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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 18:40

     

dilmun-copie-1.jpg

     

 

S'il est une marque récente que j'ai découverte avec beaucoup de joie, c'est bien Lorenzo Villoresi.

La marque est de toute évidence, une marque de niche dans toute sa splendeur : rares sont les revendeurs et engagée est la parole olfactive.

Son créateur, historien de formation tient une magnifique boutique à Florence, le long de l'Arno.

Il y propose ses parfums et produits dérivés, mais aussi et surtout des parfums sur mesure.

 

Le parfumeur a reçu le prix Coty en 2006, et selon moi, il est amplement mérité.

 

J'avais entendu parler de Villoresi depuis que je visite les blogs et communautés parfum.

Olivier avait notamment évoqué la qualité de Teint de neige et d'Alamut.

 

Mais Dilmun, lancé en 2006, n'avait jamais été évoqué dans mes lectures (bien qu'il figure dans les guides de Luca Turin).

 

C'est par le biais de mon travail que j'ai découvert Dilmun, une connaissance me demandant mon avis à son sujet.

Et je suis tombée amoureuse de ce jus si envoûtant.

 

Pourtant à la base, je ne suis pas trop fleur d'oranger en parfum.

Mais là, je trouve que c'est un chef d'oeuvre.

 

En effet, il est d'une harmonie sans pareille.

La tête est très fraîche : citron, fleur d'oranger ou neroli avec une facette verte présente mais pas du tout agressive.

Puis on évolue doucement vers un coeur floral, merveilleusement poudré et féminin à souhait, aux éclats de jasmin, de rose et de tubéreuse.

Enfin, on aboutit sur un fond balsamique à fondre de plaisir : des notes de vanille, d'opoponax et de bois exotiques finement relevé par la facette résineuse et citronnée de l'élémi.

 

J'adore cette fleur d'oranger, poudrée et gourmande, elle a un côté addictif que j'aime purement et simplement.

Elle est à croquer !

 

En résumé, je rêverais de pouvoir me l'acheter, mais ce jus n'est majoritairement disponible en France que dans de rares boutiques ainsi que via le site web du parfumeur. Et j'avoue qu'il coûte un peu plus cher que ce que je peux investir au temps T dans un parfum.

 

Mais cette marque est à suivre, tous les jus me semblent intéressants, et particulièrement Yerbamate.

Quant à Dilmun, si vous passez par Florence ou tombez sur un revendeur Villoresi, je vous encourage vivement à vous laisser charmer par sa délicatesse gourmande  ...

 

 

 

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 21:10

Yves_Saint_Laurent_Paris_Eau_De_Toilette_4758216.jpg

 

 

Depuis 2 ans (2009), Yves Saint Laurent a su reconquérir les jeunes femmes grâce à ses derniers lancements, et surtout grâce à Parisienne.

 

Mais si je n'ai pas grandchose à lui reprocher hormis son manque d'originalité, j'avoue ne pas y être sensible (pour cette même raison).

 

Et quand on connaît Paris, l'original, qui date de 1983, on ne peut qu'être déçue.

 

En effet, Paris est emblématique pour deux raisons : d'une parce que c'était l'un des autres parfums courants que portaient ma mère. Et qu'est ce qu'elle le portait bien !!!

Il allait à merveille avec sa féminité toute particulière, mélange d'élégance coquette et de naturalité.

 

En outre, Paris était l'un de mes échantillons de parfums préférés : il fut une époque où ma grand mère m'avait donné tout un tas d'échantillons de parfums (je devais avoir 10 ans tout juste).

J'étais ravie.

Dans la foulée, ma mère m'avait donné celui de Paris, avec un beau visuel, et j'avais adoré jouer à la dame en le portant.

Puis j'avais même gardé l'échantillon vide, que j'aimais respirer de temps en temps.

 

En bref comme l'Air du temps, Paris faisait presque partie de mon ADN.

 

Comment vous le décrire de manière plus rationnelle ?

Disons tout d'abord que Paris est un magnifique bouquet floral, avec la fragrance très fraîche et féminine des roses anciennes (avec une larme d'aldéhydes), mêlée au vert muguet, à la douce et ronde violette ainsi qu'au mimosa (son acolyte olfactif) pour la facette poudrée. L'accord central est un peu comme une chanson qui rappelle le bon vieux, temps, un tantinet retro mais si agréable.

 

Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas un parfum niais : le coeur est précédé d'une tête croquante et verte, arrondie avec la bergamote.

Puis, le tout est sensualisé par le fond, à la fois boisé, musqué et ambré, avec une pointe d'héliotrope sensuelle sous ses aspects fragiles.

 

En bref c'est un jus très facetté et sensuel.

 

parisienne-ysl.jpg

 

Quant à Parisienne, outre son flacon hideux, le jus est certes, sans grand défaut mais très proche d'autres parfums dans son genre.

 

En le sentant sur une collègue de bureau, j'ai certes senti la filiation avec Paris, le côté frais rosé accompagné de violette et d'un sillage de santal. Mais c'est le seule point commun.

Parisienne développe une tête classique, avec des notes fruits rouges sucrés façon Black XS et un côté plastique fondu un soir de 14 juillet pour le côté rebelle.

Puis le coeur se laisse deviner : les fleurs emblématiques de son aîné (rose limite pivoine + violette), accompagnées d'une note poudre de riz assez légère (moins marquée mais aussi plus bas de gamme que le mimosa me semble t il) se laissent dévergonder par le cuir. En fond on retrouve toujours le santal et le musc mais ornés de notes plus mousseuses (patchouli et vétiver).

 

En résumé, c'est un mélange de divers genres, sans réelle ligne directrice, et donc sans message olfactif clair.

Je ne craque donc pas, cela pourrait presque être du Eau jeune (sans que ce soit une insulte, je portais moi même ces jus il n'y a pas si longtemps).

 

Ainsi c'est clair et net, je ne porterai pas Parisienne, bien qu'il soit plus actuel que Paris.

Comme vous avez pu  le remarquer, je n'arrive pas à faire abstraction quand il s'agit de chefs d'oeuvre retravaillés de manière trop mainstream ...

Et donc Paris sera toujours Paris dans mon coeur ...

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 17:20

caleche-by-hermes-1007065 

 

 

J'ai repensé à Calèche cette semaine en participant au débat de auparfum.com (parfums sales vs propres) car il me semble intéressant dans la catégorie des inclassables.

 

En effet pour moi, Calèche (1961) est un jus qui ne laisse pas indifférent et ne se révèle pas en un coup de nez tant il est facetté.

C'est en outre un très beau parfum de peau.

 

Il a tout d'abord un côté très propre dû aux muscs blancs, aldéhydes, fleurs et agrumes, savonneux à souhait et poudré grâce à l'iris.

 

Mais à terme, il développe aussi une réelle animalité de par son accord chypré et ses aspérités boisées (mousse et trio très cuiré santal + cèdre + vétiver. 

 

Ainsi, il ne tombe pas dans le côté hygiènique propre aux parfums anglosaxons, il a cette vraie complexité des fragrances made in France.

 

Il est un peu comme une veste en cuir blanc, à la fois chic, pur et terriblement sensuel.

 

Et je l'avoue, bien qu'il diffère beaucoup des jus que je porte régulièrement, c'est un parfum que j'ai eu beaucoup de plaisir à mettre.

 

Pour l'anecdote, c'est ma meilleure amie qui m'en avait donné un flacon presque vide avant de partir pour quelques années à l'étranger.

Je n'avais jamais pensé à le sentir auparavant, car il me donnait l'impression d'un parfum de dame.

A l'époque, j'avais 19 ans et le N°5 me semblait horrible.

 

Mais Calèche m'intrigait, j'aimais son flacon à la fois épuré et luxueux.

Je l'aurais d'ailleurs bien vu avec une poire à la place de la pompe spray soit dit en passant.

 

Ainsi, un jour je l'ai porté en partant à l'université.

Et je l'ai découvert sous son vrai jour.

 

Il m'a suivi pendant des mois, en alternance avec mes Cacharel, et contre toute attente, mon petit ami de cette époque l'avait trouvé divin sur moi.

Et pourtant, il était le premier à regretter quand je portais des parfums qui faisaient trop 'dames' à son goût.

 

Puis le flacon s'est terminé et je ne l'ai pas racheté mais je l'aime toujours, et il m'arrive d'aller en parfumerie pour le mettre sur mon poignet.

Quant à Kelly Calèche, je le dirai sans détour : à mon avis, il n'a pas le quart d'intérêt par rapport à son aîné.

 

J'ai mis longtemps à comprendre Calèche, mais à présent, il est un peu comme ma meilleure amie : on n'est pas très proches physiquement, la vie nous a un peu séparées, mais il n'empêche qu'on se comprend plutôt bien et qu'on apprécie toujours de se retrouver ...

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 20:29

1-EaudeCampagneSisley_0.jpg

 

 

Lancée en 1976, l'Eau de Campagne a toujours ses adeptes.

C'est l'une des premières grandes réussites de Jean Claude Ellena.

 

Mais pourtant je l'ai vraiment découvert il y a peu de temps, ce jus.

 

C'était en 2004, je me suis rendue en parfumerie, mon petit ami de l'époque venait justement l'acheter pour sa vieille tante qui en était fanatique depuis fort longtemps.

Moi je ne connaissais que de nom, alors quand j'ai vu que ce parfum était mis en avant sur un guéridon avec des blotters parfumés, je me suis empressée d'en prendre un pour marque page.

C'est ainsi qu'il m'a accompagnée des mois durant, et j'ai été bluffée par sa tenue sur papier.

 

Cela dit, j'avoue que si le flacon est fortement sobre, le jus est de toute originalité.

Il est l'un des rares vrais floraux verts et surtout, l'un des rares où l'on retrouve une vraie harmonie entre les notes, pas une facette stridente et criarde.

 

Je l'ai redécouvert à mon entrée professionnelle dans le monde magique du parfum, et je suis tombée de nouveau sous son charme le mois dernier chez une Heure pour soi, rare enseigne où l'on peut rester une demi heure à sentir sans se sentir traquée.

 

J'ai ainsi pu en redécouvrir toutes les facettes, mais pas encore tous les mystères.

Et je fus ravie samedi dernier quand mon chéri a décidé de l'acheter.

 

Pour vous le décrire sans dénaturer sa magie, je commencerais comme cela ...

 

Tout d'abord, l'Eau de Campagne semble être un jardin des Hespérides où la verdure des feuilles froissées laisse une place non négligeable à la fraîcheur tonique des agrumes. Celui qui semble se détacher est le citron, mais il s'accompagne d'une pointe de bergamote un rien amère. Très frais !

Nous traversons le jardin jusqu'à atteindre le potager, où feuilles de tomate et herbes aromatiques (le fameux basilic par exemple, ou encore l'illusion d'une menthe) se couplent à des effluves d'herbe coupée (le brief initial de la marque) et de galbanum.

Quelques fleurs vertes se laissent deviner, conférant à l'ensemble la juste douceur, et l'accord prune + mousse de chêne + patchouli, en résonance avec la bergamote du début, nous rappelle les beaux chyprés d'antan.

En fond, le musc et le magnifique vétiver apportent encore un peu de siganture au mélange, pour donner une vraie impression de nature et de campagne.

 

Ainsi, sans tomber dans le côté alimentaire, ce parfum nous rappelle ou nous invite à découvrir les jardin d'antan ou les grands pans de campagne où la nature et l'homme vivent en harmonie.

 

Pour moi, même si la plupart des parfumeries le classent en féminin, il peut très bien être porté par les hommes.

Et si je devais le conseiller, je dirais que c'est un parfum idéal pour le dimanche, jour où l'on prend davantage le temps de flâner et de prendre soin de soi ou encore un parfum idéal pour les vacances ...

 

Et je vous l'assure, il donne envie de croquer celui qui le porte (mon chéri en l'occurrence).

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:58

 

Blu_Mediterraneo_Fico_Di_Amalfi_Eau_De_T_5438668.jpg

 

Depuis quelques années, Acqua di Parma a lancé sous le nom de Blu Mediterraneo quelques eaux de toilette consacrées à la végétation luxuriante de lieux emblématiques de l'art de vivre italien.

 

Je les ai tous sentis et trouvés intéressants, mais il y en a un qui m'a particulièrement plu : il s'agit de Fico d'Amalfi.

 

Tout d'abord, j'avoue que le nom m'attire particulièrement car j'adore la figue et aussi parce que la côte amalfitaine est un lieu que j'aimerais connaître.  

 

Mais ce qui est sûr, c'est qu'outre sa couleur bleue, le flacon est sobre, et majoritairement utilitaire.

 

Venons en au jus.

 

La première fois que j'ai eu la chance de le sentir, c'était en 2008 au Printemps Haussmann.

Je connaissais Acqua di Parma, avais entendu parler de Blu Mediterraneo mais n'avais pu les trouver en Province.

 

Et quand mon nez frôla Fico (2006), j'avais l'impression d'être en terre connue, comme si des souvenirs joyeux d'enfance au bord de la mer me revenaient.

Je me sentais si bien, alors même que Paris m'étouffait un brin quelques minutes auparavant.

 

Mais pour moi, Fico est un mixte et non un féminin comme on l'entend souvent.

Il possède une tête très aérienne et pétillante (divers agrumes) qui le rend unisexe.

Puis, le coeur se laisse deviner, avec une note fruitée légère aux allures de banane verte (jasmin), rendu piquante par les épices froides (baies roses of course). Ainsi, pas de côté collant comme on peut le craindre, mais un fruit mûr et ferme, plein d'arômes.

Et quand le fond entre dans la fête c'est à dire assez rapidement finalement, la figue s'enrobe de miel et de notes balsamiques légères, d'aromates qui n'ont rien d'alimentaire et surtout de notes boisées sensuelles en diable : cèdre sec et notes de térébenthine.

Un rien de musc pour le confort, et me voilà partie vers Amalfi ou vers l'Esterel, au sein de la nature luxuriante et universelle.

Je lui trouve presque un air iodé délicat tant il me transporte en bord de mer, loin des touristes mais près de l'eden.

 

Je n'épiloguerai pas longtemps sur ce jus, je le trouve addictif un point c'est tout.

Il conviendrait aussi bien à une femme, comme moi ou plus âgée qu'à un homme nature qui s'assume, par ses abords aromatiques et boisés.

 

Et si vous embarquiez aussi sur Blu Mediterraneo, pour un voyage olfactif au coeur d'Amalfi ?

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 20:51

 

 

night-armani-copie-1.jpg

 

 

Il fut un temps où Armani était une marque de couturier digne de ce nom.

C'était à l'époque de Gio, Acqua di Gio et Mania.

 

Mais Armani a régressé depuis que L'Oréal a souhaité en faire une marque populaire, pour ne pas dire de mass market.

 

Je suis en effet très déçue par cette évolution car les débuts d'Armani en parfumerie étaient prometteurs.

 

Même Emporio n'était pas si mal après tout.

 

Et juste avant le virage à 90°, Armani a lancé le duo Emporio Night (2003).

 

Si le masculin m'a semblé banal, le féminin m'a transporté.

 

En effet, tout d'abord j'aimais le duo rouge et noir, orné de mes couleurs fétiches. 

 

Et Night pour elle avait un sillage intrigant et sexy en diable.

 

Je le découvris à la même période qu'Amor Amor, et étrangement il était rouge aussi, comme si durant cette période, j'étais en mode passionné et impulsif.

Je le portais d'ailleurs dans la fin de l'affaire Rastaman (les initiées comprendront), tout un symbole !

 

Ma soeur aurait pu m'obtenir ce jus à un coût intéressant via son travail, mais finalement, je ne l'ai jamais acquis.

En effet, je n'avais pas beaucoup d'argent pour commencer.

Et puis fin 2004, j'ai succombé à un homme qui m'embaumait avec le Mâle et Kouros, mais préférait m'acheter Amor Amor que Night, qu'il n'affectionnait pas totalement.

 

Selon lui, il me correspondait moins ... Soit !

 

En tout cas je l'ai fait découvrir à une amie en ce temps, et cette dernière l'avait eu pour Noël, et moi j'avais les nerfs !

 

Bref, ne nous perdons pas en route !

 

"Le jus alors ?" me dites vous.

J'y arrive, c'est promis !

 

Alors je n'entrerai pas tellement dans le détail cette fois ci, non parce que je ne saisis pas les notes majeures qui le composent mais plutôt car ce qui m'a séduite en lui est son côté holistique : on sent son sillage, il imprègne les vêtements, il reste sur peau même après un bain de mer.

Il fait corps avec tout ce qui le frôle, narines, peau ou matière inerte.

 

Pour le résumé, je dirai qu'en tête, l'ouverture est assez basique et fraîche mais c'est ensuite que c'est intéressant : un bouquet de notes rosées et blanches lui confèrent toute sa féminité, le tout poudré par une note de type iris (ambrette ?).

 

Et le fond est quand à lui hypnotisant, à la fois boisé et musqué, mystifié par la belle myrrhe. Quant à la tenue, inutile de vous dire qu'elle est idéale ...

 

Mais ce qui est étonnant, c'est que les effluves de ce floral boisé-musc sont parfois étonnants, rappelant la réglisse ou l'anis et cette note me fait irrésistiblement penser à celle d'Azzaro pour Homme (bien que la comparaison s'arrête là).

Et cette note me fait fondre.

Elle semble en outre cotoyer une note un brin amandée (tonka ?) qui me plait bien aussi.

 

Je regrette amèrement ce parfum que j'aurais porté volontiers, et qui, pour l'anecdote, a disparu en même temps que l'homme qui m'a accompagné dans mon appréciation de cette fragrance ...

Tout un symbole, vous dis je ! ;-)

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 12:37

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Je vous avoue qu'à la sortie de Miss Dior Chérie, successeur de Miss Dior, je n'étais pas le moins du monde attiré par ce produit. C'était en 2005, virage "New look by Galliano" de la marque.

 

Je pense que c'était surtout dû au nom qui me semblait nunuche à souhait (le Chérie ne me plaisait pas du tout) mais aussi à la publicité de l'eau de toilette (2007), mettant en scène une blonde toute voûtée qui me laissait froide.

 

Donc quand j'ai senti le jus, je n'étais pas du tout disposée à l'évaluer correctement.

 

Puis le temps a passé, on a moins entendu parler de lui mais les flankers se sont quand même succédés avec l'eau de toilette et l'Eau notamment.

 

Puis vint la déferlante Natalie Portman, qui fut de nouveau projetée sur le devant de la scène notamment avec le succès du controversé Black Swan.

 

Et Dior eut du nez, (sans blague malvenue) en la choisissant comme nouvelle égérie de Miss Dior l'Eau de parfum.

Et comme Chanel avec Keira Knightley pour Coco Mademoiselle, l'égérie boosta de manière considérable les ventes du parfum, si bien qu'il est actuellement dans le top 3 en parfumeries.

 

 Ainsi, il y eut un rééchantillonnage massif et quelques opérations de marketing avec les distributeurs, et cela m'amena à me repencher sur son cas.

 

Un jour, j'étais en déplacement et je n'avais pu emporter mon parfum.

Mais j'avais décidé de vider un peu mon sac d'échantillons.

 

J'emportais donc Flower de Kenzo et Miss Dior Chérie l'Eau de parfum.

J'ai porté ce dernier lors d'un dîner dans un grand restaurant et j'avoue que j'ai un peu revu mon jugement.

 

Certes ce n'est pas la fragrance du siècle et elle n'a rien à voir avec son illustre aînée, Miss Dior.

Mais je dois avouer que je l'ai trouvé plaisant et que cela m'a enthousiasmé de revoir les chyprés sur le devant de la scène.

 

Qu'est ce qui m' a séduite en cette fragrance ?

 

Tout d'abord les notes de tête sont jeunes et insouciantes, avec un côté fruité goumand non désagréable : pétillante mandarine, bonbon à la violette, légère note charnue (pêche ?) et facette fruits rouges allégée par les muscs (c'est la mara des bois qui est revendiquée par la marque).

 

Puis le jus évolue vers son intérêt principal : un coeur floral pas très original (rose/pivoine et jasmin) mais pourtant ultra confortable.

 

Les notes de fond sont douces et toujours très cocooning avec des muscs blancs très cotonneux accompagnés d'n patchouli non envahissant et de quelques notes vanillées voire caramélisées (pop corn dixit la marque).

 

En bref c'est un chypré fruité moins original que mon regretté Azzura d'Azzaro, mais possédant cette même propension à mettre de bonne humeur lorsqu'on le porte.

 

Je ne suis donc que moyennement révoltée quand je vois ce jus séduire les jeunes femmes et je me dis qu'il reste un peu d'espoir pour sauvegarder les chyprés sur un marché de plus en plus banalisé.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 12:32

dolce-vita-de-dior.jpg

 

Dolce Vita (1995) est un parfum au fort pouvoir évocateur.

 

Tout d'abord de par son nom, qui réfère à l'Italie des années 60, Vespa, robes jaunes à pois et Riviera.

 

Son flacon est lui aussi assez original et attirant.

 

Mais aussi par son jus, petit joyau restant discret sur le marché.

 

 

J'ai redécouvert Dolce Vita avec plaisir samedi.

 

En effet, je dois avouer que Dolce Vita, bien qu'ultra bien réalisé, évoquait ma soeur pour moi.

C'était un de ses premiers parfums sélectifs et ainsi, je n'arrivais pas à me détacher de cette appartenance. Il m'était donc impossible de l'analyser de manière objective.

 

Actuellement, même si elle le porte encore de temps à autre, elle s'est orientée vers un oriental plus gourmand.

 

C'est ainsi que samedi en parfumerie, j'ai eu l'idée de le sentir en oubliant tout contexte.

 

J'ai ainsi fermé les yeux et me suis laissée porter par mes sensations olfactives.

 

Tout d'abord, je me suis laissée porter par la fraîcheur des agrumes : citron, pamplemousse, bergamote.

Cette facette fruitée pleine de légèreté a perduré assez longtemps dans le temps, rendue plus charnue par la note pêche/abricot pas cheap pour un sou.

 

Mais c'est véritablement les épices (cardamome, girofle, cannelle) qui donnent une vraie personnalité au parfum.

Accompagnées par le lys, elles donnent presque l'impression d'un oeillet.

 

Le magnolia et la rose, vaguement poudrés, adoucissent la composition et la féminisent à souhait.

 

Puis un accord boisé musqué sensuel reste sur la peau et en sillage dans l'air, à coups de bois de rose et de santal lacté, mais aussi de cèdre (Atlas selon moi) enrobés d'héliotrope et d'une vanille aux faux airs de guerlinade.

 

Un brin de castoreum est visiblement revendiqué par la marque, certainement pour salir un peu les muscs un rien savonneux.

 

Je concluerais en disant que c'est un jus à la fois évident et engagé, proche des italiennes ou de l'image qu'on s'en fait, forte et féminines à la fois.

J'ai presque trouvé à Dolce Vita un air de Sicily, c'est dire !

 

Je suis heureuse d'avoir pu redécouvrir ce jus tellement beau.

Si vous ne vous rappelez pas ou ne le connaissez simplement pas, je vous conseille de vous rendre en urgence en parfumerie.

On ne sait jamais, des fois que Dior ne craque et supprime cette belle oeuvre qui appelle au bonheur ... 

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 09:26

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Je sais, beaucoup n'apprécient pas la stratégie d'Azzaro avec les duos, concept vu et revu dont ont découlé ces dernières années Now (duo techno rose et vert), Twin (plus axé complémentarité Yin et Yang avec le blanc et le noir) et le dernier né Duo (qui surfe sur la tendance bling bling avec des flacons laqués or et argent).

 

Etant très attachée à cette marque, j'avoue que j'attendais avec impatience de sentir les jus.

Je portais déjà Now idéal pour le vendredi avec ses effluves aquatiques et solaires très cocooning.

Twin est plus un jus que j'affectionne les jours de spleen car il a une facette très réconfortante.

Le Duo Women est certes un peu très girlie pour moi, entre Nina de Nina Ricci et les parfums Guess.

 

Donc pas de coup de coeur, mais ce n'est pas pire que ce qu'on sent partout ailleurs.

Mais comme le dit très justement Olivier, mon confrère, Azzaro doit taper fort avec un nouveau jus féminin qui incarnera la classe de cette griffe reine des belles robes. Car malgré sa qualité, Couture n'a pas gagné le succès, ni son prédécesseur Visit, tout aussi agréable.

 

En bref, le féminin de Duo ne restera pas dans les annales à mon sens.

 

Mais le masculin inverse totalement la vapeur.

Il a ce côté si addictif que possèdent certaines fragrances, à l'instar du pilier Azzaro pour Homme.

 

Je suis sûre de connaître ce jus, il me rappelle des souvenirs, mais ce qui est encore plus évident, c'est qu'il me le faut.

Je craque littéralement pour lui.

 

Que possède donc ce parfum qui le rende si indispensable ?

 

Tout d'abord je tiens à préciser que pour cet opus, Azzaro a innové en proposant une note commune au féminin et au masculin.

Il s'agit du pamplemousse, cet agrume à l'odeur si reconnaissable.

Au sein du masculin, elle partage la tête (d'affiche) avec une note verte tout autant singulière : le galbanum, cette matière à la fois herbacée et résineuse. Il s'en dégage une impression étrange, comme l'illusion d'un accord figue empli de sève.

 

Puis, c'est là qu'intervient le mélange narcotique, véritable ivresse où la tonka frôle les épices les plus sensuelles (piquant gingembre et rare genièvre, poivré et résineux à la fois, si propice aux souvenirs d'enfance) pour une danse olfactive sans fuite possible.

 

Le fond est tout aussi bouleversant et riche grâce au vétiver sacré (note la plus reconnaissable en parfumerie selon moi), à la mystique myrrhe et à des muscs vanillés crémeux à souhait.

Le sillage est présent et la rémanence sans faille, que demander de plus !?

 

Je regrette simplement que la marque se soit montrée frileuse et l'ait lancé ainsi en duo, le faisant se fondre dans la masse alors qu'il pourrait aisément devenir un nouveau pilier pour la griffe aux origines franco italiennes.

 

Je ne vous parle même pas de son prix, plutôt accessible.

 

Bref, à tous ceux qui hésitent à acheter One million ou Black Xs, je vous conseille plutôt ce parfum qui vaut le détour, et vous assurera de ne pas laisser la gente féminine indifférente ...

 

Quant à moi, je vais tenter de me le procurer en urgence tant il me laisse un sentiment d'inachevé ...

 

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:08

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Lolita Lempicka, créatrice à l'imaginaire fort développé, a lancé son premier parfum en 1997 ... Déjà !

 

C'est un parfum qui a suivi la tendance d'Angel, celle des orientaux gourmands.

Mais contrairement à de nombreux concurrents, Lolita Lempicka a su toucher les consommatrices dans la durée, avec son flacon pomme violet et ses effluves emplies de souvenirs d'enfance, entre bonbons à la violette et rouleaux de réglisse.

 

J'ai adoré le concept, qui comme Mugler, se distinguait fort bien de ses comparses, avec un vrai parti pris tant olfactif que créatif.

 

La publicité mettant en scène cette sorte de nymphe gracieuse dans une forêt magique me semblait culotté mais très réussi.

Tel un conte de fée, pour les princesses des temps modernes !

 

Et les aides à la vente sont très bien vus, avec des coffrets qui ne demandent qu'à être gardés, comme les boites-cadeau mini commodes dernièrement lancées.

 

Le flacon s'intégrait aussi très bien dans cette ambiance onirique, avec pour symbole la fameuse pomme (et oui, Nina n'a rien inventé) d'un violet mystérieux et profond.

 

Quant au jus ... Ici encore, je ne peux que saluer l'audace : c'est jeune, moderne, gourmand mais pas trop collant.

 

Pour en parler, je ne peux pas me limiter ses notes principales, il me faut aussi commencer par évoquer la tête, déjà bien étoffé : des notes fruitées et acidulées d'agrumes et autres délices du soleil, côtoient la badiane si caractéristique, renforcée par un accord boisé chaleureux.

L'accord anisé étant palpable, la messe est dite !

 

Mais c'est ensuite qu'intervient le coeur du parfum, devenu si reconnaissable et reconnu : les notes fleuries classiques telles que la rose et le jasmin féminisent la douce et attirante violette.

La réglisse prend soudain le dessus, à la fois très enfantine et très percutante.

Une belle harmonie se dessine, la magie et la féérie sont bien là.

 

Puis, le fond sensuel en diable renforce le côté gourmand du jus grâce à des notes vanillées et rondes (accord amandé/tonka ultra addictif, note fleurie crémeuse et balsamique proche de l'héliotrope).

Et bien entendu, l'indipensable vanille, tantôt boisée, tantôt sirupeuse.

 

En bref, c'est un parfum avec un sillage et une tenue sans faille. Il possède une réelle signature, et même si les puristes peuvent regretter ses déclinaisons, je leur trouve à la plupart une vraie raison d'être, avec une mention spéciale pour l'Eau du désir, Fleur Défendue et Minuit Noir, très réussies à mon goût.

 

Conclusion : Lolita Lempicka le Premier parfum est à réserver particulièrement aux femmes qui n'ont pas perdu leur âme d'enfant ...

 

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