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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 13:28

cristobal.jpg

 Eh oui, quand on est passionné de parfums, en général on ne se borne pas à sentir les parfums attribués à son sexe.

Ainsi, j'ai autant de plaisir à tester et analyser les jus masculins que les féminins.

 

Mais en revanche, il est plus rare que j'en adopte un au quotidien.

 

Mais la vie est plutôt bien faite parfois !

Alors que je découvrais sur le net une vente privée de parfums, je tombe sur Cristobal pour Homme. J'ai le souvenir de l'avoir senti déjà, et de l'avoir trouvé bon.

Alors au vu de la baisse de prix conséquente, je décide de l'acheter pour un des hommes de mon entourage proche.

 

Le jour de la réception du paquet, je ne peux m'empêcher de le déballer de son film plastique, d'abord pour admirer le flacon dont je me rappelais la beauté, puis pour me remettre en tête le parfum que j'allais offrir.

 

Le flacon était en effet aussi beau que dans mon souvenir : forme carrée bien masculine, dos dépoli ou givrée comme un caillou parcouru par les flots.

Le jus à l'intérieur me parut légèrement vert, mais avec naturel. En revanche, on ouvrant le flacon, je fus déçue : ce n'était pas un spray comme je m'en doutais, mais le système de clipsage du bouchon était vraiment mal conçu. En effet, une fois enlevé pour la première fois, le picot s'enfonçait mal dans le col, donc je ne parierais pas sur l'étanchéite !

 

Bref, ce désagrément passé, je déposais une goutte de parfum sur mon poignet.

Et je fus très attirée par cette fragrance, tout d'abord pour son classique et frais accord Fougère (la Bergamote et la Lavande en tête). Ces notes, bien qu'assez masculines de prime abord, m'ont tout de suite rendue en totale addiction.

En notes de coeur, c'est le côté boisé qui domine ce bel oriental, avec l'inconditionnel cèdre, mais aussi un patchouli étonnant, presque chocolaté voire caramélisé.

Cet effet est probablement conféré par les notes de fond, magnifiquement ambrées, nous transportant sans mot dire dans une valse sensuelle où vanille et benjoin se complètent pour mieux encore mettre en avant l'ambre liquoreux à souhait.

Un peu enivrée, j'ai l'espace d'un instant un soupçon de note anisée et boisée (réglisse ?) qui vient me titiller.

 

C'en est trop, je ne peux me défaire de cette fragrance, si belle, si sexy, si affirmée.

C'est un parfum masculin qui va à merveille avec ma peau, comme un alter ego de mes parfums habituels.

Alors tout compte fait, je l'ai conservé égoïstement, me disant que je pouvais trouver aisément un autre cadeau à mes hommes.

Et j'avoue que, même si c'est pour un an ou deux (car s'il est soldé sur les ventes privées, cela sent un peu la fin), ce jus me ravira comme une douce épaule masculine contre laquelle on peut se blottir, ou comme une voix forte, chaude et virile qui stimule et encourage.

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:59

bvlgari-jasmin-noir-20080201-katemoss.jpg

 

 

Comme vous le savez ou vous en doutez peut-être, en vraie passionnée de parfums, j'en possède une petite collection. Cependant, si certains ne sortent des placards qu'exceptionnellement, pour des occasions spécifiques, j'ai en revanche une série d'incontournables que je ne vous ai pas encore tous présentés.

 

Parmi eux, on trouve un certain nombre "d'anciens" Cacharel (le dernier en date étant Amor Amor), du Lolita Lempicka, des jus Azzaro, du Mugler et quelques marques de niche.

J'avoue aussi raffoler des italiens, Cerrutti, Versace, quelques Dolce Gabbana ou Armani, mais surtout des Bulgari. J'adorais déjà les divers Blu, les Aqua pour hommes, ainsi que les jus plus classiques mais non moins qualitatifs comme Rose Essentielle. Cependant, je n'avais pas encore eu le coup de coeur au point d'en acheter un, et de le porter de manière régulière.

 

Jusqu'à la sortie fin 2008, du merveilleux Jasmin Noir ...

Le jasmin est une fleur qui, consciemment ou non, s'est toujours immiscée dans mes parfums. Mais je n'avais pas fait véritablement le lien jusqu'ici. Qu'est-ce qui m'a donc poussé à aller sentir ce jus ?

Tout d'abord, j'avoue avoir été très sensible au visuel publicitaire, tant au niveau esthétique par le noir et blanc et le joli visage de Kate Moss, que par le flacon, adaptation noire (teintée dans la masse) des classiques de Bulgari.

 

Ensuite ma curiosité habituelle a fait le reste : recherches d'informations et saut en parfumerie.

Je l'ai senti une fois, et je l'ai tout de suite aimé.

 

Puis je l'ai re-senti à diverses occasions, mais ce fut à Mayorque en juillet 2009, dans une de ces petites parfumeries très classes dont les espagnols ont le secret, que j'ai décidé que ce serait mon futur achat.

 

Le temps passa après mon retour de vacances, et finalement, ce fut mon ami qui me l'offrit en octobre, voulant me faire plaisir à une période où le moral et la forme n'étaient pas au beau fixe.

 

Je fus touchée par cette attention, et la première fois que j'ai porté cette fragrance, ce fut un moment d'une intensité sensorielle et donc émotionnelle rare.

 

C'est indéniable, Jasmin Noir est un Floral mettant en exergue le Jasmin de manière inattendue et énigmatique. En effet, en le sentant de manière plus attentive, il apparaît que c'est un Floral Boisé, ce qui rend cette fleur blanche qu'est le jasmin, beaucoup moins innocente. On le redécouvre donc sous divers aspects.

Et c'est l'une de ses caractéristiques qui m'a particulièrement interpelée au premier test olfactif.

 

En effet, en notes de tête, on est tout d'abord surpris par des notes vertes de jasmin fraîchement éclos. Ces facettes fraîches donnent presque l'impression de sentir cette belle fleur sous la rosée. Pour donner plus de force à cette impression, le gardénia vient s'associer à la note de base avec harmonie, comme un parfum liquoreux se révélant aux rayons du soleil.

Puis vient le jasmin tel qu'on le connaît habituellement : opulent, fusant, un brin animal mais adouci par la fève tonka et des notes amandées qui mettent en exergue son aspérité lactée et délicatement sucrée.

Le sillage est au final très mystérieux grâce aux notes de fond, comme la si segmentante réglisse (addictive à souhait mais nullement entêtante comme dans Lolita Lempicka) et une belle association de bois parmi lesquels je pense reconnaître le santal.

Le tout parsemé de discrètes paillettes de musc et de notes poudrées ...

 

Voici donc un parfum qui me ravit, il est élégant, racé, sensuel et féminin, pas anti conformiste pour un sou mais tellement différent des lancements insipides des autres marques !

En outre, sa tenue sur la peau est réellement bonne, ce qui est gage de qualité pour moi (évidemment, en dehors des Cologne pour lesquels l'exercice est par nature difficile).

 

Je vous invite donc tout naturellement à le tester si ce n'est déjà fait.

Et à me laisser vos commentaires si vous le souhaitez ...

 

Longue vie à Jasmin Noir de Bulgari, mon dernier grand classique personnel en date !

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 09:07

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 A la demande expresse de ma première fan  (elle se reconnaîtra), je vais vous parler aujourd'hui du parfum Eden de Cacharel.

Je vous avoue que pendant un temps certain, je ne m'étais pas trop préoccupée de cette fragrance lancée pourtant en 1994.

Pourquoi donc ?

 

Peut-être que la publicité n'avait à l'époque, pas réussi à m'attirer.

En effet, c'était une époque où, étant encore jeune, je n'allais pas très souvent  en parfumerie. Ainsi, je tannais ma famille uniquement pour les parfums ayant une publicité réussie ou un flacon convaincant.

 

Puis j'ai grandi, j'ai pris davantage d'autonomie pour mes déplacements et c'est tout naturellement que j'ai étendu ma culture parfumesque.

 

Mais Eden, si je l'avais senti sur ma tante, c'est véritablement juste après le baccalauréat que je l'ai redécouvert.

En effet, ma meilleure amie est partie pour une belle aventure à l'étranger, et suite à une phase de tri, m'a confié ses fonds de flacons de parfum.

Et elle m'a ainsi fait découvrir deux sublimes parfums, un dont je vous reparlerai par la suite, et Eden de Cacharel.

 

Sur le coup, je n'ai trop cherché à le sentir, certaine que ce n'était pas un parfum à mon goût.

Puis, intriguée par ce joli flacon vert d'eau, poli comme un galet (bien qu'orné d'un capot très bas de gamme gâchant toute l'esthétique du packaging), j'ai laissé ma curiosité olfactive s'exprimer.

 

Je l'ai ainsi porté quelques mois durant, par intermittence avec mes parfums habituels et chaque fois, je l'ai perçu sous un nouveau jour.

En effet, au premier abord, je l'ai senti très frais et innocent, fleur blanche candide à la manière d'un Anaïs Anaïs. Puis, j'ai senti que c'était certes un fleuri, mais plus affirmé que ce que je pouvais penser. La fois suivante, c'est sa facette savonneuse qui m'a paru intéressante et classieuse. Puis, le côté aquatique et vert un autre jour. La dernière aspérité qui s'est laissée apprivoiser était la note de fond, boisée et sensuelle, qui m'est apparue telle une évidence en saisissant mon écharpe encore tout embaumée un matin d'hiver.

 

En sentant ce jus d'une luxuriance sans limite de manière plus acérée, j'ai ainsi pu distinguer ses différentes notes. Tout d'abord, en tête je perçois un aspect très fruit défendu, avec la pétillance des notes hespéridées arrondies par un nectar d'abricot ou de pêche sucré mais pas écoeurant.

Puis, la transition se fait en douceur vers l'accord floral par la fraîcheur des notes vertes et aquatiques, presque lotus, ainsi que par un soupçon de muguet et d'aldéhydes qui vient amener sans fracas les fleurs blanches si affirmées que peuvent être la fleur d'oranger, le jasmin ou encore la tubéreuse au caractère bien trempé.

Une note épicée (tagette ou oeillet) se glisse tranquillement mais sûrement dans cet eden pour lui apporter le mystère nécessaire à tout bon parfum.

L'aspect propre des muscs blancs est présent sans relâche mais sans agresser ni trancher avec l'aura du parfum. En définitive, l'accord musqué crée une sensation de bien être comme après un bain moussant, sensation qui perdure et prend corps par le suite en se mêlant aux bois vibrants comme le cèdre et le santal, ainsi qu'au parfum de sous-bois conféré par la fève tonka et le patchouli. 

Quant à la tenue de ce jus, elle est irréprochable sur ma peau.

 

En résumé, ce parfum est idéal pour les femmes curieuses, avides de nature et de bien être en général, qui veulent exprimer leur féminité mais aussi leur caractère sans trop en faire.

Cette fragrance est protéiforme, elle s'adapte aux visages multiples d'une même femme.

On peut aisément la porter de manière sophistiquée avec un tailleur, une chemise un brin décolletée et des escarpins, ou l'accomoder d'un pull doux en cachemire, porté sur un jean en coton bio et équitable.

Mais aussi, elle peut se fondre dans une allure sexy avec une robe bustier accessoirisée d'une étole.

Pour finir, on peut également la porter à même la peau, tout simplement, pour la laisser exprimer la sensualité naturelle de celle qui la porte.

 

C'est un parfum que je revêts volontiers quand j'en ai l'occasion, et qui chaque fois me ravit.

Souvent, son sillage laissé sur mon passage m'a valu de nombreux compliments (même si mon (ex) petit ami "post bac" le trouvait un peu fort, car peu habitué aux notes boisées chez les femmes).

 

A mon sens, c'est l'un des Cacharel les plus recherchés, montrant un réel parti pris olfactif. La variété et l'harmonie de ses notes le rendent totalement cohérent avec le concept développé par la marque, l'idée d'un paradis addictif et pas si innocent.

Et bien que ce soit un parfum à contre courant de la mode actuelle et donc devenu confidentiel, il n'en demeure pas moins d'une réalité toute contemporaine. A une époque où le retour vers la nature cotoie la volonté de progrès scientifique au sens large, Eden est d'un ton juste, mêlant à la fois par ses notes, le naturel des fleurs, des agrumes et de la verdure à la synthèse avec des muscs crémeux et savonneux.

En bref, c'est un parfum qui refuse les extrêmes, le manichéisme ...

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:20

nina-ricci-air-du-temps-eau-toilette.jpg

Lors de la réception de ma dernière commande de parfum sur Internet, j'ai eu la surprise de découvrir un échantillon de l'Air du temps de Nina Ricci.

Pour moi, ce parfum symbolise ma mère, donc je n'avais jamais eu l'idée de le porter.

Je me souviens alors Ô combien des nombreuses fois où je jouais à la Dame étant enfant. Je piquais le maquillage de maman, surtout le rouge à lèvres qui pour moi, était synonyme de féminité et surtout, je me rendais dans le placard à parfums.

Ma mère avait déjà avant moi, et ma grand-mère encore avant, cet intérêt prononcé pour les fragrances. Ainsi ma mère possédait un certain nombre de jus, plus ou moins prestigieux, mais celui qu'elle affectionnait particulièrement était l'Air du temps. Alors parfois en cachette, je lui chipais. J'adorais déjà ce flacon très évocateur, comme une goutte de parfum autour de laquelle gravitent des colombes.

 

Et plus tard, quand je collectionnais les publicités de parfums, c'était celle où on voyait un baiser dans une forme de colombe qui m'interpelait particulièrement.

 

Revenons donc à cet échantillon dans mon colis. Sur le coup, je me dis que ce n'est pas un parfum pour moi, que je le donnerai à ma mère la prochaine fois que je la verrai.

Puis,essayant de remettre en ordre mes souvenirs d'enfance, je décide de m'y replonger un instant. Pour moi c'était un fleuri assez classieux, avec des notes aldéhydées mais je n'arrivais pas à me le rappeler plus en détail.

 

Sauf que je n'aime pas trop gâcher, donc vu que j'étais déjà parfumée, j'ai remis le test à plus tard.

Et j'ai mis de côté cet échantillon pendant quelques mois, sans plus m'en souvenir.

 

Puis un jour, en me préparant à sortir, je me dis : "Tiens, si tu mettais un parfum fleuri qui change un peu les habitudes?".

Alors je me précipite dans mon sac à échantillons, à la recherche de l'élu, ne sachant pas encore pour lequel j'allais opter.

Et par le plus grand des hasards, je me fixe sur L'Air du temps. Tant pis, je prends le risque. Car pour moi, c'était un parfum de dame, car celui de ma mère. Pourtant à sa création en 1948 (période d'après guerre), il était destiné aux jeunes femmes courageuses pour les inciter à goûter de nouveau aux joies de la vie.

Alors je pulvérise le précieux nectar sur ma peau.

Et là, ce fut un peu comme un saut dans le temps (bien que je suppose que la fragrance a dû un peu évoluer en fonction du coût des matières, de la réglementation sans cesse en évolution et peut être des goûts du jour).

Je me revoyais donc enfant, et surtout je revoyais ma mère à 30 ans, si belle.

 

Puis je me concentrais sur le jus en lui-même.

Comme dans mes souvenirs, c'est un merveilleux floral, pour moi très fleur blanche (lys, jasmin) mais pas innocent pour autant. On ressent une certaine poigne, une facette légèrement épicée qu'exprime l'oeilet cher à mon coeur. Une note familère en tête me turlupine, jusqu'à ce que je mette un nom dessus : c'est la bergamote, un des plus beaux agrumes qui soit en parfumerie et symbolisant aussi ma mère car c'est une inconditionnelle du thé à la bergamote.

En note de coeur, outre ces fleurs blanches omniprésentes, c'est un bouquet floral aldéhydé riche et ultra féminin qui s'exprime, avec l'incontournable rose, mais aussi des notes discrètes de violette et d'iris.

Le tout donne une sensation de propreté sans tomber dans la détergence, comme si on sentait un savon de luxe élégant, léger et racé.

Au fur et à mesure de la journée, bien que je regrette de ne pas trop le sentir lors de mes mouvements naturels, il est cependant toujours présent sur ma peau. Je le redécouvre autrement, avec des notes boisées et un duo ambre-musc hautement intrigant.

 

Ce fut donc une expérience intéressante que de retester ce pilier, que dis-je, cette star de la parfumerie.

Et si je ne peux m'empêcher de garder l'association de ce parfum avec ma mère, je dois avouer que c'est un parfum qui me correspondrait totalement aujourd'hui. Il possède une réelle personnalité, une qualité sensible.

Bien que la tendance soit aujourd'hui plus aux floraux fruités, les émotions qu'il véhicule sont quant à elles bien d'actualité : celles d'une envie de bien être, d'un romantisme non béat et d'une innocence à temps partiel.

Ainsi en le portant, je me suis sentie comme l'enfant que j'étais, souhaitant parfois laisser ma féminité s'affirmer davantage, tout en conservant ce caractère et cette curiosité qui fait que je ne suis jamais blasée par la vie.

 

Ainsi pour moi, l'Air du temps sonne comme un ode à la vie et à la paix quelle qu'elle soit, un coin de ciel bleu dans une vie pas toujours tendre.

Et c'est ce qui forme son intemporalité.

 

Papillon des senteurs

 

 

 

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 10:23

hermes1

Il y a quelques mois, j'ai découvert sur Osmoz (www.osmoz.fr) le nouvel Hermès, un parfum annoncé comme mixte.

J'aime la classe de cette maison, j'aime le travail de Jean-Claude Ellena et son écriture olfactive tellement simple mais si reconnaissable.

 

Pourtant, à part Calèche et Un jardin en méditerranée, je n'ai jamais trop ressenti d'affinité particulière avec ces beaux parfums et ma peau.

Mon homme a acheté Terre d"Hermès et malgré sa qualité et sa puissance sur le marché de la parfumerie masculine, j'avoue que je l'apppréciais sans trop m'y attacher.

 

Puis après l'annonce du nouvel Hermès, j'ai pu observer un flacon comme on n'en fait plus tellement de nos jours : surprenant, original, proche des codes de la marque et surtout, qualitatif. Sa forme massive en verre lourd, se révèle tantôt anguleuse et masculine, tantôt arrondie et adoucie. Sans parler de son bouchage métallique rotatif qui le rend propice au voyage, comme son nom l'indique (bien que je trouve la rotation trop aisée et donc finalement pas si sécurisante que cela dans un sac de voyage).

 

Deuxième élément attirant : la teinte du jus. Ce jaune tirant sur le vert d'eau annonce la couleur, la fragrance sera fraîche, verte et vive mais sans tromper, assez naturelle dans son expression.

Premier coup de coeur donc.

 

Donc quand ce parfum est sorti en parfumerie, je me suis précipitée pour le sentir avec mon homme qui était à la recherche d'un parfum estival.

Et là, coup de coeur n°2 : malgré certains avis mitigés lus sur certains blogs comme le très respectable Critique de parfum, (http://lecritiquedeparfum.blogspot.com/), j'ai été conquise. Mon amoureux a quant à lui pris un peu le temps de la réflexion, bien que très tenté. Il a d'ailleurs fini par craquer et l'acheter.

 

Qu'est ce qui m'a séduit dans ce parfum, outre son flacon ? Tout d'abord son concept et la cohérence entre ce dernier et le jus. Et quant au jus en tant que tel, voilà ce que j'ai ressenti en le portant à mon nez ...

 

Tout d'abord une vague de fraîcheur provenant de notes de citron voire de citron vert, très joliment excitées par des épices et aromates jonglant entre cardamome et gingembre. En ce sens, Voyage est en quelque sorte une nouvelle Cologne.

En le laissant un peu évoluer, on apprécie les aspérités jasminées chères à mon coeur, un peu à la manière d'une Eau sauvage. Cela lui apporte une facette plus sensible, plus "féminine" mais avec un sacré caractère. Quelques notes vertes se glissent dans l'espace vacant pour donner l'impression de parcourir des contrées avec une nature luxuriante.

Enfin, le côté boisé prend peu à peu de l'ampleur, mêlé à quelques muscs bien dosés car apportant la juste dose de bien-être et de réconfort nécessaire à ce Voyage merveilleux, sans tomber dans la synthèse pure et dure.

 

Alors vous l'aurez compris, j'ai succombé et j'ai chipé le flacon à mon homme.

Et c'est pratique car cela permet, outre le côté fusionnel de porter un même parfum, de faire des économies de place mais aussi d'argent (enfin, surtout pour moi car c'est avec ses propres deniers que mon cher et tendre a acquis ce parfum).

J'ai donc pu juger du rendu de cette fragrance sur ma peau et ce, tout au long de la journée.

Alors certes, l'écriture est assez simple et pas forcément très facettée, mais ce fut un bonheur de la porter à même la peau tout une journée durant, en cet été caniculaire. Et encore une fois, je ne suis pas d'accord avec mon confrère de blog LCDP, car la tenue a été idyllique sur moi (comme sur mon homme par ailleurs) et son sillage pétillant bien présent.

 

Bien que ce parfum soit assez différent en comparaison avec mes orientaux et "florientaux" habituels, je suis toujours heureuse de le porter ou de le sentir.

Un parfum à tester pour ceux qui ne le connaissent pas encore  ...

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 10:14

Eh oui, car écrire pour écrire est assez égoïste à monn sens, j'ai aussi envie que ce blog vous apporte plus qu'un tour d'horizon d'avis sur des parfums.

 

Car à quoi bon écrire si on ne peut toucher qu'une catégorie très limitée de lecteurs. En effet, les parfums sont accessibles à tous, mais pour en parler, il existe évidemment un jargon, des termes plus ou moins techniques.

 

Ainsi, au fur et à mesure des semaines, je mettrai au point un véritable lexique du vocabulaire des parfums.

Cela me semblerait intéressant ... donc si vous êtes OK, n'hésitez pas à réagir à ce post !

 

A vue de nez, le premier zoom serait publié par moi-même dans la semaine ...

 

A suivre !

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:27

En tant que passionnée de parfums, j'ai bien entendu mes parfum fétiches.

Je n'en ai pas des tonnes à classer mais quand même ...

En outre cette liste ne fait que s'accroître car je passe souvent de nombreuses heures en parfumeries (indépendantes ou non).

 

Ainsi, je découvre sans cesse de nouveaux jus que je juge intéressants.

 

Le dernier en date ? Escale aux marquises de Dior, dont je vous parlerai dans une prochaine chronique.

 

Et vous, quelle est votre dernière belle trouvaille olfactive ? Votre coup de coeur récent ou votre redécouverte d'un parfum existant depuis longtemps ?

 

Je vous laisse ainsi la parole, c'est à vous de jouer !

Je serai très heureuse également que nous échangions ensemble ...

 

Olfactivement vôtre,

 

Papillon des senteurs

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 09:39

sicily-1001-parfums-1241520731.jpg

S'il était un parfum féminin paradoxalement bon, ce serait Sicily de Dolce & Gabbana.

Cette marque n'est, de loin, pas une de mes préférées.

Mais Sicily est à part, un petit chef d'oeuvre olfactif, délicieusement bon au nez mais malheureusement méconnu.

 

Comme beaucoup de personnes qui le connaissent, j'ai daigné sentir la fragrance en voyant la publicité : Monica Bellucci, si magnifiquement méditerranéenne, belle brune ténébreuse posait sur un fond en noir et blanc. A ses côtés un flacon majestueux, comme je les aime, avec une précieuse base carrée et pleine (plutôt destinée aux hommes en général, je le reconnais), reflétant  à merveille l'ambre liquide (le dieu Photoshop étant à cette époque encore utilisé avec modération).

http://www.couleurparfum.com/publicite/dolce-gabbana/sicily,fr,0,12,d,46,142.html

 

Ce parfum est un oriental floral bien ficelé, avec des notes rondes bien pensées et aussi sensuelles que la belle madone.

D'entrée, la bergamote annonce la couleur : c'est une Sicile opulente et rare qui est ici représentée.

 Accompagnée d'une envolée de fleurs blanches comme le jasmin que j'affectionne tant, la fragrance délivre alors son côté ambigu, furieusement oriental et presque masculin, mais non trop entêtant, avec un côté frais et pétillant, et une classe inégalable et si contemporaine.

Le tout donne un ensemble rond, assez équilbré, et donc avec une forte connotation florale et subtilement aldéhydée.

Puis, le jus de ce parfum de peau évolue merveilleusement vers un sillage poudré et un brin lacté conféré par une note santal et par la belle héliotrope. A ceci s'ajoutent les muscs blancs pour la note savonneuse, propre mais élégante comme les savons de l'époque.

 

Sur la peau, ce parfum donne un rendu encore plus merveilleux, et  libère ses effluves sans trop entêter, juste pour titiller, avec un mystère que l'on ne trouve plus que rarement dans les lancements de masse.

Et chose importante s'il en est, ce parfum tient sans souci une journée voire plus, pour l'enchantement le plus divin de nos sens en éveil.

 

Vous l'aurez compris, Sicily est un joyau qui n'a pas connu le succès qu'il méritait. Il reste une de ces réussites confidentielles qui disparaissent malheureusement petit à petit de nos parfumeries. Je ne trouve à présent plus le format 100ml, mon préféré en vraie passionnée de parfums, et le 50ml se fait lui aussi de plus en plus rare.

Donc j'ose espérer que Dolce et Gabbana lira ce post et saura relancer sans le modifier ce chef d'oeuvre car personnellement, s'il est supprimé, le deuil olfactif sera très difficile à faire pour ses aficionados ...

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 21:35

parfumgiorgioarmani_240.jpg

Je vous avoue que la semaine dernière, quelle déception en parfumerie !

Je me suis précipitée pour sentir Acqua di Gioia, qui pour moi symbolisait un léger lifting d'Acqua di Gio pour femme.

D'un côté j'avais raison, comme 95% de liftings, c'était une opération délicate et magnifquement ratée par Armani.

 

Pourtant j'apprécie réellement cette marque, ils ont par le passé su me captiver avec des parfums comme Gio, Acqua di Gio, Mania, Emporio Night.

Mais là, c'est le grand vide olfactif à mon "nez".

 

A première vue, un flacon simple mais qui passe bien et véhicule une vraie fraîcheur aquatique.

 

Alors je respire ce parfum sur lequel reposaient quelques espoirs ...

 

Au lieu de la fraîcheur attendue, des fleurs d'eau et autres fleurs blanches, nous entrons dans une fragrance très girlie, limite GMS (sans vouloir dénigrer cette catégorie).

En effet, le parfum s'ouvre sur une note certes légèrement aqueuse, mais surtout très fruitée, avec un côté mauvais pêche ou melon concombre mal ficelé.

En outre, ce passage qui m'a personnellement irrité le nez dure trop longtemps. Il rend le résultat écoeurant et donc tout sauf frais.

 

Je suis très déçue vous l'aurez compris, j'espère malgré cela que ce parfum trouvera un public, mais personnellement, je ne me retrouve plus dans les derniers lancements Armani.

Bien dommage !

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 21:14

Bonjour,

 

Me voici enfin à l'inauguration de mon blog, dédié aux parfums en général, ma passion depuis toujours.

Je vous espère nombreux, n'hésitez pas à commenter mes posts, et je vous souhaite autant de plaisir à me lire que j'en ai à écrire.

 

A très bientôt,

 

Papillon des senteurs

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  • : Depuis toute petite, je papillonne, je vais de fleur en fleur et de fragrance en fragrance. Le sens olfactif me fascine simplement. Je souhaite vous faire partager mes coups de coeur, mes déceptions, mes senteurs préférées dans cet espace d'échange magique qu'est Internet. Ici, on parle donc principalement parfum, mais pas que !
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