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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 18:30
Mes favoris de l'Olfactorama et ce qu'ils sont devenus ...Mes favoris de l'Olfactorama et ce qu'ils sont devenus ...
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Pour ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous n'êtes pas sans savoir que j'ai eu la chance de faire partie cette année du jury de l'Olfactorama, ce prix des amoureux du parfum qui a pour objectif de promouvoir et de défendre une parfumerie de qualité, mais aussi de repositionner le parfum comme vecteur d'expression artistique.

C'était une première pour moi et j'ai vraiment apprécié l'exercice du test à l'aveugle qui nous oblige à faire abstraction du marketing ou d'un attachement quelconque à une marque, pour ne laisser parler que notre sens olfactif et les émotions qui y sont reliées.

La sélection était merveilleuse et même si j'ai longtemps hésité pour certaines catégories, cela m'a permis de faire de belles découvertes ou tout simplement de confirmer mon inclinaison pour certains parfums que je connaissais déjà.

Le verdict a été rendu suite au vote de tous les jurés, certains de mes favoris ont été récompensés mais le principal, c'est que j'ai tissé des liens particuliers avec chacun d'entre eux car je les ai vraiment étudié sous divers prismes dont celui de l'émotion, critère quasiment indispensable pour moi dans le choix d'un parfum (non, le parfum n'est pas juste un sent-bon en ce qui me concerne et cela ne vous étonnera pas si vous me lisez régulièrement).

Quelques mois après la fin des votes, je tenais à partager avec vous les parfums qui m'ont particulièrement touchée et j'espère que cela vous donnera l'envie de les découvrir, ou de me donner votre avis si vous les connaissez.

- Prix du Patrimoine de l’Olfactorama 2016

Parmi tous les magnifiques parfums proposés dans cette sélection qui célèbre les rééditions de parfums d'antan, j'ai immédiatement été frappée par la beauté singulière du parfum de la Maison Oriza L. Legrand "Cuir de l'Aigle Russe". Vintage à souhait, élégant et racé, son accord construit autour d'un oeillet rosé développe tour à tour ses facettes enivrantes tantôt épicées, puis boisées fumées et enfin cuirées arrondies par une belle proportion de notes balsamiques. Si sur touche à parfum la fragrance est vibrante et touchante, sur peau elle prend sur moi une dimension purement addictive, devenant à la fois très sensuelle et presque cosmétique par moment. Si la marque s'est apparemment inspirée du bon goût de l'artistocratie russe dans ce jus ("un samovar rutilant au beau milieu d'un fumoir tendu de brocards d'or aux couleurs chatoyantes"), je ne sais pas pourquoi il m'évoque des souvenirs d'enfance. Au delà de cela, il me procure du bien être et je pense qu'il sera mien dès que je le pourrai.

- Prix de la Virtuosité de l’Olfactorama 2016

Bien entendu, il s'agit de la belle Misia qui a le plus fait battre mon coeur. Il m'a semblé la reconnaître lors du test à l'aveugle mais j'ai souhaité en faire abstraction et me concentrer sur mes sensations olfactives. J'en suis encore plus tombée amoureuse. En effet, si le duo rose - violette en coeur m'a rappelé un univers cosmétique que j'affectionne (ah les odeurs merveilleuses des rouges à lèvres de nos grands-mères :) ), c'est particulièrement la note iris qui m'a émue, tour à tour beurrée comme un lipstick crémeux puis poudreuse et poudrée. Qui plus est, ce bel accord est magnifié par des aldéhydes à la fois très "chaneliens" et  en même proche d'un univers BCBG à la Rive gauche (le Chypre en moins) et modernisé par une framboise duveteuse qui n'est pas sans rappeler, dans une tout autre mesure, l'Eau en blanc Lolita Lempicka. Et puis je ne cherche pas plus que cela à comprendre pourquoi j'adore Misia, je suis tombée sous le charme de la belle, cele ne s'explique pas !

Je tiens également à souligner que tous les nommés de cette sélection avaient une qualité de composition notable, j'ai pris beaucoup de plaisir à les découvrir et même si The Night de F. Malle m'a désarçonnée car c'est un oud très animal, j'ai appris à l'aimer et je le trouve finalement très beau et facetté. Un parti pris comme on les aime !

- Prix de l’Emotion de l’Olfactorama 2016

Vous vous en doutez peut être, je vais vous parler de Tabac Tabou de Parfum d'Empire (une marque que j'adore, soit dit en passant). Je n'avais pas encore eu le temps de me l'approprier avant de le tester en aveugle via l'Olfactorama, à peine testé et aimé lors d'une virée éclair à la capitale. Mais quand je l'ai senti pour la première fois sans a priori, j'ai eu le bonheur de retrouver les facettes animales "sales" que j'affectionne particulièrement dans Muscs Koublaï Khän mais également dans Kouros (le vrai rugissant, celui des débuts). Mais outre ces aspérités animales, Tabac Tabou se construit sur une jolie trame autour de notes cuirées et tabac. C'est également l'immortelle et un narcisse à vous couper le souffle qui évoque à la fois la verdeur des grands espaces et le foin d'une écurie, mais l'ensemble est adouci par des notes florales miellées qui procurent une sensation d'harmonie et d'apaisement. Même si la tenue sur peau est excellente, plus il évolue et plus il va vers la douceur, jusqu'à laisser une trace tout juste perceptible en toute fin de journée, comme le sillage d'une fumée lointaine. Je ne vous cache pas qu'il a depuis rejoint mon dressing olfactif, bluffée par sa capacité à intriguer et à se faire adopter.

Dans la même catégorie, j'avais aussi adoré Oriental Express de Mugler qui mêle un bel iris à des notes épicées tout en délicatesse. Je souhaite le retester encore à l'occasion et pourquoi pas l'acheter si le charme est toujours là.

Mention spéciale enfin à Palissandre d'Or d'Aedes de Venustas dont j'ai adoré le travail très délicat et riche autour des notes boisées, habillées d'épices et de fleurs (pour ma part, il m'a évoqué principalement la rose).

- Prix du Grand Masculin de l’Olfactorama 2016

Pour cette catégorie, je me permets un peu de digression ... C'est en fait assez drôle car malheureusement, une des fioles s'est cassée dans le transport et a généreusement répandu son liquide odorant sur ses concurrents mais aussi sur la lettre explicative, au grand dam d'Alexis (Jicky pour les initiés), comme pour prendre l'ascendant sur les autres. Fort heureusement il restait un peu de jus dans le spray et le papier de la lettre était si généreusement imbibé de parfum que j'ai quand même pu l'évaluer sans problème. Cependant pour l'anecdote, l'encre qui permettait de repérér les fioles de cette catégorie s'était effacé donc quand j'ai voté, j'ai transmis à Alexis mon interprêtation olfactive des notes et les codes que j'avais désespérément tenté de déchiffrer par l'empreinte qu'ils avaient laissée sur le papier.

C'est ainsi qu'à la fin du processus, j'avais su que le parfum "vandale" était à ma grande surprise Infinite spicy de Mercedes Benz (by Olivier Cresp). Même s'il s'est révélé très entêtant car très diffusif et tenace dans l'enveloppe, j'avoue lui avoir trouvé de jolies qualités, assez étonnant pour un parfum relatif à ce type de licence. En effet, sa force boisée assez classique réveillée par des notes très épicées (poivres, cardamome et gingembre notamment) est une belle surprise en mainstream.

Il y avait aussi le Lolita Lempicka intense avec ses notes anisées boostées et son coeur légèrement fleuri (facette irisée) mais il a fini par me lasser un peu. Pourtant, l'anis étoilé ne me dérange pas.

Mais mon coeur a surtout eu du mal à départager les deux autres : Habit Rouge Dress Code de Guerlain et Equipage Géranium d'Hermès. En effet, Habit Rouge fait partie de mes parfums préférés depuis longtemps, j'avais découvert et acquis Dress Code assez rapidement et il m'a semblé reconnaître durant les évaluatins mais j'ai préféré mettre cette impression de côté pour mieux l'appréhender. Je l'ai trouvé très joli, un vrai Guerlain avec du cuir, de la vanille, de la tonka posés sur un lit de bois et de rose. Un brin plus gourmand qu'Habit Rouge (accord noisette et cacao qui sait rester dans la mesure), il m'a vraiment charmée sur la durée. 

Celui qui a failli lui voler la vedette est donc Equipage Géranium. Si vous me lisez, vous devez savoir qu'Hermès et Jean Claude Ellena me sont chers. J'ai toujours trouvé les masculins d'Hermès (et une majeure partie des féminins) éminemment élégants (les plus anciens comme ceux de l'ère Ellena), j'en partage d'ailleurs plusieurs avec mon homme. Equipage est l'un des seuls que je n'avais pas encore achetés, pourtant je l'aime beaucoup. J'avais complètement raté le lancement d'Equipage Géranium, remasterisé par JCE, certainement sorti un peu trop discrètement dans les boutiques de ma province. C'est donc avec un nez tout neuf que je l'ai découvert et ce fut un coup de coeur. En effet, même s'il explore le thème assez classique des notes fougères "savon à barbe",  il propose ici une nouvelle interprêtation où le géranium est en surdose et ses multiples facettes se déploient avec beaucoup de modernité et de délicatesse. Il alterne sans cesse entre un certain chaud - froid déstabilisant mais aussi purement addictif (notes mentholées, bois, épices). J'ai failli lui donner la première place mais finalement, j'ai fini par rester sur ma première impression et choisi Habit Rouge Dress Code (le cuir et les notes orientales sont un de mes péchés mignons, on ne se refait pas). 

Cependant cela m'a donné envie de me repencher sur Equipage dans ses deux versions et le plus dur sera de faire un choix !

- Prix du Grand Féminin 2016 de l’Olfactorama 2016

Les féminins m'ont posé de grandes difficultés car sur les cinq finalistes, quatre me paraissaient très intéressants et touchants.

Je ne vais pas rentrer dans le détail de mes tergiversations mais seulement préciser que seul le B de Balenciaga m'avait un peu laissée sur ma faim (bien qu'il soit joli, je n'ai pas été spécialement touchée par ses qualités olfactives).

En revanche, j'ai longuement hésité entre les deux néo-chypres parés de musc : Narciso de Narciso Rodriguez et Aromatics in white de Clinique. Si au premier tour, j'avais fini par donner l'avantage à Aromatics, j'ai revu mon jugement lors du test ultime où Narciso a su m'emmener dans son cocon ouaté, tel le demi-frère tendre d'Aromatics in white, de La Panthère et de For her (oui, sacrée famille, n'est-ce pas ?).

J'ai également beaucoup aimé la merveilleuse fleur d'oranger pétillante et solaire de La fille de l'air de Courrèges. Il finira certainement sur ma wishlist de fin d'année !

Enfin, Must Gold de Cartier m'avait déjà conquise car je l'avais achetée juste avant de démarrer l'Olfactorama.

- Prix du Grand Mixte de l’Olfactorama 2016

Je me suis vraiment régalée à évaluer ces divers jus, il me faut le souligner. Cependant ce fut la catégorie sur laquelle j'ai le plus tergiversé, faire un choix m'était très difficile car j'avais de fortes affinités avec tous. Ce qui était assez frappant d'ailleurs, c'est que quatre parfums sur cinq jouaient la carte du réconfort, dans un registre à la fois élégant et d'une certaine évidence. Les muscs et les facettes irisées étaient assez récurrentes par ailleurs, hormis pour certains.

Le test sur peau s'était révélé encore plus nécessaire pour ma part car il m'a permis de revoir ma position initiale, certains accords se révélant bien davantage une fois portés et d'autres s'affadissant un peu hélas.

Pour commencer, j'aimais déjà beaucoup l'Eau de Cartier Vétiver Bleu avec ses accents d'iris, cependant quand j'ai testé les autres, j'ai également trouvé de très belles propositions chez Prada avec l'Infusion d'Oeillet et ses atours vintage interprêtés à la façon Andrier (c'est à dire avec beaucoup de transparence, de contemporanéité et d'élégance) et l'Infusion d'Amande qui évite l'écueil de la gourmandise trop marquée pour proposer une note délicate et moelleuse oscillant entre amande douce et amande amère finement héliotropée, sur un lit de tonka bien dosé.Difficile de faire son choix entre ces deux là, croyez-moi !

De l'autre côté, Bulgari offrait deux nouvelles Eaux Parfumées au Thé (collection Bulgari que j'affectionne particulièrement). Celle au thé noir se révèle sombre et fumée, un peu typée Moyen-Orient, tandis que celle au thé bleu a de faux airs d'Infusion d'Iris voire l'Eau de Narcisse Bleu (certainement dû au duo lavande - iris) pour un résultat plein de finesse et de poésie.

J'ai fini par distinguer cette dernière mais cela s'est joué à un rien. Les autres viendront probablement compléter mon dressing si j'ai toujours autant de plaisir à les porter.

- Prix Atmosphère de l’Olfactorama 2016

Il s'agit pour terminer de la catégorie liée aux parfums pour la maison et même si l'hétérogénéité des types de produits m'a un peu perturbée (difficile de comparer le rendu de notes différentes sur alcool et sur cire), j'ai beaucoup aimé la sélection.

Mes coups de coeur ont été principalement la bougie Dark Galleon d'Arquiste qui présente une belle personnalité avec ses épices furieuses et son cuir sombre, j'espère qu'elle est aussi belle à l'utilisation. Dans un registre diamétrialement opposé, j'ai vraiment apprécié le charme discret et la douceur talquée de la bougie Kaolin de Iunx (par Olivia Giacobetti) aux accents de violette / (ionones ?) qui semble se cuirer un brin.

Pour le moment je n'ai pas encore craqué, mais j'avoue qu'elles m'ont beaucoup émue.

Les trois autres étaient très beaux aussi, j'avais mis le Marché aux épices de Diptyque dans la liste de mes favoris, Dans mon lit de F. Malle m'a semblé paré de belles qualités également et Sureau noir de Iunx est intéressant par ses notes de sous bois.

 

Nous arrivons au terme de ce long article, ne m'en veuillez pas mais il y avait de la matière à exploiter ! En résumé, l'Olfactorama a été une expérience très plaisante et enrichissante qui m'a permis de découvrir ou redécouvrir des lancements dignes d'intérêt dans toutes les catégories ; cela donne une lueur d'espoir dans le contexte actuel.

Je tenais donc à remercier toute l'équipe qui a mené cette édition de mains de maître et m'a témoigné une réelle confiance en me proposant de poser ma pierre à l'édifice. Enfin, une mention spéciale à Alexis pour sa sympathie et ses messages toujours très clairs et agréables. Je m'excuse encore pour les retours "juste à temps", mais j'ai vécu de vrais dilemmes ! :)

Par ailleurs, en amoureuse du parfum, ce projet est une cause que je défends avec conviction et je lui souhaite beaucoup de réussite dans les années qui viennent.

Et vous, connaissez-vous ces parfums ? N'hésitez pas à partager vos ressentis !

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Published by papillondessenteurs.over-blog.com - dans critique parfums
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