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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 18:42

 

LoveChloeExpress.jpg

 

 

J'ai entendu tellement de bien concernant ce parfum que je n'ai pas résisté à la tentation de le découvrir.

 

Même si la communication de la marque ne m'attire pas particulièrement, j'aime cependant cet aspect boudoir moderne qu'elle laisse transparaître.

 

C'est ainsi qu'en reniflant divers jus avec ma copine Chiria dans une petite parfumerie de province, j'ai pu me laisser charmer par ce jus délicieusement régressif.

 

Pourtant le flacon était ambivalent : forme assez masculine (flasque) mais jus rose poudré.

 

Mais la fragrance est si touchante !

 

Tout d'abord, une fleur d'oranger enfantine fait son apparition, vite réveillée par une facette poivrée avec délicatesse (baies roses évidemment ;-) ). 

 

Puis, un joli bouquet floral apporte sa féminité printanière, avec le merveilleux duo glycine et lilas et la verte jacinthe.

 

Se détachent aussi de l'ensemble joliment équilibré quelques douces notes boisées, enrobées d'héliotropine, balsamique et lactée à souhait.

 

Et le feu d'artifices de souvenirs arrivent quand les notes de fond, merveilleusement poudrées, embaume de vapeurs de poudre de riz, de talc et d'iris cosmétiques et ravissantes, semblant nous transporter dans la loge de Marilyn Monroe ou de Louise Brooks. Ou dans la chambre de ma grand mère, ornée d'une coiffeuse.

Le tout est ponctué de touches discrètes de muscs crémeux.

 

Ainsi, si le flacon est un peu étonnant, il contient l'essence de la coquetterie, dans le bon sens du terme.

 

Chloé le premier jus, porté par ma mère, me plaisait beaucoup, la nouvelle version du XXIème siècle aussi, dans un style plus jeune, mais c'est Love qui m'anime, avec un nom telle une signature à la fin d'une lettre tendre.

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:05

 

pure-poison.jpg

 

 

En 2004, je suis tombée amoureuse.

 

C'est vrai au sens propre, mais aussi au figuré.

 

En effet, si j'ai craqué cette année là pour un homme, j'ai été également morte d'amour pour Pure Poison, lancé cette année là.

 

Il fait partie des jus que j'ai découverts au hasard.

 

En effet, je me souviens, j'étais en parfumerie avec mon père pour trouver un cadeau pour ma soeur, et en m'arrêtant à un corner Dior, je vis qu'ils avaient laissé des "blotters" (sorte de grosse touche à parfum) parfumé avec leur nouveauté, Pure Poison.

Je me rappelle que Poison ne me plaisait pas, mais là, le flacon blanc nacré me plaisait bien.

Du coup je partis avec le blotter en main, et ses effluves m'intriguèrent.

 

Par la suite, je suis retournée en parfumerie pour le tester sur peau et j'avoue avoir été conquise.

 

Il fait partie de ces parfums à la fois frais et tenaces, innocents et sensuels.

 

Bref, je l'ai aimé, le coup de foudre absolu, mais finalement, ce fut Amor Amor, un parfum de passion selon Cacharel qui fut mon nouveau parfum à l'époque.

 

Mais j'avoue avoir toujours un faible pour ce jus, qui est une sorte de petite madeleine quand je le sens à nouveau.

 

En 2008, ma chef me donna tout un lot d'échantillons de Pure Poison Elixir, et je m'en suis ainsi délectée pendant des mois.

Cette version est certes beaucoup plus opulente que la version originelle, mais je reconnais pourtant les notes principales de mon bien aimé parfum.

 

Quelles sont ces notes si caractéristiques ?

 

En notes de tête, nous rencontrons une envolée de notes hespéridées chaudes et sensuelles : orange douce, bergamote.

A cela s'ajoute une des plus belles note de fleurs blanches à mon sens, à savoir le jasmin, à la fois vert, fleuri et animal. Dior a choisi l'un des plus beau : le jasmin Sambac ou jasmin d'Arabie.

 

Ensuite, nous passons sur des notes toujours blanches de gardénia et de fleur d'oranger, conférant à ce beau floral une facette solaire sensuelle à souhait.

 

Pour finir, les bois précieux dont le santal affirment le sillage, avec un aspect lacté très doux. Le tout est enrobé par un ambre très suave et délicat.

 

Ainsi, le mélange est une potion cristalline mais furieusement addictive, et je dirai que c'est un flanker de Poison qui mérite amplement sa place en parfumerie. 

 

 

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 11:43

un-jardin-en-mediterranee-3259-2.jpg

 

 

Je parle assez rarement d'Hermès mais c'est pourtant une marque dont j'aime le travail. En effet, celui ci est rarement bâclé.

 

La Maison est bien entendu portée par son parfumeur emblématique et médiatisé, Jean Claude Ellena.

 

J'aime son travail, malgré les critiques qui commencent à émerger sur le net et ailleurs.

En effet, M. Ellena ne se cache pas d'avoir épuré son orgue pour ne garder que les matières premières qu'il préfère.

Et il est vrai que cela se ressent dans chacune de ses dernières créations, qui se basent sur des notes communes, l'accord Ellena.

 

Bref, donc dans l'attente de sentir le nouveau Jardin (sur le toit), je tenais à vous parler d'un parfum qui me laisse perplexe : Un jardin en Méditerrannée.

 

Lancé sur le marché en 2003, c'est un jus que j'ai appris à apprécier, de plus en plus.

Si je l'ai connu dès sa sortie, je n'ai accroché avec lui seulement en 2006.

Je vous le concède, c'est assez curieux.

 

Mais en fait, c'est au cours de cet été étrange que je me suis penchée sur lui.

Je travaillais proche d'une parfumerie et c'était l'occasion de m'y rendre entre midi et deux, le temps de ma pause.

C'est assez basique mais cela m'a permis d'encore mieux connaître le marché du parfum et de faire des découvertes.

 

Un jour, en entrant, je me rendis compte que ce Jardin avait été mis en exergue par le biais d'une PLV (publicité ou promotion sur le lieu de vente).

Et le flacon laqué de turquoise à sa base m'attira.

Cet été là, seule une période de vacances m'était accordée, donc voir cette invitation au voyage en Méditerranée tombait à point nommé.

 

Pour la petite histoire, chaque jardin est le fruit d'une visite qui a donné à Jean Claude Ellena l'inspiration nécessaire pour faire voyager les consommateurs : le Jardin en Méditerranée est inspiré d'un lieu en Tunisie (vers Hammamet), le Jardin sur le Nil provient d'une ville aux rives de ce fleuve et le Jardin après la mousson répresente la nature indienne en cette période particulière.

 

Je vous avoue que mon préféré est donc le Jardin en Méditerranée.

J'ai vraiment pris le temps de l'essayer cette année là, en le sentant tout d'abord sur touche, puis en le testant au creux de mon coude.

Et je trouvais que c'était vraiment l'incarnation des senteurs d'un jardin méditerranéen.

Il est des plus agréables, nous transporte instantanément en pleine nature, au bord de la mer. J'aime la sensation de bien être qu'il procure.

 

Ce jus, décrit comme floral fruité, me paraît pourtant plus un héspéridé aromatique.

 

En effet, en tête je sens fuser des notes d'agrumes bien vives (cédrat ?, orange, bergamote voire mandarine) accompagnées de la troublante fleur d'oranger.

En notes de coeur, ce sont justement les facettes aromatiques, herbacées et boisées qui s'expriment : le très singulier lentisque pistachier, le laurier, mais aussi une note de figue verte, entre feuille de figuier et cactus gorgé d'eau.

Moi qui ne suis pas fanatique des notes vertes, je suis pourtant conquise par cet accord.

Puis, en notes de fond, je reconnais le cèdre de l'Atlas, si caractéristique et chaleureux, accompagné de la facette boisée de la figue.

En outre, la fragrance dans son ensemble dégage une fraîcheur aqueuse voire aquatique, peut être conférée par la  calone.

 

La seule raison pour laquelle je n'ai pas encore sauté le pas que représente cet achat, c'est uniquement à cause de sa tenue.

En effet, si elle est très correcte au vu des notes principales qui composent le parfum, j'avoue ne pas être habituée à ne pas sentir mon parfum tout au long de la journée.

 

Mais hier, en le sentant de nouveau avec une amie, j'avoue avoir ravivé mon attirance et, qui sait, peut être sauterai je le pas avant l'été ?

 

 

Photo : couleur parfum

 

 

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 10:23

couture-2008.jpg

 

Oui, je vous parle encore d'Azzaro aujourd'hui, car c'est une marque qui, comme je le disais précédemment, trouve une résonance en moi.

J'ai la sensation d'avoir connu son créateur pour de vrai, voire de faire partie de sa famille.

 

Et Couture me donne l'occasion d'aborder un thème qui me semble crucial : la difficulté de revisiter un classique sans se faire lyncher par les anciens adeptes.

 

Il faut savoir qu'il y a deux motivations principales qui régissent la volonté d'une marque de réinventer son ancien pilier.

 

Tout d'abord car c'est souvent l'emblème de la marque : dans l'esprit des connaisseurs, c'est souvent un parfum qu'ils regrettent.

Ainsi, le remettre sur le devant de la scène en le réadaptant aux goûts du jour, semble une stratégie assez évidente.

 

Ensuite, ceci se justifie souvent par le retrait du marché de certaines matières premières structurelles, comme ce fut le cas de la mousse de chêne, aujourd'hui pointée du doigt alors qu'elle était à l'époque la signature des grands parfums.

 

Pour la marque Azzaro, alors qu'elle semblait se tourner de nouveau vers les femmes, Couture était une évidence.

C'était le premier parfum du couturier, lancé en 1975.

Et c'était un féminin.

Et quel féminin !

Un parfum avec un flacon goutte en hommage à la célèbre robe du créateur, un jus couleur d'or, magnifique chypré fruité aux matières premières très qualitatives.

Un summum de la classe.

 

Mais ce jus, aussi beau soit il, ne conviendrait plus aux attentes du marché actuel. Il faisait partie des jus de caractère, mêlant classe et affirmation.

Un parfum de dame, dans le bon sens du terme.

 

Alors la marque a souhaité le confier à Aurélien Guichard pour lui donner un petit air de modernité sans le trahir.

Vanessa Seward, la Directrice artistique de la marque, a ainsi passé en blanc le flacon initialement noir, et demandé davantage de clarté pour le jus.

 

Ainsi, nous passons d'un jus à la tête fruitée aldéhydée, au coeur floral tentateur (rose, jasmin, ylang et iris) et au fond affirmé par les bois et la mousse de chêne à une fragrance plus douce.

 

Concrètement, si la tête fruitée aldéhydée révèle davantage ses aspérités épicées et vertes (absolu de galbanum, oeillet), c'est en coeur et en fond que la différence est la plus nette. Le coeur floral de la version 2008 met en avant des matières premières prestigieuses que sont le jasmin et les absolus de mimosa, de rose de mai (centifolia) et d'iris. Le tout est radieux, ensoleillé et très féminin, avec un côté poudré très agréable. Les fixateurs (notes de fond) ne sont pas en reste, avec un joli patchouli pour le côté mousseux, et l'absolu de graines d'ambrette pour l'aspect gras et imposant.

 

Pour conclure, quand j'ai découvert Couture 2008, je ne connaissais pas bien la version initiale. Et je l'ai trouvé plus que qualitatif, au regard de la concurrence. Fidèle aux valeurs Azzaro : goût des belles matières, envie de magnifier le charme et l'élégance naturelle.

 

J'ai tout de même souhaité sentir le parfum de 1975 (oui, j'ai eu cette chance).

Et j'ai compris la difficulté des marques historiques.

Certes les similitudes entre les deux jus est bien réelle, mais il est vrai qu'en me mettant à la place des anciennes utilisatrices qui l'aimaient dans son ensemble, je comprends que l'on ne puisse pas adhérer.  En effet, le choix d'un parfum se fait de manière holistique et non parcellaire.

Là est tout le problème.

Imaginez qu'un ami vous emprunte votre vêtement préféré et vous le rende avec quelques modifications. Parmi celles ci, certaines ne vous conviennent pas. Vous allez simplement le reléguer au placard, en vous sentant horriblement déçu(e), voire trahie.

Il en est de même en parfum.

 

En tout cas, je reste séduite par cette fragrance raffinée.

En outre, le concept marketing est fort, il met bien en exergue la qualité de la marque et ses origines, donc j'ose espérer que ce jus, même s'il déçoit les fanatiques de l'original, a su plaire à d'autres consommatrices qui ont simplement pu l'évaluer de manière objective.

Je souhaite longue vie au Couture blanc !

 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 19:32

 

Bleu-Chanel-Ulliel.jpg

 

 

J'avoue !

 

J'avoue que la publicité de Chanel m'a plu de prime abord.

 

Le flacon suivait les codes habituels de la marque, jusque là, tout va bien.

 

Douze ans après Allure pour Homme, parfum à grand succès, le retour de Chanel en parfumerie masculine se faisait attendre.

 

Bleu semblait venir solutionner l'ensemble des questions sans réponse.

 

Mais quand j'ai eu l'occasion de le sentir chez Sephora, ce fut une surprise, mais pas des meilleures.

 

En effet, Chanel est l'une des marques qui incarne le mieux le raffinement à la française.

Mais, si Bleu trouve une résonance en chacun(e) de nous, excusez moi monsieur Polge, mais ce n'est pas pour la finesse de son jus.

 

En effet, pour être totalement franche, quand je l'ai senti la première fois, je l'ai trouvé assez insipide, banal.

C'était un aromatique frais simple.

Certes pas du tout désagréable.

Mais il semble être le résultat d'un mélange entre des parfums déjà bien connus comme Chrome (qui certes est unique en son genre mais a déjà donné naissance à de multiples descendants), Azzaro pour Homme et en ressentant le parfum, j'ai fini par penser qu'il me rappelait mon père qui, un temps, portait Masculin Acier de Bourjois.

 

Pour ce qui est de Bleu à proprement parler, pour le décrire, nous pouvons tout d'abord parler de sa tête très fraîche avec des notes d'agrumes (citron, pamplemousse et orange) qui se marient à la menthe et à une note aquatique.

Cet accord s'évanouit très vite pour laisser place à des notes épicées (gingembre, muscade, labdanum et baies roses majoritairement) et des notes sèches très âpres et donc, pas forcément agréables. Le jasmin est revendiqué par la marque mais je ne le ressens pas du tout, et pourtant je suis très sensible à cette note. Je table donc plutôt sur l'hédione, qui lui confèrerait une facette ozonique.

A cela s'ajoutent un amoncellement de notes chaudes d'encens, de bois (santal, cèdre, patchouli), et de notes humides : lichen, vétiver.

 

En synthèse, si la structure est assez complexe quand on va dans le détail, je dirai simplement que Bleu pourrait être le parfum d'un nouvel after shave, et donc, très loin d'un produit Chanel.

Mais ne crachons quand même pas dans la soupe, ce jus est totalement portable et peut aisément plaire à la gent féminine comme masculine ...

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 21:28

Comme convenu, je vous propose de, petit à petit, vous faire mieux comprendre et apprécier la terminologie des parfums. Donc ce post, qui grandira au fur et à mesure des commentaires et questionnements que vous aurez, sera à terme un véritable lexique où vous aurez librement accès aux diverses définitions.

 

Tel que vous pouvez l'imaginer, la tâche est ardue pour moi, car je ne compte pas copier et coller des définitions chipées ici ou là.  Alors comme je l'exprimais dans un précédent article, cette rubrique deviendra votre rendez vous régulier sur mon blog.

N'hésitez pas à me faire des suggestions ...

 

Papillon des senteurs

 

 

 

Chypré :

Famille olfactive en général féminine qui doit son origine à Chypre de Coty, grand succès de la parfumerie lancé en 1917.

 

Parmi les chyprés les plus connus, on trouve Aromatics Elixir de Clinique, Coco Mademoiselle et Chance de Chanel, Miss Dior Chérie de Dior, Couture d'Azzaro, Byzance de Rochas, Mitsouko de Guerlain ou plus récemment Narciso Rodriguez for Her.

Cet accord s'articule en général autour de notes vertes et boisées de mousse de chêne, de patchouli, bergamote et ciste labdanum. A ces notes s'ajoutent souvent des notes fleuries pour féminiser le tout (chypré fleuri voire fleuri aldéhydé), des notes de fruits jaunes tels que la prune, la pêche, l'abricot ou les fruits exotiques (chypré fruité), des notes vertes (chypré vert), des notes cuirées, animales ou fumées (chypré cuir : tabac, bouleau, etc.) ou encore des notes aromatiques comme la lavande et le thym (chypré aromatique).

 

F 

 

Florale :

Famille féminine prédominante. Elle signifie une quantité de notes fleuries importante (les plus communes : rose, jasmin, violette, pivoine, narcisse, tubéreuse).

De nombreuses sous familles en découlent, dont les très tendances fragrances florales fruitées, les intemporelles florales aldéhydées (N°5 de Chanel en tête), les florales vertes témoignant en général de la présence de galbanum (exemple : A scent d'Issey Miyaké), mais aussi les florales boisées etc. ou encore les florales "pures" telles que les soliflores et les bouquets floraux.

 

Fougère :

Ce terme est l'expression d'un famille olfactive typiquement masculine qui est en général construite autour d'un accord lavande + coumarine + mousse de chêne + bergamote auquel s'ajoutent souvent des notes boisées et des aromates (basilic, armoise, romarin ...).

Ce genre a connu une dépréciation dans les années 90 car les marques d'after shave l'ont vulgarisé à tort et à travers car étant considéré comme "l'odeur masculine". Les fougères orientales, basées sur la vanille et la coumarine, ont quant à elle réussi à redynamiser le segment.

 

H

Hespéridé(es) :

Ce terme fait référence au Jardin des Hespérides de l'Antiquité grecque.

Se dit d'un parfum, d'une ou plusieurs notes de type agrumes (citron, mandarine, orange douce ou amère, limette, combava, kumquat, etc).  Ces notes sont obtenues la plupart du temps à partir d'huiles essentielles délivrées par expression à froid des zestes.

Ces notes fraîches et pétillantes sont très volatiles (donc positionnées en tête) et très sensibles dans le temps.

Elles sont en surdose dans les eaux fraîches et les Cologne.

 

J 

Jus :

Le mot "jus" désigne tout simplement le parfum en tant que tel, c'est à dire l'assemblage de matières premières, de notes. On l'appelle également concentré, base ou composition parfumée. Par extension, ce terme est parfois utilisé pour désigner la solution alcoolique (càd le concentré dilué dans l'alcool). 

 

 

N

 

Note :

Pour faire simple, à la manière d'une mélodie, le parfum est un assemblage de notes. On parle d'ailleurs d'écriture olfactive quand on évoque la construction d'une fragrance.

Il existe de nombreuses variétés de notes (que je détaillerai davantage par la suite) mais les plus courantes sont les suivantes : fleuries / florales, fruitées, vertes, boisées, ambrées,  musquées, aldéhydées, aromatiques ou encore épicées. 

Ces notes sont transcrites par une ou plusieurs molécules odorantes, qui n'ont pas toutes la même volatilité. C'est selon cette logique que les notes sont classées en notes de tête (les plus volatiles), notes de coeur (notes transitoires qui donnent véritablement la tendance du parfum) et les notes de fond (les moins volatiles, qui jouent un rôle de fixateur, conférant ainsi à la fragrance sa tenue et sa profondeur).

L'assemblage des diverses notes permet ensuite le classement du parfum dans les Familles olfactives.

 

 

O 

 

Orientale :

Famille olfactive répondant également à la dénomination "ambrée" et considérée comme celle possédant la plus grande dimension sensuelle. Les notes qui la compose sont parfois très poudrées et présentent un sillage et une rémanence sans pareille.

Cette famille n'en est pas moins riche et ne saurait être résumée à des notes vanillées, cette définition ne correspondrait qu'à celle de la sous famille des ambrés doux tels Shalimar ou les divers "Ambre" du marché (et encore !).

Il existe par exemple la sous famille des ambrés fleuris boisés où oud, santal, cèdre ou patchouli viennent renforcer la fragrance.

On peut aussi évoquer les ambrés fleuris épicés où les notes vanillées ou balsamiques sont accompagnées de fleurs épicées (lys, oeillet, etc.) ou d'épices comme la cannelle, voire de notes tabac ou cuir.

En outre, on trouve parfois des notes assez exotiques comme la noix de coco, le frangipanier, la fleur de tiaré.

Chez les messieurs, on peut noter en plus une sous famille ambrée fougère.

Cette famille est aussi bien masculine que féminine.

Parmi les grands orientaux du marché, on trouve bien entendu Shalimar de Guerlain, mais aussi Opium d'YSL, Mania d'Armani, Coco de Chanel ou chez les hommes Le Mâle de Gaultier, Habit Rouge de Guerlain.

 

 

P

 

Pyramide (olfactive) :

Méthode de présentation et de description d'une fragrance permettant de mettre en exergue la construction et l'évolution du parfum par le biais de ses notes.

C'est de nos jours un outil marketing majeur qui aide sensiblement à susciter l'intérêt voire à vendre un parfum.

La pyramide scinde ainsi la senteur en 3 catégories de notes : notes de tête, de coeur et de fond. Pour plus de détails quant aux notes, voir au paragraphe Note.

 

 

R 

 

Rémanence (olfactive) :

 

Un parfum présente une forte rémanence quand on le sent encore même après l'arrêt du stimulus. Ainsi, la rémanence couvre à la fois la tenue du parfum sur la peau, mais aussi le sillage que le jus laisse, même après que la personne qui le porte soit partie.

En général, les parfums orientaux présentent une forte rémanence. 

 

S

 

Solaire :

Se dit d'un accord ou de notes évocant les vacances à la mer, le dépaysement et ce, de diverses manières. Tout d'abord, cette facette est souvent conférée par les salicylates qui donne une impression d'ambre solaire, de peau dorée par le soleil. Ensuite, les fleurs exotiques viennent souvent renforcer l'impression (ylang, tiaré, frangipanier, vanille). Sinon, ce peut être un ensemble de notes proches de l'imaginaire méditerranéen (fleur d'oranger, agrumes, jasmin par exemple). Enfin, les notes marines peuvent également appartenir à cette catégorie.

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 19:26

le-male-from-jean-paul-gaultier.jpg

 

 

Créé en 1995, le Mâle Gaultier a fêté tranquillement ses 15 bougies en 2010.

"Déjà ?" allez vous me dire.

 

Eh oui.

 

A sa création, le Mâle semblait réservé à une catégorie de consommateurs bien spécifique et montrait aisément sa différence au sein du paysage olfactif de l'époque. A présent, c'est un parfum banalisé, comme ont pu l'être d'autres grands classiques avant lui.

 

En effet, Gaultier le couturier est anti conformiste voire provocateur.

Il s'est associé avec une société bien connue dans le secteur du parfum (Beauté Prestige International ou BPI pour les intimes) et a lancé Classique, son premier parfum, un féminin au flacon suggestif enserré dans une boite en métal façon conserve.

Ce dernier a connu un joli succès, et c'est ainsi que le Mâle a vu le jour, dans le même style, caricature extrême de la "patte" Gaultier : un buste aux formes bien évidentes, orné d'une marinière.

 

Quant au jus, il s'est vraiment démarqué des fragrances qui occupaient le marché à l'époque : fougères et autres aromatiques frais.

C'est un des orientaux qui a connu le plus de suffrages. On peut même dire que c'est l'une des premières fougères orientales.

Pour l'anecdote, il paraît que le parfum se serait inspiré des odeurs de savons à barbe.

 

Pour faire sa différence, il s'est emparé de 4 notes qui à elles seules, créent les murs porteurs de la fragrance : une lavande chaleureuse agrémentée de fleur d'oranger pour l'audace, et réchauffée par la vanille et la fève tonka.

Il s'en dégage donc une aspérité solaire et une facette lactée renforcée par le santal.

En tête, la menthe poivrée insuffle pourtant une certaine fraîcheur, accompagnée par la bergamote.

Le coeur prend d'assaut avec des épices bien typées (cannelle et cumin).

Puis, en fond, le cèdre acère un peu l'ensemble, tout en confirmant à la fois la virilité et la sensualité du jus.

 

Le succès s'est ainsi fait graduellement, jusqu'à atteindre son summum au début des années 2000.

 

C'est ainsi que mon ex meilleur ami, avec qui j'ai vécu des moments plus ou moins heureux de 2000 à 2005, s'est mis à porter Le Mâle qui, pour lui, incarnait l'odeur de l'homme moderne, fort et sensible à la fois.

 

Puis en 2004, j'ai rencontré un homme qui portait deux parfums dont Le Mâle.

Il le portait de manière totalement différente car plus viril de nature, et je l'ai découvert une nouvelle fois.

J'étais folle de son odeur, qu'elle soit naturelle ou due à l'un de ses deux parfums.

Je me rappelle que, quand je l'ai connu, il m'avait charmée pour plusieurs raisons : son physique méditerranéen et expressif, son humour et plus curieux de prime abord, son odeur. Je travaillais à ses côtés et j'avoue que je l'ai suivi à la trace pendant des mois, totalement droguée par son sillage. Pendant les nombreux mois de notre relation, j'étais totalement avide de son odeur et de son parfum.

 

Cette odeur m'a ainsi bien accompagnée pendant toutes ces années.

 

Suite à notre rupture et à la fin de ma relation amicale (les deux démarches ayant été entamées par moi-même pourtant), je suis restée comme en manque de ces 2 parfums et si le deuxième est bien plus rare, il se trouve que le Mâle venait régulièrement me narguer le nez, comme pour me rappeler mes défaites.

 

En effet, même si j'avais remarqué que le Mâle était très porté, y étant plus sensible car totalement accro, il me semblait sentir mon ex partout où j'allais (bus, université, salles d'attente, concerts, vacances ...), au point où c'en était devenu infernal. Et plus j'essayais de faire le deuil de cette relation, plus ce jus m'insupportait, malgré ses notes calmantes d'ordinaire.

 

Ainsi, j'ai pu constater que les personnes qui portaient ce parfum étaient diverses et variées, de l'homme métrosexuel au macho, du cadre supérieur à l'ouvrier, du jeune en survêtement à la jeune femme rebelle qui partageait le flacon avec son amoureux.

 

Ce phénomène de massification est en outre amplifié par le nombres de versions été, éditions spéciales et autres déclinaisons (Fleur du Mâle, Le Mâle terrible, etc).

 

Et comme pour Angel de Mugler, nous sommes passés d'un jus très typé à un jus devenu commun. Et pour moi, il a perdu de son aura.

Peut être que cet avis n'est pas totalement objectif au vu de mon expérience avec lui, mais à présent, cette fragrance qui figure parmi les meilleures ventes en France et dans un certain nombre de pays étrangers, me paraît finalement bien banale.  

 

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:21

 

azzura-azzaro02.jpg

 

 

J'ai enfin décidé de sauter le pas et de parler de mon Azzura.

 

Encore un deuil de ma parfumothèque.

 

Pour les gens qui ne connaissent pas trop Azzaro, sachez que c'est une marque de couture fondée par Loris Azzaro (créateur autodidacte d'origine italienne) qui, tout naturellement, a fini par agrémenter sa collection par des parfums.

De nos jours, la marque Azzaro Parfums a été rachetée par le Groupe Clarins et figure tel un des piliers de la division Clarins Fragrance Group aux côtés des Parfums Mugler.

 

La marque Azzaro est assez drôle car en couture, la marque est une référence pour les femmes et en parfums, c'est chez les hommes qu'elle est la plus réputée avec des parfums historiques comme Azzaro pour Homme et Chrome (et auparavant le classique Acteur).

 

Depuis quelques années, la marque a cherché à rajeunir sa cible. Enfin, à compléter sa cible avec les jeunes adultes, grâce aux lancements des duos Now, Twin et le nouveau Duo.

 

Mais elle a lancé auparavant de beaux jus féminins qui, malheureusement, sont restés dans l'anonymat.

 

Je vous ai pas mal parlé déjà des jus de cette maison que j'affectionne particulièrement pour sa philosophie comme pour ses produits.

Pour rappel :

Azzaro pour homme d’Azzaro, le parfum de 3 hommes de ma vie

Visit for Women d'Azzaro, inoubliable ...

 

Mais il est vrai qu'Azzura peinait à être évoquée sous mes doigts.

 

 En effet, lancé en 1999, le parfum Azzura n'est pas passée inaperçu.

Mais je ne l'ai pas connu au travers de son jus en premier lieu. Au départ, c'était la publicité, placardée à tous les coins de rue, qui m'a attirée.

En 1999, fin d'été, j'avais enfin découvert la beauté d'un vrai regard vert menthe à l'eau. Ce n'était pas un homme que je convoitais mais ses yeux étaient hypnotisants. Il respirait l'élégance, l'art de vivre méditerranéen et donc, la sensualité.

De retour à la terre ferme, Azzura a été dans la continuité de cette quête du regard qui dit tout.

 

Ainsi, quand j'ai vu cette belle jeune femme aux yeux de chat, je me suis reconnue en elle.

Elle a un côté à la fois malicieux et candide qui me plait. C'est la manière dont je perçois la vraie séduction : donner l'air de ne pas y toucher, de ne rien maîtriser, avoir un peu de maladresse, un aspect rêveur, mais une pétillance à toute épreuve.

 

Bref !

Cette demoiselle m'a donné envie d'aller voir de plus près ce petit flacon couleur soleil,  tout en courbes mais d'aspect pur.

On ne sait jamais, des fois que ce parfum attire les jeunes hommes charmants ...

 

Donc j'ai senti Azzura et je l'ai aimé.

Ce n'était pas du tout le genre de parfums que je portais à ce moment là mais je me promis de le porter quelques années plus tard.

 

Me revoilà en 2004, à flâner en parfumerie avec ou sans mon chéri de l'époque, et à m'arrêter de nouveau sur Azzura.

Mais malgré le besoin de le sentir, encore et toujours, j'avais d'autres envies de parfums à cette époque là.

 

Deux ans plus tard, j'étais en stage pour mes études, et le midi, je mangeais soit à la cuisine aménagée par l'employeur, soit un sandwich en faisant les boutiques.

Ce jour là, j'étais en manque de Kouros (j'y reviendrai c'est promis), je m'étais donc aspergée au rayon homme, mais c'est juste avant de sortir qu'Azzura m'a fait un clin d'oeil, et je remarquais avec tristesse que sa part de linéaire baissait à vue d'oeil.

Alors je m'en suis mis sur le poignet, et je n'ai eu de cesse de le sentir.

 

Mais à cette époque, comme j'étais stagiaire, je n'avais pas d'argent, et donc je ne pus l'acquérir.

 

Ce n'est qu'après deux années de plus que je fus enfin en contact avec cette merveille, mais malheureusement, il était déjà en suppression et donc, très difficile à trouver.

J'ai eu la chance de le porter et d'en avoir un petit flacon, que je distille au compte goutte, mais qui me met à chaque fois en joie ...

 

 

Etrange, je me suis égarée dans mes souvenirs et personne ne m'a interrompu pour connaître les principales notes de ce jus floral et fruité aux accents de Chypre ?

 

Eh bien je vais tout de même vous le décrire, mais en gros, le nom du parfum le résume : ce jus est un concentré de soleil et de méditerranée. Il est gai et féminin comme la femme qui l'incarne.

Il réchauffe les coeurs tristes et les matins d'automne.

 

Pour ce faire, il concilie à merveille les notes fruitées telles que la mûre, le cassis et les acidulées mandarine et bergamote et les fleurs classiques que sont le muguet, le jasmin et la rose. L'abricot, très présent mais avec délicatesse, confère à la fragrance un côté duveteux et charnel.

La tenue et la sensualité sont assurées par la vanille et les bois (c'est le rare sycomore aux accents de sève de figue qui est mis en exergue ici). Quelques éclats verts et mousseux (patchouli ?) viennent donner du caractère à la composition.

 

En définitive, de ce jus s'exalte une harmonie sans pareille.

Je ne fais que regretter sa disparition du paysage olfactif mondial ... 

Je me demande de plus en plus si je ne suis pas un peu anticonformiste, à m'attacher davantage à des parfums confidentiels ou disparus ! Mais le principal est que leur rareté me permet de ne jamais assimiler le geste de se parfumer à un acte d'hygiène, et donc, de toujours en retirer un bénéfice émotionnel intense.

 

 

 

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:39

 

Yves-St-Laurent-Belle-d-Opium3.jpeg

 

  

J'étais très sceptique avant de sentir Belle d'Opium, car l'original me rappelait une vilaine tante qui sentait la cocotte à plein nez.

 

Pourtant j'aime beaucoup les parfums d'Yves Saint Laurent.

 

Alors au vu de la publicité très inspirante et inspirée (de la danse des 7 voiles) et du relooking du flacon (le flanker se teinte de bleu électrique), j'ai tenté l'expérience.

 

La première fois, peu de résultats car d'une part j'avais déjà le nez saturé par une dizaine de parfums tous aussi navrants les uns que les autres, d'autre part car j'ai tout de suite été submergée par la facette d'Opium que je détestais (le côté tabac vieille rombière).

Ce fut donc un flop, je me débarrassais immédiatement de la touche à parfumer.

 

Puis, entêtée que je suis, je l'ai ressenti un autre jour, à la quête éperdue de la cannelle, ma favorite.

Et je l'ai trouvé moins agressif.

 

Puis, pour finir, j'ai reçu avec ma commande maquillage quelques échantillons de parfums, dont Belle d'Opium et je l'ai porté toute la journée.

Et finalement j'ai fini par l'apprécier.

 

Ce n'est pas MON parfum mais j'ai aimé l'approche de cet oriental floral, mêlant de brutes notes cuirées, fumées, épicées et tabac à de douces notes de fruits (dont la pêche très liquoreuse qui est très agréable et la pétillante mandarine) et de fleurs blanches à fort caractère (gardénia et lys en tête).

L'encens et les bois précieux parachèvent ce bel ouvrage, sexy en diable, et lui confèrent la tenue parfaite.

La cannelle n'est pas revendiquée par la marque mais moi qui y suis sensible, je la trouve bien présente.

 

En termes d'imaginaire, personnellement je ne trouve pas que la danseuse orientale soit l'image que l'on ressente au travers de ce parfum. En tout cas, moi, j'imagine plus ce jus comme l'incarnation d'une jeune femme transgressive de notre époque (genre trentenaire, fumeuse, qui séduit à tour de bras et brûle la vie par les deux bouts) qu'à une Salomé, mais il est possible que d'un point de vue marketing, cette dernière fasse davantage rêver que notre dragueuse invétérée ...

 

Pour conclure, je trouve un peu dures les critiques envers ce jus qui certes, est moins typé que l'original, mais est il voué à plaire à la même cible ? J'en doute fort ... Je pense même que c'est l'inverse, la marque a voulu ramener à elles des consommatrices qui, comme moi, avaient peur de se transformer en mégère en portant le jus d'origine, mais lui trouvaient toutefois certaines qualités.

 

Donc je dis oui, comme le diraient les jurés d'une émission de téléréalité, certes on n'a pas révolutonné la parfumerie avec ce jus, mais franchement, c'est un des meilleurs lancements de cette année, à mon sens ...

 

Et vous, qu'en pensez vous ?

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:10

 

nina2006.jpg

 

 

Depuis L'Air du temps, Nina Ricci n'avait pas connu de succès commercial très remarquable.

 

C'était sans compter sur Nina version 2006.

 

Il faut le dire, la marque a parfaitement exploité son historique à des fins marketing, et le résultat n'est pas si mal que cela.

 

J'avoue que Nina n'est pas un jus qui me convienne totalement car j'en ai une image trop girly.

 

Mais je félicite l'équipe marketing développement car le travail est appréciable.

 

Revenons en à nos moutons.

 

Nina s'adresse aux jeunes femmes, de l'adolescente mature à la trentenaire trendy.

La communication est axée autour de l'innocence, du romantisme et de l'actualité, tel un conte de fée revisité entre Blanche Neige et Alice.

Le tout renforcé d'une touche mutine propre à la marque.

 

Le flacon est une pomme rose et argent rond tel un fruit défendu.

 

Au niveau du jus, Nina est sans conteste un floral fruité, pétillant et sirupeux.

 

Olivier Cresp et Jacques Cavallier ont signé un jus pas forcément très original mais bien en ligne avec le concept et tout de même assez reconnaissable.

 

Au niveau de ses notes, Nina s'ouvre sur une envolée de notes hespéridées, notamment le citron qui est très présent.

La marque revendique la Caipirinha, cocktail Made in Brazil à la mode. Une note fruitée rouge semble vouloir s'exprimer à la manière d'un Amor Amor MAIS ...

 

Rapidement s'immisce une note de pomme. Cette dernière est une sorte de granny smith enveloppée de caramel telle une pomme d'amour. Une sensation assez plaisante, mélange acidulé et sucré, perdure aussi bien sur mouillette que sur peau.

Elle s'adoucit ensuite grâce aux notes florales (rose, pivoine, jasmin), douces et un brin sensuelles.

 

Les notes de fond (accord boisé musc) donnent un peu de corps à cette fragrance : des muscs pour alléger et fixer la fragrance, les bois pour l'érotiser.

 

La tenue de Nina n'est pas des meilleures, mais honorables pour un floral fruité.

 

Je me sens assez loin du concept mais encore une fois, je comprends que Nina plaise, et je ne peux que vous encourager à découvrir ce parfum si vous ne le connaissez pas encore.

 

Quant aux flankers de Nina, seul l'Elixir mérite réellement sa place car il s'impose comme une eau de parfum, plus ambrée et avec davantage de tenue que l'initial.

Les autres ne sont que des versions plus édulcorées, donc sans grand intérêt à mon sens.

 

 

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