement des sens.

 

En revanche je n'arrive pas à faire le lien entre le pin, les fruits confits et la peau de cet homme, mais tout le reste suffit à me faire voyager et à qualifier ce Lutens de fidèle à la qualité et à l'audace qu'on était en droit d'attendre.

 

Même si je pense que c'est un parfum difficile à porter au quotidien, je ne peux que souligner le travail de l'artiste.

Quant au nom, il est juste merveilleusement trouvé rappelant tant la pinède que le côté séducteur du jus.

Attention, parfum hautement différenciant !

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 16:38

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Je ne sais pas si vous avez eu vent de la nouvelle depuis le milieu d'année 2011 mais LVMH, grand groupe influent du luxe français exploitant de marques de parfums telles Dior, Givenchy, Guerlain ou encore Kenzo pour les plus influentes, a pris une décision qui est en train de révolutionner l'industrie de la parfumerie.

Cependant, il ne s'agit nullement d'une invention majeure qui aiderait à redonner foi en la parfumerie. Au contraire, leur décision risque d'impacter grandement le rapport aux marques de parfums et la fidélité du consommateur.

 

"Quelle est cette décision si cruelle ?" se demandent ceux qui n'ont pas encore eu l'information.

Pour faire simple, LVMH a décidé que leurs formules de parfums n'allaient plus appartenir aux maisons de composition (Givaudan, Firmenich, IFF, Charabot et cie).

Dit comme cela, on peut se dire qu'ils ont raison. Sur le papier cela semble bénéfique pour une plus grande liberté d'action et une meilleure maîtrise de la qualité comme du secret des parfums.

Mais le souci, c'est qu'en rapatriant la formulation et la fabrication des parfums chez eux, cela implique nécessairement des reformulations, et ce, pour 2 raisons :

- parce qu'ils n'ont pas la formule exacte (celle ci est détenue par la société qui a créé le jus) et ne veulent pas non plus l'avoir pour éviter les ennuis juridiques

- parce qu'ils ne souhaitent pas approvisionner et stocker autant de matières premières que les sociétés de parfumeurs

 

C'est ainsi que de grands succès comme J'adore, Dior Homme, Miss Dior Chérie et autres piliers ont été remaniés certainement dans l'urgence et avec les moyens du bord.

Bien que je ne remette pas en cause la créativité et la qualité du travail des nez maison, je trouve cette pratique scandaleuse, car pour des consommateurs un tant soit peu fidèles à leur fragrance, ce lifting forcé ne passera pas inaperçu ...

On en a déjà fait les frais avec Miss Dior chérie modifié en un éclair et ayant par la même occasion perdu cette âme qui faisait sa différence.

Récemment, ma ami a racheté son Dior homme et nous n'avons pu que constater après coup sa reformulation, celle ci le privant là encore de sa personnalité olfactive. En gros c'est un autre parfum, au grand dam de mon chéri.

Le tout justifié biensûr par de mauvaises performances commerciales (tu m'en diras tant ...).

 

Combien d'autres jolis jus vont subir le même sort ? Sous quel délai ? Impossible de savoir.

Un conseil de ce fait : préférez les petites parfumeries de quartier si vous souhaitez vous stocker des anciennes versions, il est fort possible qu'en ayant une rotation des stocks moins forte, elles possèdent encore votre parfum fétiche.

 

Je trouve cela honteux pour le monde de la parfumerie auquel j'appartiens.

Déjà que l'on n'a d'autre choix que de subir les reformulations IFRA qui saccagent nombre de beaux jus, si en plus on est confrontés à des reformulations volontaires pour des économies de bout de chandelle, où va t on ? Comment peut on oser toucher à la composante principale du choix d'une fragrance, l'émotion, sans craindre de tout gâcher ? 

J'ose espérer que LVMH fera fausse route et s'en rendra compte avant qu'il ne soit trop tard et surtout, que cet acteur influent ne sera pas imité par ses concurrents ...

 

Si vous partagez mes craintes et refusez cette pratique de LVMH ainsi que les dérives de l'IFRA, je vous invite à aller signer la pétition suivante, lancée par mon confrère LCDP :

http://www.petitionduweb.com/Petition_stop_aux_reformulations_sauvages_-10138.html

J'ai l'espoir que l'on puisse faire un peu changer les choses, et protéger cette industrie encore bien portante en France ...

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 16:36

 

jimmy-choo.jpg

 

Oui je vais peut être me mettre à dos certaines jeunes femmes inconditionnelles de la griffe ou de ce jus, mais je trouve qu'il incarne le comble de la vulgarité, au sens large du terme : surenchère, manque de distinction, banalité.

 

N'étant pas une fanatique de la marque de chaussures, je n'avais pas vraiment eu l'envie de sentir ce jus à sa sortie.

J'avais fini par le faire car une collègue souhaitait mon avis, et je me souviens avoir été plutôt imperméable au message olfactif qu'il transmettait.

 

Deux ans plus tard, mon compagnon m'offre à l'occasion de la Saint Valentin un des jus que je désirais. Je suis ravie et jette un oeil aux échantillons dans le sac. Et là, stupéfaction, je tombe sur un échantillon Jimmy Choo.

 

Pensant que c'était la nouvelle version eau de toilette, je le teste sur mon poignet ...

Et là, horreur malheur, la nausée me prend.

Cette odeur me révulse littéralement, et en un instant je suis catapultée dans mon adolescence, les bus archibondés menant à l'école, les filles ultra maquillées qui parvenaient en un passage à te donner une migraine pour toute la journée.

Ou alors un peu plus tard, en soirée, quand tu danses tranquillement avec tes amis et soudain débarque une floppée de midinettes en shorts ou micro jupes à ras les fesses, parlant fort car trop enivrées et sentant des relants de cigarettes et d'un parfum bon marché. Elles poussent tout le monde, te dévisagent de haut en bas et finissent par danser avec provocation sur le bar, achevant d'attirer l'attention sur elles des rares qui ne les auraient pas remarquées.

Bref rien que je ne cautionne vraiment ...

 

Pour être un peu plus objective, voici comment ce jus se dévoile ...

Pour commencer il s'ouvre sur une tête criarde de mandarine et de notes vertes assez difficilement identifiable (= maquillage de voiture volée) ; puis on est rapidement happée par un coeur toujours aussi artificiel, mettant en exergue un accord orchidée sans classe me rappelant un peu celle du parfum Halloween de Jesus del Pozo. Elle est accompagnée d'une très écoeurante note fruitée collante (= le chewing gum tutti frutti mâchouillé bouche grande ouverte en dévisageant tout ce qui bouge).

Enfin, on termine par un mélange patchouli, cuir et note vanillée toujours très dérangeante (caramel dixit la marque) qui ne fait pas non plus dans la dentelle (= la mini jupe en simili cuir).

 

Comme je le disais dans le titre, ce parfum pourrait très bien être un mauvais flanker de Parfum de peau de Montana : mauvais cuir, mauvaises notes florales, mauvais accord gourmand. En bref un mauvais néo-chypre (la version originelle de Miss Dior Chérie est beaucoup plus réussie à mon sens ; nous ne parlerons pas pour le moment de sa récente reformulation).

Seul point fort de l'eau de parfum Jimmy Choo à mon sens : une tenue sans faille, jusqu'au bout de la nuit s'il le faut. 

 

Alors, si Jimmy Choo vise le genre de jeunes femmes décrites ci dessus, finalement le concept olfactif est au plus près de la réalité. Sinon on reste dans le patchoufruit à fuir sans aucun regret ...

 

Allez, sans rancune monsieur Polge, un coup de mou ça arrive !

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 19:08

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Vous allez me dire que je suis très portée sur les masculins ces temps ci, et ce à juste titre.

Pour quelles raisons, je ne le sais pas trop, je ne vais pas commencer à partir dans des considérations psychologiques, ce n'est pas le but.

Donc je dirai simplement que c'est ma tendance du moment, peut être parce que je ne trouve plus beaucoup de jus féminins à la hauteur de mes attentes ?

 

En tout cas le masculin d'aujourd'hui est totalement portable par des femmes, même si elles sont parfois un peu réticentes à porter des fragrances de messieurs.

 

Déclaration est un parfum qui a tout pour plaire : un nom très parlant, une publicité qui attire l'oeil par sa sobriété et sa sensualité "classe", un flacon qui a réussi le pari d'accorder un coeur avec une flasque bien virile, et bien entendu une personnalité olfactive totalement louable.

 

Je l'ai découvert un été où je me posais beaucoup de questions sur ma vie affective, et je l'ai beaucoup aimé.

Il possède un mélange de classicisme et de modernité assez troublant.

Pourtant, sur les premières notes, j'étais un peu sceptique, je craignais de rencontrer une eau légère et sans intérêt.

En effet, il démarre sur une tête très Cologne, laissant apparaître la fraîcheur de divers agrumes (mandarine, petitgrain), la douceur de la fleur d'oranger et la verdure aromatique du ciste et de l'armoise.

Mais très rapidement, je suis captivée par un coeur très épicé et sensuel, mettant une note que j'aime beaucoup en parfumerie comme en cuisine (même si j'admets que c'est très segmentant) : le cumin.

Il est accordé avec maîtrise avec la coriandre, la cardamome et le poivre, puis s'adoucit grâce à quelques notes florales dont je retiens surtout le côté poudré de l'iris. Un vrai parfum de dandy des temps modernes !

Cette dernière facette, classieuse à souhait, s'accorde à merveille avec les notes de fond cuirées, fumées et boisées, qui donnent l'impression de sentir les gants de cuir d'un bourreau des coeurs aux faux airs de James Dean. Parmi ses notes, on reconnaît aisément le cèdre, le vétiver et le plus original bouleau. Sur la peau, cet accord se fond avec délice pour laisser un brin de douceur légèrement vanillé ... A tomber !

 

Vous l'aurez compris, Déclaration est à mon sens un beau jus, qui répond bien à ce que l'on peut s'attendre à ressentir, ayant même ce petit quelque chose de risqué, de différent qui le rend très attachant.

Si au premier abord il paraît sage pour ne pas dire "plan plan", je vous encourage à le laisser se déclarer tranquillement, sans le brusquer, et là, l'étalon se révèlera sans aucun doute avec passion !

En bref, une belle déclaration que l'on peut à juste titre, offrir à la Saint Valentin ...

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:55

 

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Bien que Chanel m'ait déçue avec leur dernier lancement masculin, Bleu, je ne peux m'empêcher d'admirer le joli travail que la maison avait réalisé avec Egoïste.

 

J'ai eu très longtemps beaucoup de mal avec ce parfum, mais pas à cause de son odeur car je ne l'ai connue que tard.

Si je l'avais mis au rebut, c'est à cause de la période à laquelle il est sorti.

 

En effet, Egoïste a été lancé en 1990, l'une des pires années de mon enfance, et ce parfum m'avait marqué de par sa publicité TV, qui mettait en scène des femmes claquant des volets en criant "Egoïste, Egoïste !!!", rythmées par la lancinante composition classique de Prokofiev (Romeo et Juliette).

Ainsi, associant toujours la publicité et donc le parfum à cette période où je me réfugiais derrière la télévision pour oublier mes problèmes, je faisais un blocage à l'idée de le sentir.

 

Puis, j'ai mûri, cette difficile période a certes laissé des traces, mais les blessures se sont faites moins déchirantes, plus diffuses.

 

Et j'ai découvert les parfums.

 

Ainsi en me penchant sur Chanel, j'ai vu Egoïste et me suis forcée à le sentir.

Et la magie opéra, je fus conquise par ce jus envoûtant, classieux et assez différenciant, pour ne pas dire un brin segmentant. Il a réussi à me faire oublier l'espace d'une minute tout le passif que j'avais avec lui, je restait le nez scotché à la touche, captivée par les notes sensuelles de ce joli boisé orientalisant inspiré d'un ancien flop d'Ernest Beaux.

 

Si la tête de tête laisse entrevoir un peu de fraîcheur (mandarine, épices vives), celle ci n'est qu'éphémère car très rapidement s'imposent les notes boisées sexy en diable (santal, bois de rose, patchouli), caressées par des résines et autres notes rondes (vanille, myrrhe, benjoin, ambre ou encore tonka) et modernisées par une overdose assez osée de cannelle, tout en élégance.

Cette facette contemporaine et raffinée s'accompagne également de notes florales bien menées, qui sophistiquent le parfum sans lui enlever une once de virilité.

 

En bref, je pense que Chanel a bien fait de chercher à donner une deuxième vie à ce jus car il en vaut la peine finalement.

 

Actuellement, je sais que ce parfum n'est pas dans le top des ventes en parfumerie mais qu'il a ses fidèles adeptes.

J'ose espérer qu'il ne sera pas sacrifié ...

 

Et je suis sincère car c'est cela aussi la magie du parfum : vous réconcilier avec votre passé en un coup de nez.

Car finalement, même si je suis une écorchée, à présent, j'adore Egoïste, et sa publicité m'est beaucoup plus acceptable à regarder  ... A l'instar du jus, je la trouve en fait très réussie !

 

Et vous, qu'en pensez vous ? Connaissez vous Egoïste ?

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:29

 

 

Eh oui, une fois n'est pas coutume, je vais râler ...

Mais là, j'en ai vraiment besoin !

 

En effet, pendant très longtemps, je n'ai eu aucune difficulté à entrer chez les grandes chaînes de parfumerie comme Seph..., Marionn... et les autres afin d'acquérir un parfum, ou simplement pour sentir.

 

Mais depuis quelques années, peut être est ce lié à mon exigence plus forte envers ces enseignes, je trouve qu'elles sont en partie responsable de la crise de la parfumerie.

 

Mes diverses expériences ont été si peu concluantes, que maintenant je préfère de loin aller dans des parfumeries plus confidentielles comme Une heure pour soi, Passion beauté ou carrément les petites parfumeries indépendantes.

 

La palme de l'imposture revient selon moi à Sephora, qui semble non seulement vouloir faire fuir les perfume addicts, mais aussi qui me paraî refuser tout progrès vers plus de professionnalisme.

 

Ci dessous un florilège de situations exaspérantes ...

 

  •  "Bonjour Madame, souhaitez vous un renseignement ?

- Euh oui, je cherche Love Intense de Chloé en 75ml, est ce que vous l'auriez ailleurs car ici il n'y a que le 50ml ? (je le pointe du doigt)

- Euh ... attendez je suis nouvelle je demande à ma collègue (la collègue en question vient, je lui fait la même demande)

- Euh ... Je ne sais pas, je vais regarder (elle ouvre les tiroirs sous le meuble présentoir) ...

Ah tenez le voilà ! (et me tend le Chloé classique)

- Ah non, ce n'est pas le bon.

- Si si, vous m'avez demandé le Chloé en 75ml !

- Non je vous ai demandé le Love, Chloé Intense en 75ml.

- Ah, je ne sais pas s'il existe, je vais demander ... (elle va demander à une autre vendeuse) Il n'existe pas, désolée.

- Eh bien merci  et au revoir alors !" (10 minutes plus tard, je n'ai pas plus avancé qu'à mon arrivée et surtout je suis outrée par la mauvaise connaissance produits des vendeuses)

 

  • Même jour, bien qu'énervée, je décide par dépit de prendre le 50ml, bien que préférant les grands formats.

Je me rends à la caisse, la personne me délivre un sourire peu franc, et prend mon produit pour l'encaisser.

Je lui demande gentiment si elle peut me mettre une miniature à la place des échantillons. Ce sur quoi, elle a le culot de me dire que je n'ai pas pris le 100ml. Je lui réponds qu'il n'existe pas, que le maximum c'est 75ml et que Sephora ne le propose apparemment pas, en ajoutant même que le prix du 50ml de ce parfum équivaut à un 100ml dans une autre gamme (ce qui est vrai). Alors qu'elle sait que j'ai raison et malgré ma carte de fidélité, elle refuse malgré tout de me la donner, soit disant parce que c'est la règle et me parle sur un ton méprisant.

Ebahie par tant de mauvais sens commerçant, je m'en vais en maugréant.

Puis arrivée à ma voiture, je fais machine arrière et vais me faire rembourser (pas envie de laisser mon argent à une mégère pareille).

 

  • Toujours dans la même foulée, je vais dans une autre parfumerie de l'enseigne. Je ne trouve toujours pas le 75ml de Love Intense, mais je décide quand même d'acheter le 50ml, pensant être tombée sur une idiote, un cas isolé, dans la précédente parfumerie. Mais le scénario évolue peu : refus systématique de donner une miniature, cette fois prétextant qu'elle n'en a plus car c'est après Noël (euh Noël c'était il y a un mois quand même ...). Ce qur quoi sa collègue d'en face ouvre un tiroir qui s'avère rempli de miniatures. Je lui fais remarquer mais elle me dit que c'est soi disant pour une opération spéciale (mouais ...).

 

  • Pour info, quelques jours plus tard, mon copain achète un parfum dans une parfumerie de chaîne plus confidentielle (qui devrait normalement avoir moins de miniatures en stock), et repars avec 2 miniatures pour l'achat d'un 30 ml seulement ...

 

  • J'arrive dans une parfumerie, je demande Angel le Goût du parfum. La vendeuse me tend le Angel classique. Je lui dis que je souhaite la série limitée cacao. Elle dit n'en avoir jamais entendu parler ... ça c'est de l'expertise parfum !
  • Ma mère va dans une parfumerie pour m'acheter Pure poison. La vendeuse s'étonne : "Mais elle a quel âge votre fille ?

- Vingt cinq ans.

- Mais non, c'est pas un parfum pour une jeune femme, prenez plutôt celui là ! (elle lui propose un Guess !?)

- Non non, ma fille veut celui là, merci !"

 

  • Je vais pour acheter mon Sicily, une vendeuse me propose de l'aide. Je lui explique mon souci : "Sicily est l'un de mes parfums préférés mais on ne le trouve plus facilement. Vous le vendiez il y a quelque temps, et là je ne le vois plus. Est ce que vous allez le recevoir à nouveau ?

- Non je ne crois pas. Par contre j'en connais un qui lui ressemble si vous voulez. (Et là elle me sort un flanker de Parisienne ! Euh, à part la rose et l'héliotrope bien que très clairsemé, je ne vois pas le rapport)

- Merci mais je pense que je vais commander par Internet ..."

 

  • Bref, en faisant le bilan de ces mésaventures et d'autres que j'ai choisi de taire, j'ai décidé d'écrire au plus mauvais élève, Sephora. Déjà, ils revendiquent un retour sous 24h, alors que je n'ai eu une réponse que 4 jours après (alors que j'avais écrit un lundi). Mais le plus risible était la réponse ! En gros : " Je suis très étonné de vos mésaventures dans nos boutiques (Il faut aller sur les forums mon bon monsieur et vous constaterez que ce n'est pas un cas isolé) ; concernant le mauvais accueil perçu je transmets au service concerné. Pour ce qui est des miniatures, sachez que nous en avons très peu de la part des marques en boutique" (Ouais, même pas vrai, car quand ils veulent, ils peuvent en donner à la pelle ; en outre, des enseignes avec moins de pouvoir de négociation en ont et en donnent. Pour finir, ayant travaillé pour une grande marque de parfums, je sais pertinemment que Sephora a droit chaque année à pléthore de miniatures à distribuer aux consommateurs sans condition).  Le mail s'est terminé ainsi avec une formule de politesse banale, sans aucun mot sur le manque d'expertise des vendeuses, apparemment cela ne les dérange pas ! :-)
  • Prendre autant les gens pour des jambons, ce n'est pas permis. En tout cas cela m'a donné l'occasion de faire le tri. Désormais, je n'irai chez eux qu'en cas d'extrême désespoir, ou juste pour sentir, je n'achèterai plus ! Et mon budget parfums annuel profitera à de petites parfumeries pour qui l'écoute client, le sens du commerce et la passion pour le parfum sont des maîtres mots.

Et vous, que pensez vous des grandes enseignes de parfumerie ? Avez vous des mésaventures à partager ?

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 16:12

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Midnight in Paris est pour moi une belle surprise.

Pourtant, j'aurais pu ne jamais l'aimer.

 

En effet, tout avait commencé par une sortie au sein d'une chaîne de parfumerie bien connue il y a quelques mois de cela.

Un ami de mon chéri cherchait un parfum tenace.

Ayant entendu parler de la sortie de ce parfum, je l'avais senti mais ne lui avais pas proposé car moi même j'étais très déçue.

Et je ne comprenais pas ce qui péchait : le concept (s'inspirer d'une montre audacieuse de la marque de joaillerie) était une valeur sûre ; les notes semblaient promettre un jus assez différencié et qualitatif, le flaconnage était assez sympa et le nom me faisait penser au dernier film de Woody Allen au charme suranné.

Mais le parfum ce jour là, me semblait d'une banalité affligeante.

Je ne saurai jamais pourquoi ce jour là, la fragrance était si éloignée du véritable rendu olfactif, mais je soupçonne malgré tout les spots d'éclairage, que les enseignes ont tendance à choisir trop intenses. Et c'est très dommageable pour les marques (mon homme est en tout point d'accord à ce niveau car il lui est arrivé assez fréquemment de subir ce genre de problème, et donc de ne pas acheter certains parfums car il n'est pas sûr de la vraie senteur du jus).

 

Ainsi, pendant des mois, je n'ai plus prêté la moindre attention à Midnight.

Puis vint la fin des fêtes de Noël, et un forum parfum sur lequel les perfumistas discutaient de leurs parfums reçus sous le sapin.

Et Midnight in Paris est ressorti dans la discussion. Ce qui éveilla de nouveau un soupçon d'intérêt.

 

Puis l'autre jour, en passant dans ma parfumerie de quartier préférée (bien qu'elle ne vende pas Prada, honte à elle lol), je me suis arrêtée longtemps sur le stand Lutens.

Ensuite je suis retournée sentir l'eau d'Ikar (dont je reparlerai certainement) et mon chéri a été de nouveau attiré par le flacon de Van Cleef.

Il l'a senti et m'a dit : "Regarde celui là, je le trouve très personnel, très typé. Je l'aime bien ! Ebaïe je lui rappelle que quelques mois auparavant, il l'avait aussi trouvé plat.

Il me propose de le re-sentir.

Et là, stupéfaction, le jus n'a rien à voir, il est beau, bien ficelé et surtout en effet, digne de ces parfums haute couture à signature forte.

 

Il démarre agréablement par des notes fraîches et vertes (agrumes et herbes aromatiques accompagnées d'une très agréable note thé-maté et d'un léger accord floral) mais cela ne dure qu'un temps.

Très vite, on découvre un très joli oriental cuiré, mettant à l'honneur divers bois chaleureux et sensuels aux côtés d'un thé noir fumé et tanné à souhait.

On se croirait l'espace d'un instant à la Havane : rhum, cigares et fauteuils club.

Mais le tout est enrobé délicatement par des notes balsamiques bien dosées, au sein desquelles je reconnais notamment ma fève tonka adulée tant et plus, et le benjoin qui n'a jamais cessé de m'attirer fatalement !

A certains aspects, MIP me rappelle Body Kouros, mon Graal, parfum qui s'accomode fort bien de l'odeur du cuir et du tabac froid. Je ne peux donc rester insensible ...

 

Je pense que je ne vais pas tarder à l'acheter pour mon compagnon, il lui ira à merveille c'est certain !

Et je vous encourage vivement à découvrir ce jus qui, à côté des Boss et autres Bleu, peut être sans équivoque considéré comme un parfum confidentiel de très bonne facture.


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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 16:31

 

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Pour continuer en douceur et en gourmandise, je vais vous parler Douce Amère de Lutens.

C'est un Lutens que je n'avais pas encore eu la chance de sentir tranquillement avant samedi dernier.

C'est maintenant chose faite, et je le trouve splendide, intrigant, différent !

Ce n'est pas un Lutens très opulent comme le merveilleux Ambre Sultan, mais il a une signature très particulière qui fait tout son charme.

 

J'avoue qu'avant de le sentir posément, je ne savais plus à quoi m'attendre, je l'avais senti en concrète-échantillon il y a quelques années, mais je n'en avais pas de réel souvenir.

J'avais dû le sentir trop vite, dans le stress du quotidien car il me paraît maintenant impossible de l'oublier.

 

Pour la petite histoire, Lutens aurait créé ce parfum en hommage à son enfance au Maghreb, d'où il a retenu entre autre l'absinthe, cette plante au passé controversé. Apparemment au Maroc, les gens se servent l'hiver de cette belle aromatique dans le thé quand la menthe se fait plus rare (elle vient la compléter).

 

Dans cette composition, l'absinthe n'est pas uniquement amère, comme on la connaît souvent.

Elle révèle ici ses facettes douces et ses facettes plus âpres, d'où le nom de la fragrance ...

 

Pour en venir au jus en lui même, j'ai eu tout d'abord l'impression de, moi aussi, retomber en enfance quand je l'ai senti.

En effet, les notes de tête donnent l'impression de sentir du sucre glace, une légère odeur de fleur d'oranger, d'amande amère et encore mille gourmandises, un peu comme si l'on entrait dans une pâtisserie provençale ou orientale et que l'on ne savait pas où donner de la tête tant les attraits sont nombreux.

 

Puis vient une note plus féminine, fleurie et poudrée ; le parfumeur revendique le lys et la fleur de tiaré, ce qui semble bien correspondre aux effluves ressentis, suaves et solaires.

 

Mais rapidement, je suis de nouveau monopolisée par la facette gourmande, et me vient alors une sensation cacaotée flatteuse, très légèrement sucrée mais aussi dotée d'une certaine amertume (comme la délicieuse poudre de cacao Van Houten :-)).

Se joint à elle une cannelle chaude et délicate, belle épice qui viendrait agrémenter un bon chocolat chaud.

 

Mais de nouveau surgit une note troublante, anisée, sensuelle ; en ressentant le parfum une seconde fois, j'ai eu l'impression de boire un thé à la menthe fumant, mélange de notes herbacées brutes adoucies par une bonne dose de sucre.

 

Les diverses facettes de cette jolie fragrance alternent sans écoeurer et au bout d'un moment, comme au début, tout fusionne, les sablés à la cannelle, les chamallows au sucre glace, les navettes à la fleur d'oranger, les ronds à l'anis, le thé, le cacao et autres merveilles gustatives, dans un tourbillon de gourmandise ...


Tout compte fait, porter ce parfum, c'est comme entrer dans la maison en pain d'épices et bonbons d'Hansel et Gretel, la sorcière en moins !

 

Plus sérieusement je pense que chacun, en sentant ce merveilleux jus, y retrouvera une part d'enfance sans jamais avoir de sensation nauséeuse. Et dans ce monde de brutes, quoi de mieux qu'un peu de douceur et d'innocence ?

 

Me concernant, je pense qu'il sera désormais mon Lutens préféré, à moins que je ne découvre encore un autre trésor, au détour des salons du Palais Royal ...

Je vous invite dans tous les cas à le sentir si vous ne le connaissez pas, car il vaut vraiment le détour ...

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 17:09

 

parfum-prada-candy.jpg


Tout d'abord po ur commencer, je souhaite vous adresser mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année, qu'elle soit remplie de bonheur et de bonnes surprises olfactuves.

Aussi, je dois avouer que cette nouvelle année symbolise pour moi un nouveau départ.

Et à nouveau départ s'associe un nouvel article, une nouvelle critique parfum.

 

Il y a quelques mois, j'ai lu sur Auparfum que Prada s'apprêtait à lancer un nouveau féminin aux accents orientaux : Candy.

Rien que le nom m'annonçait un parfum délicieux, évoquant la douceur de nos bonbons d'antan, un peu comme le Werters que notre grand père   nous donnait (je parle surtout pour moi lol).

 

Et le fait que ce soit Prada qui s'y colle (sans mauvais jeu de mots) me rassurait grandement, car j'ai beaucoup d'estime pour leur travail.

 

Ainsi j'imaginais un parfum retro, régressif à souhait tout en restant élégant.

 

Quand il est sorti en magasin, je me suis donc dépêchée de le sentir.

 

J'ai été tout d'abord agréablement surprise par le flacon, qui change certes du style sobre de Prada, mais qui reste élégant, presque suranné. Ses couleurs dominantes, le rose, l'orange et l'or,  promettaient une fragrance jeune et précieuse, adressé aux petites filles faites femmes, conscientes de leur pouvoir de séduction mais ayant conservé une âme d'enfant.

Et, fait assez rare de nos jours, j'ai totalement retrouvé ce concept dans le jus.

 

En effet, celui ci s'ouvre sur une tête très florale et poudrée, entre l'iris et l'envoûtant mimosa.

Les fidèles lecteurs connaissent mon amour pour ces matières irisées, ils comprendront donc aisément que j'ai craqué dès le démarrage pour cette ravissante Candy, douce, craquante et insouciante.

 

Puis le coeur de Candy laisse place à la sensualité, la "passion" dit la marque, avec une autre de mes matières fétiches : le benjoin, sexy en diable et qui vous met en appétit par ses effluves vanillés et légèrement ambrés.

Mais ce qui est étonnant, ce que nous ne sommes pas emprisonnés dans une note collante au contraire de la plupart des gourmands cheap. Ce ci est certainement dû aux muscs blancs qui confèrent avec douceur leur côté cocon rassurant, propre et douillet.

 

Enfin, sur la peau subsistent une note boisée douce et finement lactée (santal ?), qui résonne avec justesse aux appels vanillés addictifs d'une note autour du caramel.

 

En bref, beaucoup de charme et de sensualité se dégagent de Candy, et sur la peau, il est tout simplement à croquer.

Il n'y a pas de doute : la petite fille a bien grandi, et Prada a su sortir des sentiers battus sans se compromettre, et c'est tant mieux !

Seul bémol : le film publicitaire. Si l'idée du tango était sympathique et appropriée, en revanche je trouve la pub très peu aguicheuse, et loin de l'image classieuse que l'on pouvait attendre. Mais cet avis est tout à fait personnel !

 

 

 

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